100 - QOC 2001-136 Question de MM. Gérard LEBAN, Daniel-Georges COURTOIS, Mmes Laurence DREYFUSS, Danièle GIAZZI et Laëtitia LOUIS à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police au sujet du reboisement du bois de Boulogne
M. Yves CONTASSOT, adjoint, président. - Nous passons à la question de MM. LEBAN, COURTOIS, Mmes DREYFUSS, GIAZZI et LOUIS à M. le Maire et à M. le Préfet de police au sujet du reboisement du bois de Boulogne.
M. LEBAN a la parole.
M. Gérard LEBAN. - Merci, Monsieur le Maire.
La Ville de Paris comme vous le savez a été traumatisée par la tempête de fin décembre 1999. Les conséquences ont été extrêmement importantes et le restent encore dans les deux bois parisiens et ailleurs.
Pour le bois de Boulogne particulièrement, des arbres ont été abattus. Sans méconnaître le travail considérable effectué par les Parcs, Jardins et Espaces verts, la situation près d'un an et demi après la catastrophe n'est de loin pas encore redevenue normale.
En effet, de très nombreux usagers fréquentent particulièrement le bois, que ce soit pour marcher régulièrement ou y courir. Or, ils n'ont de loin pas retrouvé leur parcours initial et sont souvent désemparés, faute d'information. Les associations médicales, et particulièrement de cardiologie, recommandent ces pratiques et sont elles-mêmes fort préoccupées. Elles ne manquent pas de nous interroger, comme le font de nombreux Parisiens.
C'est pourquoi nous souhaitons savoir si les promeneurs peuvent se rendre dans le bois aujourd'hui en toute sécurité et où en est le programme de reboisement.
Merci, Monsieur le Maire.
M. Yves CONTASSOT, adjoint, président. - Merci.
Le programme de reboisement du bois de Boulogne a été mis au point dès le lendemain de la tempête, sous la supervision des élus locaux et en concertation avec toutes les communes riveraines. Il a été programmé sur 4 ans, soit jusqu'à l'hiver 2003/2004, date à laquelle la totalité des surfaces forestières existant avant la tempête aura été restaurée.
Il comporte plusieurs types d'intervention, notamment deux grands types, d'une part l'entretien et le dégagement de la régénération naturelle et assistée sur les 55 hectares de parcelles forestières où elle est présente ; d'autre part la plantation de plants forestiers sur les parcelles forestières où la régénération naturelle n'existe pas, et la plantation de hautes tiges dans les secteurs jardinés ou de pelouses arborées.
Les plantations de nouveaux sujets font l'objet de marchés sur appel d'offres. Dans ce cadre, 10 hectares ont été plantés en 2000, 23 hectares au total seront plantés dans le courant de l'exercice et en 2002, 23,5 hectares seront plantés et 17,7 hectares en 2003.
Sur les 55 hectares les plus propices à la régénération naturelle, des travaux de dégagement seront réalisés deux fois par an de 2001 à 2003, afin de favoriser la repousse des essences les plus adaptées.
Les travaux de mise en sécurité ont maintenant été réalisés sur l'ensemble du bois. Toutefois, l'arrêté du 31 juillet 2000, limitant l'accès des promeneurs aux seuls cheminements existants, à l'exclusion des sous-bois, reste en vigueur. Il permet entre autres d'éviter le piétinement des jeunes pousses dans les zones de régénération naturelle.
Je profite de cette question pour rendre un hommage appuyé à l'ensemble des personnels, et notamment des bûcherons de la Direction des Parcs et Jardins, pour le travail accompli au cours de cette tempête.
Est-ce que vous souhaitez intervenir, Monsieur LEBAN ?
M. Gérard LEBAN. - Merci, Monsieur le Maire.
Vous n'avez pas répondu totalement à la question et notamment je considère qu'aujourd'hui les Parisiens ou l'ensemble des promeneurs qui veulent se rendre dans le bois ne peuvent le faire que dans un certain nombre de parcours, dans un certain nombre de lieux. Je comprends très bien que l'on ne puisse pas toucher aux nouvelles plantations mais il faudrait peut-être essayer de gagner du temps pour que des parcours un peu plus nombreux puissent être rendus à la circulation.
D'autre part, je voudrais vous dire que ce que vous venez de nous dire est totalement inconnu des usagers. Nous souhaiterions qu'il y ait une communication, très pragmatique, pour les usagers, qui n'est pas faite aujourd'hui et peut-être pourrait-on se rapprocher de l'Agence régionale des espaces verts pour gagner une ou deux années puisqu'elle-même s'était proposée.
Merci, Monsieur le Maire.