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Vœu déposé par Mme SIMONNET relatif à l'enseignement secondaire et la fusion des 3 académies.


 

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - Nous examinons le v?u n° 53.

La parole est à Mme Danielle SIMONNET, pour deux minutes maximum.

Mme Danielle SIMONNET. - Je tiens d'abord à dire que je trouve que le projet de délibération portant sur la sectorisation qui a été adopté précédemment est vraiment un scandale parce que?

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - Madame SIMONNET, revenez au sujet, vous n'aviez qu'à être présente en séance.

Mme Danielle SIMONNET. - ... vous avez trahi une promesse faite en Conseil d'arrondissement et par la maire du 20e?

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - Madame SIMONNET, vous n'aviez qu'à être présente en séance car cela vous aurait donné liberté de vous exprimer sur le sujet. Parlez de votre v?u.

Mme Danielle SIMONNET. - Je le dis tout de même sur le temps de deux minutes de mon v?u parce que c'est vraiment honteux d'avoir trahi à ce point la parole des membres du Conseil du 20e arrondissement?

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - Madame SIMONNET, je ne répèterai pas ce que je viens de dire, soit vous parlez de votre v?u, soit je coupe votre micro. Vous n'aviez qu'à être présente.

Mme Danielle SIMONNET. - Je tiens à dire à travers ce v?u que la situation est évidemment catastrophique d'un point de vue du Gouvernement sur l'enseignement secondaire général, technologique et professionnel à Paris.

Quand on voit les mesures qui sont prévues par l'Académie de Paris, notamment présentées en réunion du Comité technique académique, on voit une suppression de 231 heures pour l'enseignement professionnel, soit la suppression de 13 postes ; c'est la suppression de 102 postes de titulaires et 15 poste de stagiaires, soit l'équivalent d'une suppression de 2.000 heures pour l'ensemble du secondaire à Paris, collèges et lycées.

Evidemment il y a une volonté en partie de compenser ces pertes par l'usage massif d'heures supplémentaires. Dorénavant, les principaux de collèges et proviseurs de lycées peuvent imposer deux heures supplémentaires aux enseignants. Et dans le même temps, on a un discours du directeur académique qui précise que Paris surconsomme des heures supplémentaires. On sait bien qu'il y aura une volonté de supprimer ces heures supplémentaires. Dans un sens comme dans un autre, à l'arrivée, c'est plus de précarité, moins de cours et une dégradation de l'enseignement. Vous ajoutez à cela une volonté affichée de fusionner les trois académies de Paris, de Créteil et de Versailles, ce qui inquiète au plus haut niveau la communauté enseignante. Je souhaite à travers ce v?u que le Conseil de Paris exprime son attachement à la carte d'enseignement professionnel secondaire général et technologique, qu'elle exprime son opposition aux suppressions de postes et son opposition à toute fusion des trois académies de Paris, Créteil et Versailles. Je vous remercie.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - Merci.

Pour vous répondre, la parole est à M. Patrick BLOCHE.

M. Patrick BLOCHE, adjoint. - J?ai pris, comme toujours, une grande attention à la lecture de votre v?u, Madame SIMONNET, en m?attachant notamment au devenir des 12 lycées municipaux parisiens.

Vous savez que c'est une particularité de notre Ville et cela m?inquiète. Colombe BROSSEL avait signé une convention de transfert avec la Région Ile-de-France en 2014, il y a donc bientôt cinq ans. Le transfert doit intervenir l'année prochaine et nous n'avons que peu de nouvelles ou trop peu de nouvelles de la Région Ile-de-France. Je souligne ici son peu d'empressement qui me soucie. Cela soucie également les directeurs d'Académie parce que l'Académie voulait de manière très dynamique profiter de ce transfert pour mettre en place une nouvelle carte de formation professionnelle. Je pense que, sur ce sujet comme sur d'autres, nous ne pouvons pas être dans l'immobilisme quand il s?agit d'avoir une offre scolaire et une offre de formation qui soient valorisantes pour les lycéens accueillis dans ces établissements. J?ai noté aussi avec attention que vous étiez dans votre v?u un grand défenseur du latin et je vous en félicite. En ce qui concerne la fusion des trois Académies, je ne vois pas en quoi ce projet amènerait notre Conseil de Paris à manifester une opposition de principe. Excusez-moi de souhaiter, en ce domaine, que nous ne soyons pas dans un conservatisme qui, de mon point de vue, n'a aucune justification. Pour toutes ces raisons, je vous demanderai de retirer votre v?u, sans cela j?émettrais un avis défavorable.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - Merci beaucoup.

Le v?u est-il maintenu ?

Oui ?

Mme Danielle SIMONNET. - Bien évidemment ! Que M. l'Adjoint regarde?

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 53 avec un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est rejeté.

 

Février 2019
Débat
Conseil municipal
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