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Vœu relatif à la limitation des effets de la pollution atmosphérique sur la population de la Porte de Bagnolet, dans le 20e arrondissement.


Délibération affichée à l'Hôtel-de-Ville
et transmise au représentant de l'Etat le 1er août 2006.
Reçue par le représentant de l'Etat le 1er août 2006.

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,

Les mesures de qualité de l'air réalisées par Air Parif le long du périphérique sont alarmantes tout le long du tracé. En effet dans une bande de 20 mètres parallèle au périphérique la pollution de l'air est supérieur de 50 à 250 % au fond ambiant.! Elle est encore supérieure de 40 à 60% au fond ambiant dans une bande de 60 mètres, et même de 25 à 40 % plus élevée dans la bande des 150 mètres !

Cette situation est d'autant plus critique qu'elle concerne des milliers de parisiens résidant et travaillant et pratiquant des sports dans cette bande très densément occupée. En effet cette bande de 150 m concentre l'essentiel des HBM (Habitation à Bon Marché), la majorités des infrastructures sportives de la Ville et nombre de locaux administratifs et écoles, collèges et lycées.

En un certain nombre de points noirs, le long des échangeurs et aux portes de Paris, là où la circulation est la plus forte, la situation est hautement inquiétante. Ainsi Porte de Bagnolet on a pu, localement avenue Cartellier et le long de la bretelle EW/20) relever des taux de pollution de l'air 250 % plus élevés que l'air respiré par la majorité des parisiens !

Porte de Bagnolet, ce sont plus de 1000 scolaires, plus de 2000 habitants et peut être autant de pratiquant sportifs qui sont directement concernés par cette pollution de l'air, pollution dont certains composants sont reconnus hautement cancérigènes, est-il utile de le rappeler ?

Nul n'ignore les efforts de la Ville pour l'amélioration de la qualité de l'air, mais dans le cas présent elle n'a pas le pouvoir de réduire la pollution à la source. En effet la majorité de la pollution atmosphérique à la porte de Bagnolet est imputable au périphérique et à l'autoroute A3, tous deux hors du domaine de compétence de la Ville.

Nous ne pouvons compter uniquement sur la disparition du pétrole pour espérer voir la situation s?améliorer, l'Etat devra s?engager. En attendant il est de notre responsabilité de tenter de limiter, par tous les moyens les effets de la pollution de l'air sur les populations les plus exposées.

Un certain nombre d'études techniques et de connaissance du phénomène seraient indispensables pour envisager de réaliser des dispositifs novateurs et efficaces pour protéger la population. Le but étant à terme de réaliser des travaux d'adaptation des bâtiments pour qu'ils protègent mieux les résidents et ceux qui y travaillent. Un certain nombre de dispositifs ont fait la preuve de leur efficacité, à Paris et ailleurs. Evoquons le puis Canadien, ou puis provençal, qui capte l'air dans une zone moins polluée, le rafraîchi ou le réchauffe par le sol et le redistribue. Ou encore des systèmes de dépollution végétal de l'air, en usant de plantes polluvores à l'image de ce qui a été réalisé dans l'immeuble du quotidien Le Monde. Mais aussi les effets directs de petits aménagements comme relever le niveau des buttes végétalisées, la hauteur des murs anti-bruit, ré-agencer la distribution des espaces dans les établissements scolaires, réorganiser la circulation en la limitant partout où c'est réalisable. Ces études sont un préalable indispensable et urgent pour permettre à la Ville d'engager les actions nécessaires dans les meilleurs délais pour mettre hors de danger la population, vivant le long du périphérique et plus particulièrement autour de points chauds.

C?est pourquoi sur proposition du groupe les Verts,

Emet le voeu que :

Soient réalisées des études spécifiques au site de la Porte de Bagnolet.

 

 

Juillet 2006
Déliberation
2006 V. 253
Conseil municipal
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