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Vœu en faveur de la libération de Jalel et Néjib ZOGHLAMI.


 

Délibération affichée à l'Hôtel-de-Ville
et transmise au représentant de l'Etat le 16 décembre 2004.
Reçue par le représentant de l'Etat le 16 décembre 2004.

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,

Deux citoyens tunisiens, Jalel et Néjib ZOGHLAMI, ont été condamnés par la justice tunisienne, le 4 novembre, à une peine de huit mois de prison ferme, au prétexte de détérioration du bien d'autrui. Des organisations démocratiques tunisiennes contestent les faits et la condamnation elle-même, dans son principe et sa légitimité.

Jalel ZOGHLAMI est le Secrétaire général de l'organe de presse de gauche non autorisé ?KAWS EL KARAMA?. Nouvellement détenteur d'un DEA en Droit, il est placé de facto dans l'impossibilité d'effectuer son inscription comme avocat au Barreau de Tunis. Son épouse, Ahlem BELHAJ est la Présidente de l'Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD).

Rappelons que le frère de Jalel et Néjib ZOGHLAMI est Taoufik BEN BRIK, journaliste, lui-même opposant au régime du Président Ben Ali. En 2000, il fit une longue grève de la faim pour protester contre les atteintes aux Droits de l'Homme en Tunisie.

L?ensemble des opposants démocrates au régime tunisien dénonce le fait que la justice est une fois de plus utilisée pour les écarter de la scène politique, pour les empêcher de s?exprimer librement.

Ils demandent la libération de Jalel et Néjib ZOGHLAMI, de tous les détenus politiques en Tunisie ainsi que le retour des exilés et la promulgation d'une amnistie générale pour toutes les victimes de la répression politique dans ce pays.

Aussi, sur proposition de Nicole BORVO, Jean VUILLERMOZ et les élu-e-s communistes, le Conseil de Paris

Emet le v?u :

?Que le Maire de Paris intervienne auprès du Ministre français des Affaires Etrangères afin que celui-ci s?adresse au gouvernement tunisien pour que Jalel et Néjib ZOGHLAMI soient libérés et que les revendications de l'opposition tunisienne soient suivies d'effet?.

 

Novembre 2004
Déliberation
2004 V. 262
Conseil municipal
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