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2008, Voeu déposé par le groupe U.M.P.P.A. et le groupe Centre et Indépendants relatif aux aménagements de voirie du mobilien 91 dans le 5e arrondissement.


M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, pr�sident. - Nous passons � l?examen du v?u r�f�renc� n� 65 dans le fascicule, d�pos� par les groupes U.M.P.P.A. et Centre et Ind�pendant, relatif aux am�nagements de voirie du Mobilien 91 dans le 5e arrondissement.

Je donne la parole � M. TIBERI.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Monsieur le Maire, je ne reprendrai pas le fond de l?affaire que chacun conna�t, h�las. La Mairie de Paris avait voulu il y a quelques ann�es am�liorer la circulation boulevards de l?H�pital, Saint-Marcel et de Port-Royal. Id�e int�ressante ; la circulation n?�tait pas si mauvaise que cela, mais enfin les �lus, les habitants, les conseillers et les associations auraient trouv� normal qu?il y ait un d�bat et des propositions.

La mairie a fait des propositions et tout le monde avait conclu que le projet n?�tait pas bon. Il �tait dangereux, et cela s?est d?ailleurs av�r�, et extr�mement co�teux, alors que les propositions que nous avions faites, qui acceptaient le principe d?une am�lioration, �tait moins co�teuses et plus s�res. Le Maire de Paris, ses adjoints, et l?adjoint comp�tent avaient � l?�poque consid�r� qu?il fallait une concertation et tenir compte de l?avis des habitants.

Il n?en fut rien malgr� les r�unions, malgr� nos propositions, tout cela a �t� rejet� : refus de concertation, et l?am�nagement co�teux et dangereux a �t� r�alis�.

Apr�s sa r�alisation, il y a eu des erreurs consid�rables, nous avons demand� une am�lioration : refus total.

Il a fallu malheureusement qu?il y ait des accidents tr�s graves sur le boulevard Saint-Marcel, avec des bless�s et des morts. Je n?insiste pas sur ce point. Malgr� cela : refus total !

Il a fallu l?approche des �lections, quelques ann�es apr�s, pour que le Maire de Paris, reconnaisse qu?il y avait eu une erreur tr�s grave : acte est donn�. Mais quelques ann�es perdues, quelques drame et quelque argent d�pens� pour les contribuables parisiens. Voil� la premi�re observation.

La deuxi�me est la suivante : compte tenu de ce qui s?est pass�, M. le Maire de Paris s?est engag� � modifier les choses. Alors, nous demandons simplement que cette fois-ci, il y ait une concertation v�ritable, que l?on tienne compte de l?avis des �lus, des habitants et des associations, et qu?aucune d�cision ne soit prise sans l?accord des int�ress�s. Ce serait un pr�c�dent extr�mement important. J?attends ce soir des engagements extr�mement fermes de la mairie, qui est valable parce que ce v?u a �t� adopt� par le Conseil du 5e arrondissement, mais il concerne �galement les 13e et 14e arrondissements, et M. TR�M�GE ne me contredira pas. Je compte, Monsieur le Maire, qu?il y ait ce soir un engagement formel sur le fond, sur la forme et sur la proc�dure.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Ind�pendants).

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, pr�sident. - Merci.

Madame LEPETIT, vous avez la parole.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Monsieur TIBERI, je prends bien �videmment l?engagement formel de mener une concertation, avec vous bien s�r, d?abord, les maires d?arrondissement, je pense aux maires des 13e et 5e arrondissements pour vous faire, le plus t�t possible, des propositions concernant particuli�rement le boulevard Saint-Marcel.

Vu le nombre de vos consid�rants, vous comprendrez que je ne proposerai pas que l?on vote votre v?u, mais cela ne m?emp�che pas de m?engager sur la concertation. Je rappelle tout de m�me que lors des premiers am�nagements, il n?y a pas eu de travaux c�t� 5e arrondissement, tant sur le boulevard Saint-Marcel que sur le boulevard Port-Royal, et que l?am�nagement, c?est-�-dire le site propre a �t� r�alis� c�t� 13e arrondissement, et que?

