retour Retour

2009, DASES 30 G - Subvention à l'association "Aide Fédération" (12e) pour son activité de distribution alimentaire. - Montant : 5.000 euros.


Mme Gis�le STIEVENARD, pr�sidente. - Nous arrivons � l'examen du projet de d�lib�ration DASES 30 G portant attribution d'une subvention � l'association "Aide F�d�ration", sur lequel M. Gauthier CARON-THIBAULT est inscrit.

Vous avez la parole, Monsieur.

M. Gauthier CARON-THIBAULT. - Madame la Pr�sidente, mes chers coll�gues.

Ce Conseil est l'occasion de relayer un cri d'alerte port� par les associations de soutien aux plus exclus dans le cadre de l'aide alimentaire.

Comme vous le savez, cette action rel�ve de la comp�tence de l'Etat mais le D�partement de Paris y contribue fortement pour ne pas dire majoritairement, en particulier dans la situation de crise �conomique que nous vivons aujourd'hui : 5,5 millions d?euros pour Paris, 2,5 millions d?euros pour l'Etat.

L'association que nous finan�ons aujourd'hui, "Agence internationale pour le d�veloppement" a not� une augmentation de 20 % de 2006 � 2007 de ces b�n�ficiaires de colis alimentaires avec une augmentation tr�s importante et remarquable du nombre de "R.M.istes".

Pour le 3e arrondissement dont je suis l'�lu, et qui n'est pas connu pour �tre l'arrondissement le plus socialement lourd, c'est aujourd'hui plus de 50 % des aides exceptionnelles du C.A.S.-V.P. qui sont vers�es au titre de la subsistance alimentaire. Permettez-moi de consid�rer ce chiffre comme significatif de l'impact social de la crise.

Dans un cadre plus large, c'est la Banque alimentaire qui a recens� pour 2008 une augmentation de 10 % des b�n�ficiaires via toutes les associations qui ont recours � ces prestations. Parall�lement, la Banque alimentaire, et du coup les services sociaux de la Ville, s'inqui�tent �galement de l'�volution des modes de distribution des surplus alimentaires europ�ens, qui servent � constituer les colis remis aux plus pr�caires : 25 % de ces produits manquent et personne ne semble savoir o� ils sont et pourquoi ils tardent � arriver.

Tout cela contribue donc � la tension de la situation sociale sur la Ville de Paris, et s'il faut se f�liciter du fait que Paris d�passe de mani�re assum�e ses obligations en mati�re de solidarit�, autant il faut regretter et d�noncer un d�sengagement de plus en plus prononc� de l'Etat, alors m�me que les effets sociaux de la crise �conomique actuelle devraient l?inciter � intensifier son action.

Mme Gis�le STIEVENARD, pr�sidente. - La parole est � Mme TROSTIANSKY.

Mme Olga TROSTIANSKY, vice-pr�sidente, au nom de la 6e Commission. - Madame la Pr�sidente, l'association "Aide F�d�ration" fait partie de ces tr�s nombreuses associations, petites ou grandes, qui distribuent chaque jour plusieurs milliers de repas ou de colis alimentaires sur Paris.

Je profite de cette intervention pour remercier les nombreux b�n�voles qui assurent cette distribution en donnant beaucoup d'eux-m�mes.

Je rencontre r�guli�rement les associations et toutes me font part de leurs inqui�tudes face aux difficult�s auxquelles elles sont confront�es. D'une part, familles, personnes �g�es, jeunes exil�s, travailleurs pauvres, �tudiants sont venus grossir les rangs des personnes � la rue.

D?autre part, non seulement l?Etat n?augmente pas son financement, mais, de plus, la Banque alimentaire s'inqui�te � tr�s juste titre que les denr�es alimentaires provenant du programme europ�en aux plus d�munis, qui repr�sente un tiers des ressources des associations, ne soient pas encore livr�es, bien que Bruxelles ait d�bloqu� les fonds.

Plusieurs sites ferment pendant la p�riode estivale. Nous avons distribu� � tous les acteurs associatifs et institutionnels un tableau r�capitulant les sites ouverts et ferm�s pendant l'�t�, afin qu'ils puissent diriger efficacement les usagers. Ce tableau et ces informations sont disponibles �galement sur "paris.fr".

Nous avons d�cid� de compenser la fermeture en juillet du restaurant social g�r� par les Restaurants du C?ur, porte de la Villette, en finan�ant pour environ 90.000 euros une autre association qui assurera 450 repas par jour.

Les premiers r�sultats de l'�tude sur l'aide alimentaire montrent, en effet, que c'est en juillet que l'offre est la plus faible. L'Etat, pour l'instant, sollicit�, n'a accept� aucun financement compl�mentaire.

La collectivit� parisienne, comme l?a rappel� M. Gauthier CARON-THIBAULT, consacre chaque ann�e 5,5 millions d?euros � l'aide alimentaire, alors que l'Etat, dont c'est la comp�tence, n'y consacre que 2,5 millions d?euros ; la collectivit� parisienne va encore une fois au-del� de ses obligations l�gales.

Aider les personnes � se nourrir, c'est aussi lutter contre les nouvelles pratiques que nous voyons appara�tre : supermarch�s vendant des produits � date de p�remption limite ou encore revente de produits p�rim�s par des particuliers dans la rue.

Je vous demande donc de bien vouloir voter ce projet de d�lib�ration.

Mme Gis�le STIEVENARD, pr�sidente. - Je mets aux voix, � main lev�e, le projet de d�lib�ration DASES 30 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de d�lib�ration est adopt�. (2009, DASES 30 G).

Juillet 2009
Débat
Conseil général
retour Retour