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55 - 2012, DDEEES 67 - Communication portant sur le règlement relatif à la tenue de kiosques à journaux. Vœu déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche relatif à l’opération Vital quartier.

55 - 2012, DDEEES 67 - Communication portant sur le r�glement relatif � la tenue de kiosques � journaux. V?u d�pos� par le groupe Communiste et �lus du Parti de Gauche relatif � l?op�ration Vital quartier.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, pr�sident. - Projet de d�lib�ration DDEEES 67 concernant une communication portant sur le r�glement relatif � la tenue de kiosques � journaux.

La parole est � M. Jacques BRAVO.

M. Jacques BRAVO, maire du 9e arrondissement. - Merci, Monsieur le Maire.

Chers coll�gues, les kiosques � journaux font partie pleinement de notre ville, ils jouent un r�le capital pour la diffusion de la presse, bien s�r, m�me si c?est dans un contexte particuli�rement difficile aujourd?hui, mais aussi parce qu?ils contribuent � l?agr�ment de notre vie quotidienne.

Le kiosque est un rep�re, un point d?animation, un point de vie dans le quartier, qui fait la fiert� des Parisiens. Je consid�re m�me que les kiosquiers sont de v�ritables vigies de quartier.

La Ville de Paris et ses �lus sont d�termin�s � soutenir et � d�velopper la profession de kiosquier.

Cette d�termination se traduit par des objectifs tr�s ambitieux comme en t�moigne l?engagement inscrit dans la d�l�gation de service public qui les concerne, visant � cr�er 40 kiosques suppl�mentaires dans les cinq ann�es qui viennent, dont un quart de r�ouvertures.

Ce soutien de la Ville s?est aussi manifest� par l?aide exceptionnelle de 200.000 euros aux kiosquiers de Paris qui a �t� vot�e en d�cembre 2010 � l?unanimit� sur proposition du Maire, preuve s?il en est que ce sujet, non seulement nous tient � c?ur, mais aussi nous rassemble.

Dans un contexte vraiment tr�s difficile pour la profession (d�clin des ventes de la presse �crite, r�organisation des messageries), notre devoir �tait de prendre en compte et d?accompagner les �volutions n�cessaires du m�tier de kiosquier.

Par le pr�sent r�glement, nous proposons une r�forme ambitieuse qui ouvre la voie � une diversification de l?offre commerciale des kiosques, en �largissant la liste des produits hors presse autoris�s.

Par ailleurs, ce nouveau r�glement donnera la possibilit� aux kiosquiers de demander une autorisation particuli�re d?�talage sur la base du R�glement des �talages et des terrasses, permettant notamment de r�gulariser leur situation en mati�re d?occupation du domaine public. En contrepartie, les exigences envers les kiosquiers seront renforc�es pour am�liorer le service rendu aux Parisiens et les contr�les de la Ville et du d�l�gataire seront accrus.

Bref, ce que nous proposons aux kiosquiers parisiens, c?est une meilleure reconnaissance de leur profession, avec des droits et des devoirs clairement identifi�s. Ce nouveau r�glement - j?y insiste - est le fruit d?un long travail men� dans un esprit d?�coute et de dialogue avec tous nos partenaires professionnels.

C?est pourquoi nous sommes aujourd?hui fiers de le porter � votre connaissance, chers coll�gues.

Merci.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, pr�sident. - Merci.

La parole est � Mme COHEN-SOLAL.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, au nom de la 2e Commission. - Je vais r�pondre rapidement � M. BRAVO qui a d�j� pr�sent� tr�s largement cette d�lib�ration, qui n?est pas une d�lib�ration d?ailleurs, mais une communication.

Vous savez qu?� Paris, on compte actuellement 328 kiosques, il y a eu 10 cr�ations et 6 modernisations en 2011, et nous avons le projet, entre 2010 et 2015, de cr�er 40 nouveaux kiosques � journaux parce qu?il nous faut aider la diffusion de la presse.

Donc, nous avons un changement de r�glement qui permet une professionnalisation et un encadrement du m�tier de kiosquier. Ce texte, qui fait l?objet d?un consensus d�j� avec les syndicats de kiosquiers, sera soumis � la Commission professionnelle des kiosquiers, conform�ment au r�glement, afin qu?elle nous fasse part de son avis. Donc, nous vous communiquerons un texte d�finitif, s?il est modifi�, apr�s cet examen.