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Mais, non !

(Protestations sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparent�s, communiste, du Mouvement r�publicain et citoyen et ?Les Verts?).

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, pr�sident. - Laissez parler Mme LEPETIT. S?il vous pla�t, laissez-la parler.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - L?am�nagement de la contre-all�e s?est fait c�t� 13e et pas c�t� 5e.

M. Patrick TR�M�GE. - Il n?y a pas de contre-all�e boulevard Saint-Marcel !

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Oui, mais laissez-moi terminer ! Comment se fait-il, alors que deux arrondissements sont concern�s, alors que la concertation ou les r�unions de concertation ont eu lieu dans les deux arrondissements, que vous estimiez que du c�t� du 5e elle n?a pas eu lieu. Sans doute, les avis que vous avez �mis n?ont pas �t� entendus, mais ne confondons pas les choses. Il y a eu, me semble-t-il, concertation.

En tout cas, je tiens � rappeler que la concertation fonctionne aussi un minimum, si c?est possible un maximum, avec le soutien et le concours des maires d?arrondissement.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Il y a les habitants aussi.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Monsieur TIBERI, si vous pouviez arr�ter, vous et vos coll�gues, de m?interrompre pour que je puisse terminer, pour dire que? Si vous posez des questions, c?est que vous voulez des r�ponses.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Vous r�pondez � c�t�.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Non, je ne vous r�ponds pas � c�t�, Monsieur TIBERI.

Je r�ponds sur la formulation de votre v?u. Vous demandez que les commer�ants soient indemnis�s et que les habitants et les �lus soient concert�s. Je r�ponds sur la concertation.

Concernant les indemnisations, je vous r�ponds qu?a priori, il n?y a pas de raison qu?il y ait indemnisation, dans la mesure o� les commer�ants, c�t� 5e arrondissement, ont pu continuer leur activit�.

M. Patrick TR�M�GE. - Ils sont tous en faillite !

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Mais non ! Ils ne sont pas en faillite !

J?ai donn� les �l�ments principaux. Je veux terminer, car apr�s tout il faut toujours se tourner vers l?avenir afin qu?� l?avenir, la concertation puisse se d�rouler dans de bonnes conditions et j?ajouterai, de fa�on constructive, dans le 5e arrondissement aussi.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Monsieur le Maire, je demande la parole.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, pr�sident. - Je crois que l?on ne se mettra pas d?accord. Alors, tr�s rapidement, Monsieur TIBERI, vous avez la parole.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. Premi�rement, je souhaite avoir l?engagement que la concertation aura lieu.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, pr�sident. - Vous l?avez.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Attendez ! Il n?y a pas eu de r�ponse.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Si !

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - ? et que l?on tienne compte de la position des habitants, des associations, et des �lus du 5e, ce qui n?a pas �t� le cas, Madame. Si on en avait tenu compte, on ne serait pas dans cette situation.

Deuxi�mement, pourquoi refusez-vous, Madame, de voter ce v?u ?

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Monsieur TIBERI, tr�s rapidement. Si vous m?�coutiez...

Vous ne pouvez pas entendre ce que je r�ponds, et j?ai r�pondu � vos deux questions, car vous n?�coutez pas et vous parlez aussi fort que moi en vocif�rant les uns et les autres.

Je vous ai dit, premi�rement, que je m?engageais sur la concertation avec les �lus et les habitants du 5e comme du 13e, c?est une �vidence, surtout aujourd?hui. Que voulez-vous que je vous dise de plus ?

Nombre des consid�rants que vous �crivez, et j?invite tous les conseillers � les lire, ne sont pas admissibles.

Voil� pourquoi je propose que l?on vote contre.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, pr�sident. - Merci.

Je mets aux voix, � main lev�e, la proposition de v?u d�pos�e par le groupe U.M.P.P.A., assortie d?un avis d�favorable de l?Ex�cutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est repouss�e.

Juillet 2008
Débat
Conseil municipal
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