Vœu pour condamner les assassinats politiques au Liban et soutenir l’élection d’un nouveau président dans les délais constitutionnels.
Délibération affichée à l'Hôtel-de-Ville
et transmise au représentant de l'Etat le 23 octobre 2007.
Reçue par le représentant de l'Etat le 23 octobre 2007.
Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,
Depuis février 2005, les assassinats rythment la vie de la classe politique libanaise et de toute la population du Liban. En deux ans et demi, 7 personnalités politiques, deux journalistes et des dizaines d'autres hommes, femmes et enfants sont tués ou grièvement blessés par des attentats à la voiture piégée.
Rappeler la liste des personnalités visées par ordre chronologique signifie bien le degré d'acharnement criminel de ceux qui veulent à tout prix empêcher tout débat démocratique dans le cadre des institutions de la République Libanaise : l'ancien Premier Ministre, Rafic Hariri, tué le 14 février 2005, le journa-liste/éditorialiste Samir Kassir, tué le 21 juillet 2005, l'ancien Secrétaire général du parti communiste libanais, Georges Haoui, tué le 12 décembre 2005, le Ministre de la Défense, Elias Murr, blessé le 12 juillet 2005, la journalite May Chidiac, grièvement touchée le 22 septembre 2005, le Député et éditorialiste Gébrane Tuéni, tué le 21 novembre 2006, le Député et Ministre de l'Industrie, Pierre Gémayel, tué le 13 juin 2007, le Député Walid Eido, tué le 13 juin 2007 et le Député Antoine Ghanem, tué le 19 septembre 2007.
Le dernier attentat intervient à peine une semaine avant la tenue de la première séance parlementaire du 25 septembre qui marque le début du compte à rebours pour la désignation du successeur du président actuel Emile LAHOUD, dont le mandat expire le 23 novembre. Les députés ont deux mois pour sortir le pays de sa plus grave crise politique depuis la fin de la guerre civile, ou confirmer son glissement vers le chaos. L?élection présidentielle peut être l'occasion de renouer le dialogue entre communautés comme elle peut conduire à un choc frontal entre deux camps.
-Parce qu'il faut arrêter la machine de la violence et desassassinats politiques au Liban ;
-Parce qu'il faut protéger le pluralisme culturel et confessionnel du Liban ;
-Parce qu'il faut sauver la démocratie et les institutions dela République du Liban ;
Sur la proposition de Mme Marie-Thérèse ATALLAH et les élu(e)s du groupe ?Les Verts?,
Emet le voeu que :
L?attentat du 19 septembre dernier qui a coûté la vie au Député libanais Antoine Ghanem et à une dizaine d'autres personnes, soit condamné avec la plus grande fermeté.
L?élection d'un nouveau président de la République ait lieu dans le cadre d'un dialogue démocratique et selon les règles constitutionnelles de l'Etat du Liban.