Nous avons, comme principales modifications apport�es :

- la cr�ation d?une carte professionnelle ;

- la mise en place d?un service de contr�le des kiosques ;

- l?obligation pour les kiosquiers d?ouvrir � des horaires adapt�s selon les quartiers ;

- l?apparition de crit�res de s�lection pour l?attribution de ces kiosques ;

- et puis l?�largissement, mais l?encadrement aussi, de la liste des objets vendus dans les kiosques, afin de rendre des services � la population ;

- enfin, comme l?a dit M. Jacques BRAVO, l?autorisation particuli�re d?�talage sur la base du R�glement des �talages et des terrasses.

Voil� en quoi concerne cette r�glementation des kiosques, je vous demande juste, comme c?est une communication, de la lire afin que vous soyez tr�s inform�s sur ces commerces extr�mement importants sur la voie publique parisienne.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, pr�sident. - Pour bien comprendre, il s?agit d?une communication mais le v?u n� 19 y est rattach�.

Nous ne votons pas la communication, mais nous voterons sur le v?u n� 19.

Vous avez la parole, Monsieur MANSAT.

M. Pierre MANSAT, adjoint. - Monsieur le Maire, certains quartiers de Paris connaissent une situation difficile en mati�re de dynamisme commercial, malgr� le dynamisme justement de la capitale, notamment gr�ce aux politiques men�es depuis 2001 par Lyne COHEN-SOLAL.

Il n?en reste pas moins que certains quartiers, notamment dans le 20e arrondissement, connaissent une situation que l?on peut qualifier de d�sertification commerciale, c?est le cas particuli�rement des quartiers p�riph�riques et Mar�chaux.

C?est pour cela que ce v?u qui a �t� soumis en Conseil du 20e arrondissement demande que la SEMAEST �tudie la possibilit� de lancer une nouvelle phase de l?op�ration Vital?Quartier afin d?aider au d�veloppement des commerces de proximit� dans ces quartiers de l?est du 20e arrondissement.

Nous mettons l?accent sur une question qui �voque celle des kiosquiers, bien �videmment, qui est la disparition des Maisons de la Presse. Le 20e arrondissement a vu dans la derni�re p�riode cinq ou six Maisons de la Presse fermer leurs portes, ce qui entra�ne de grandes difficult�s.

Nous avons souhait� qu?un groupe de r�flexion soit cr��, associant les �lus et les professionnels de la presse, afin de voir quelles propositions nous pourrions mettre en ?uvre pour favoriser le maintien de ces Maisons de la Presse.

Je note une diff�rence malgr� tout avec la profession de kiosquier et avec les kiosques puisque, dans les Maisons de la Presse, l?�ventail de presse propos�e est bien plus large et pr�sente l?ensemble de la presse sp�cialis�e.

Si nous ne faisons rien, il y a un risque que, dans certains quartiers du 20e arrondissement, les Parisiens ne trouvent plus le lieu dans lequel acheter les journaux et les magazines auxquels ils sont habitu�s.

Voil� le sens de ce v?u.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, pr�sident. - Merci.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, pour r�pondre.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, rapporteure. - C?est un v?u pr�sent� par Danielle SIMONNET et vous-m�me, Monsieur MANSAT, qui est un peu encombrant parce que, comme je vous l?ai dit tout de suite, on est en train de revoir l?installation des kiosques � Paris, dans l?ensemble de la Ville de Paris.

L�, vous posez une question particuli�re sur le boulevard des Mar�chaux, sur lequel d?ailleurs il y a actuellement des travaux importants pour le T3 et il est difficile d?intervenir sur cette partie sans intervenir sur le reste de Paris.

Par ailleurs, vous mettez en avant l?action de la S.E.M.A.EST alors que la S.E.M.A.-EST n?intervient pas sur les kiosques � journaux et que, en plus, les Maisons de la Presse sont en concurrence avec les kiosques � journaux.

Ce v?u nous g�ne un peu, c?est pour cela que j?avais demand� � Danielle SIMONNET s?il �tait possible de reporter ce v?u le mois prochain afin de travailler v�ritablement sur la fa�on d?aider le 20e arrondissement � avoir du commerce de proximit� et �ventuellement des kiosques de presse, mais, tel qu?il est �crit, ce v?u m�lange tout et, franchement, je ne peux pas laisser passer un v?u qui m�lange les choses ainsi.

Je vous demande de le retirer, pour pouvoir pr�senter les choses de mani�re beaucoup plus claire le mois prochain, si c?�tait possible.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, pr�sident. - Monsieur MANSAT ?

M. Pierre MANSAT, adjoint. - Justement, je veux pr�senter quelque chose de clair le mois prochain, donc je retire ce v?u.

Mars 2012
Débat
Conseil municipal
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