Vœu déposé par Mme SIMONNET relatif à la situation de deux étudiants à l'Université Paris-Nanterre.
M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Nous arrivons au v?u n° 57.
La parole est à Danielle SIMONNET.
Mme Danielle SIMONNET. - Merci.
Précisément à l'université de Nanterre, dans le cadre de mobilisations contre la hausse des frais d'inscription à l'encontre des étudiants étrangers, à la suite de ces mobilisations, il y a eu - on peut le dire sous ces termes - une répression, une remise en cause du droit syndical étudiant dans cette université totalement disproportionnée. J?étais par ailleurs, cela remonte à très longtemps, une ancienne syndicaliste étudiante dans cette "fac" et j?avoue que ce qui m?a été décrit m?a surprise au plus haut point.
Certes, c'est Nanterre, et Nanterre est une université hors Paris, mais c'est dans le département d'à côté. Nous devons, en tant que ville universitaire, être attachés à la démocratie étudiante et nous devons exprimer notre solidarité avec les étudiants de Nanterre qui se sont mobilisés contre cette décision complètement scandaleuse d'explosion des frais d'inscription à l'encontre des étudiants étrangers, comme on vient de le faire à l'instant à travers l'adoption de v?ux sur ce sujet et comme nous l'avions fait à des Conseils précédents.
Sur la disproportion qui est utilisée par l'université de Nanterre à l'encontre des étudiants qui se mobilisent, je souhaite à travers ce v?u que notre Conseil de Paris émette le v?u que la "fac" de Nanterre renonce aux sanctions à l'encontre des deux étudiants et que soient favorisés l'apaisement et le dialogue, que chacun des membres de la communauté universitaire de Paris 10 Nanterre soient invités à y concourir.
Je vous remercie.
M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Merci, Danielle SIMONNET.
La parole est à Marie-Christine LEMARDELEY, pour deux minutes.
Mme Marie-Christine LEMARDELEY, adjointe. - Merci, Danielle SIMONNET. Merci pour votre v?u qui me permet de rappeler, comme j?ai déjà eu l'occasion de le faire lors de précédents Conseils, que la démocratie universitaire est pour nous un principe fondamental. Les universités sont des lieux de débats et de dialogue, et nous condamnons toutes les formes de violence, de dégradation et d'entrave à la discussion qui pourraient affaiblir cette démocratie universitaire.
Aussi, bien que j?aie rappelé ces principes fondamentaux, les sanctions à l'égard des deux étudiants que vous évoquez relèvent d'enjeux et de positions qui, je regrette de le dire, ne sont pas de la compétence de notre Assemblée.
L?université de Nanterre n'a pas d'implantation parisienne et aucun des deux étudiants concernés n'est parisien. Considérant qu'il n'appartient pas au Conseil de Paris de se prononcer sur l'examen de cas individuels, notamment lorsque ces personnes ne vivent pas à Paris et n'y étudient pas non plus, je vous propose de retirer votre v?u.
Sinon, je serai obligée de donner un avis défavorable.
M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Merci, Madame la Maire.
Je me retourne vers Danielle SIMONNET. Pas de retrait ? Non.
Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 57 un avis défavorable de l'Exécutif.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s?abstient ?
Le v?u est rejeté.