retour Retour

2017 DAC 799 - Subventions sollicitées auprès de l’Etat dans le cadre de la dotation générale de décentralisation pour contribuer au financement de projets des bibliothèques.


M. Bernard JOMIER, adjoint, pr�sident. - Nous examinons le projet de d�lib�ration DAC 799 et l?amendement technique n��14 d�pos� par l'Ex�cutif. Il s'agit de subventions sollicit�es aupr�s de l'Etat dans le cadre de la dotation g�n�rale de d�centralisation pour contribuer au financement de projets des biblioth�ques.

La parole est � Rapha�lle PRIMET.

Mme Rapha�lle PRIMET. - Monsieur le Maire, mes chers coll�gues, nous avons souhait� intervenir sur ce projet de d�lib�ration qui fait office de demande de subvention aupr�s de l'Etat pour revenir sur trois points qui y sont abord�s et auxquels nous sommes tr�s attach�s concernant les biblioth�ques municipales.

Il y a d'abord le sujet de l'ouverture des biblioth�ques le dimanche. Une d�cision prise par la Maire de Paris, avec une politique d'incitation de l'Etat comme en t�moigne ce projet de d�lib�ration. Sur ce sujet, la position du groupe Communiste - Front de Gauche est connue, nous en avons longuement d�battu lorsque nous avions vot� contre l'ouverture de la m�diath�que H�l�ne Berr le dimanche.

Nous sommes oppos�s � ces ouvertures car nous pensons que pour les agents des services publics comme pour les salari�s, nous devons autant que possible pr�server des temps de repos � consacrer � ses proches et � ses loisirs. Par ailleurs, la Ville a du mal � r�aliser ces ouvertures dominicales dans de bonnes conditions, c?est-�-dire avec un nombre d'agents suffisant pour pouvoir accompagner le public et r�aliser les missions de m�diation, qui sont la v�ritable valeur ajout�e des biblioth�ques municipales.

Il semblerait que les agents des biblioth�ques, massivement mobilis�s contre ces ouvertures sans moyens, vous ont fait prendre conscience de ces difficult�s. Il n?est plus question d?ouvrir Aim� C�saire dans le 14e, Germaine Tillion dans le 16e, Parmentier dans le 11e. Le projet pour Rostand dans le 17e est report�, faute de moyens.

Il y a ensuite un deuxi�me sujet que je souhaitais aborder. L� encore, nous en avons d�j� parl� en Conseil de Paris, il s'agit des conditions dans lesquelles nous r�alisons le passage � la technologie R.F.I.D. Concr�tement, la DAC fait installer ses puces R.F.I.D. sur des documents pour pouvoir automatiser les pr�ts en passant par des automates. En septembre dernier, nous avions alert� en d�posant un v?u sur le travail d�tach�. En effet, pour installer ces puces, la Ville a plusieurs fois fait appel � une soci�t� britannique qui fait elle-m�me appel � des travailleurs d�tach�s pour r�aliser la manutention. Or nous craignons fortement que cette soci�t� se serve de travailleurs d�tach�s � des fins de "dumping" social. Vous vous �tiez alors engag�s � y �tre tr�s attentifs et � ce que cela ne se produise pas. Aujourd'hui, nous r�it�rons cette demande. L'Etat doit nous allouer une subvention de 58.000 euros pour financer ce changement technologique pour deux biblioth�ques. Nous tenons � ce que la Ville utilise cette subvention � bon escient et nous pensons que la meilleure mani�re serait de faire appel � des agents titulaires ou � des vacataires r�mun�r�s et prot�g�s par la l�gislation fran�aise. Enfin, pour terminer, je reviendrai sur les subventions demand�es pour l'achat des collections des nouveaux �tablissements. Nous nous r�jouissons de ces cr�ations d'�quipements publics et esp�rons que nous pourrons vite demander de nouveaux financements pour de nouvelles biblioth�ques. Lors des d�bats sur le P.L.U. il y a un an ou lors du d�bat budg�taire de d�cembre, le groupe Communiste vous a propos�s de cr�er de nouvelles biblioth�ques ou dans des quartiers populaires, notamment porte de Charenton dans le 12e, � Paul Bourget dans le 13e ou dans le quartier Foug�res du 20e. Ce sont aujourd'hui les �lus de l'ensemble de la majorit� du 19e, dont mes camarades Sergio TINTI et Fanny GAILLANNE, qui ont d�pos� un v?u pour que la grande m�diath�que de la place des F�tes voie le jour. Nous esp�rons pour tous ces projets que la situation se d�bloque et qu?ils pourront aboutir dans des d�lais raisonnables. Dans tous les cas, nous resterons mobilis�s pour que les habitants de ces quartiers populaires puissent b�n�ficier de cette offre culturelle publique. Je vous remercie.

