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73 - 2002, DASCO 34 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres en 2 lots géographiques concernant la maintenance, la réparation et l'entretien des aires de jeux et de leurs équipements situés dans les établissements scolaires municipaux du premier degré


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération DASCO 34 autorisant M. le Maire de Paris à signer un marché sur appel d'offres en 2 lots géographiques concernant la maintenance, la réparation et l'entretien des aires de jeux et de leurs équipements situés dans les établissements scolaires municipaux du premier degré.
Je donne la parole à Mme BORVO.
Mme Nicole BORVO. - Merci, Monsieur le Maire.
Ce projet de délibération concerne la maintenance, la réparation et l'entretien des aires de jeux et de leurs équipements. Nous l'approuvons, bien entendu.
Cependant, je me suis inscrite sur ce projet de délibération pour faire part de mes préoccupations en matière de carte scolaire et vous dire un mot des rythmes scolaires.
Vendredi, la presse s'est fait l'écho de la nouvelle carte scolaire : 43 fermetures pour 50 ouvertures, c'est-à-dire un solde positif de 7 classes, jugé, je le précise, tout à fait insuffisant par les représentants des organisations syndicales.
Quant à moi, certes, je me réjouis de l'effort fait pour l'intégration scolaire des enfants handicapés, c'est effectivement une urgence et je souhaite que la Ville continue dans ce sens, bien entendu. Mais globalement, les fermetures annoncées posent problème. C'est notamment le cas dans le 11e au 77, boulevard de Belleville, dans le 20e, 29, rue du Télégraphe et dans le 10e au 5, rue Boy-Zelenski.
Il est vrai que, globalement, les quartiers évoluent en quelques années, assez rapidement
Dans le 13e, bien entendu, nous sommes satisfaits des ouvertures attendues bien que, je le précise, rue du Château-des-Rentiers, l'école ne comprendra, si l'on en croit la carte scolaire, que 4 classes au lieu de 5, ce qui pose un problème au niveau de la direction.
Je me réjouis aussi de l'ouverture rue du Moulin-de-la-Pointe.
Mais les fermetures programmées d'une classe en maternelle, boulevard Vincent-Auriol, Cité Doré, et d'une classe rue de la Providence ne sont pas acceptables. En effet, elles fragilisent les structures pédagogiques actuelles, elles sont facteurs d'inégalités et elles ne tiennent aucun compte de l'évolution du quartier, déjà en cours et à venir.
Pour ma part, je souhaiterais donc une programmation pluriannuelle adossée à la réflexion pédagogique et, en l'occurrence, ce que nous propose le Rectorat ne va pas dans ce sens.
Les premières réactions qui nous sont parvenues montrent qu'aucune fermeture ne doit être programmée sans un examen attentif des effectifs annoncés à la rentrée de septembre. Je souhaite donc que cet examen attentif ait lieu.
L'année dernière, la réaction de la Ville, des syndicats, des associations de parents d'élèves, les multiples interventions auprès de l'Académie avaient porté leurs fruits et de nombreuses fermetures envisagées avaient dû être abandonnées. Nous souhaitons qu'il en soit de même, cette année.
Un dernier mot sur l'aménagement du temps de l'enfant. Je pense que c'est une sage décision que d'avoir suspendu toute décision ce printemps. Un premier débat s'est noué, il ne faudrait pas qu'il s'interrompe maintenant. Au contraire, il doit se poursuivre pour aboutir à une prise de décision nourrie d'un véritable échange de tous les membres de la communauté scolaire.
J'approuve la décision du Maire de faire faire un bond quantitatif et qualitatif au périscolaire dès la rentrée 2002. C'est une nécessité absolue qui est apparue d'ailleurs encore plus dans le débat sur les rythmes scolaires, et une attente, et je précise que nous serons vigilants sur ce point.
Je vous remercie.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Pour répondre, M. FERRAND a la parole.
M. Eric FERRAND, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Monsieur le Maire, Mme BORVO, pour l'essentiel de son intervention, aborde la question de la carte scolaire et pas du tout des jeux de cour, mais elle a bien voulu le préciser.
La carte scolaire est discutée, comme vous le savez, au Conseil départemental de l'Education nationale. C'est vrai que les moyens alloués à Paris ne sont pas énormes. C'est plus 7 postes, consécutifs d'ailleurs à plus 9 postes, l'année dernière. Moi, je l'ai dit au C.D.E.N., que c'était insuffisant et je suis allé le dire également à l'intéressé. Manifestement cette carte scolaire à Paris doit être revue pour que soit maintenu un bon niveau d'accueil dans nos écoles et qu'il soit également veillé aux écoles en Z.E.P. et à la mixité sociale.
Cela étant, il y a un certain nombre d'établissements qui posent problème et qu'il faut regarder de près et vous avez cité l'école maternelle du boulevard Vincent-Auriol. Je tiens à vous dire qu'avec le Maire du 13e, Serge BLISKO, nous avons rencontré récemment M. JARDIN, le Directeur de l'Académie de Paris, pour lui exprimer notre émotion sur la mesure qui pèse sur cette école et nous avons demandé avec détermination qu'au cours du groupe de travail qui se réunira à l'Académie de Paris, au mois de juin, cette mesure soit revue.
Pour un certain nombre d'écoles qui sont sous examen, nous regarderons, évidemment, l'évolution des effectifs.
Nous tenons aussi beaucoup à ce qu'il y ait une approche souple de la question de la carte scolaire et que les seuils d'ouverture et de fermeture ne soient pas les mêmes, qu'il n'y ait pas trop d'écarts entre les deux.
Je suis très attentif personnellement à ces questions. Je ne m'interdis pas, loin de là, de l'exprimer aux autorités compétentes, pour leur dire ce que je pense de la situation et là aussi je tiens beaucoup à ce qu'il y ait des critères d'égalité, que ce ne soit pas toujours les arrondissements du Nord ou de l'Est de Paris qui soient frappés par des mesures de fermeture qui plombent souvent nos écoles notamment celles situées en Z.E.P.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 34.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, DASCO 34).

Mars 2002
Débat
Conseil municipal
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