M. Bernard JOMIER, adjoint, pr�sident. - Merci � Rapha�lle PRIMET. Pour r�pondre, la parole est � Bruno JULLIARD.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint. - Merci, Monsieur le Maire, merci � Rapha�lle PRIMET.

Ces demandes de subvention aupr�s de l'Etat t�moignent de la vitalit� du r�seau de lecture public parisien, qui ne cesse de s'adapter de mani�re positive et inventive aux �volutions culturelles urbaines, sociales ou encore technologiques, comme le soulignait la fin de votre intervention.

Cette vitalit� se traduit d'abord et avant tout par l'ouverture de nouveaux �quipements, comme ces derni�res ann�es la m�diath�que Fran�oise Sagan, la biblioth�que de la Canop�e ou la biblioth�que Lagny, qui proposent des collections renouvel�es et de nouveaux services aux habitants. J?insiste sur ce point parce que nous sommes probablement une des rares collectivit�s en France qui continue � investir beaucoup d'argent suppl�mentaire pour ouvrir de nouveaux services publics de lecture publique. C'est tout � notre honneur et nous aurons d'ici la fin de la mandature un r�seau de lecture publique � la fois vaste, tout � fait d�mocratique, avec des collections importantes et, je le crois, au service du plus grand nombre. Et je crois vraiment que nous avons raison de le mettre au c?ur de notre politique culturelle.

Ouvrir plus de biblioth�ques, mais aussi ouvrir plus nos biblioth�ques, en particulier en t�chant d'�tre le plus en phase possible avec les habitudes de vie des Parisiens, toutes g�n�rations confondues. Et cela proc�de d'une volont� de renforcer l'accessibilit� du service public. Vous l'avez dit�: six biblioth�ques ouvrent ainsi, d'ores et d�j�, le dimanche. Trois ou quatre suppl�mentaires suivront d'ici la fin du mandat. Et, en effet, j'ai souhait� que nous prenions, non seulement le temps de la n�gociation avec les organisations repr�sentatives des personnels, mais aussi que nous ayons les moyens suffisants pour ouvrir les biblioth�ques concern�es dans de bonnes conditions. C?est la raison pour laquelle, si cela doit prendre quelques mois de plus, nous prendrons quelques mois de plus. La prochaine sera la biblioth�que Rostand.

De la m�me mani�re, proposer aux Parisiens l'acc�s � des livres num�riques est une opportunit� de diversifier les modes d'acc�s � la lecture. Durant la premi�re ann�e de mise en ?uvre de ce service, 60.000 pr�ts num�riques ont �t� comptabilis�s et 7.500 usagers ont b�n�fici� de ce service. Et, enfin, pour r�pondre � votre question sur l'extension du recours � la technologie R.F.I.D., qui permet de d�ployer des automates de pr�t et de retour de documents, cette technologie lib�re les agents des biblioth�ques de t�ches r�p�titives de pr�t et de retour, et leur permet d'exercer pleinement leur premi�re mission de conseil, de m�diation, d'accompagnement des lecteurs, de constitution et d'entretien des collections. C'est �videmment le c?ur de leur m�tier. Les biblioth�caires ont raison de souhaiter se concentrer d'abord sur cela. La technologie R.F.I.D. leur permet cela. Cela dit, je suis tout � fait d'accord avec vous sur le strict respect des crit�res sociaux des entreprises sollicit�es. Nous ferons preuve de la plus grande vigilance en ce sens.

M. Bernard JOMIER, adjoint, pr�sident. - Merci � Bruno JULLIARD.

Je mets donc aux voix, � main lev�e, l'amendement technique n��14 de l?Ex�cutif.

Qui est pour�?

Qui est contre�?

Qui s?abstient�?

L'amendement technique n��14 est adopt�.

Je mets aux voix, � main lev�e, le projet de d�lib�ration DAC 799 ainsi amend�.

Qui est pour�?

Qui est contre�?

Qui s?abstient�?

Le projet de d�lib�ration amend� est adopt�. (2017, DAC 799).

Juillet 2017
Débat
Conseil municipal
retour Retour