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relatif à l'expérimentation des "rues intelligentes" dans Paris.


 

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Nous passons au v?u référencé n° 105, relatif à l'expérimentation des roses intelligentes dans Paris. Des rues? Des roses, voyez, c'est la faute à Yves CONTASSOT.

Mme Laurence GOLDGRAB. - Voilà, c'est la faute à Yves CONTASSOT. Nous sommes en pleine poésie, cet après-midi et ce soir.

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Voilà, j?étais là au moment où on a eu le droit à ce poème?

Alors, Laurence GOLDBRAB présente ce v?u.

Mme Laurence GOLDGRAB. - Sur les "rues intelligentes". Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, l'objectif de ce v?u est simple : il demande un bilan d'expérimentation de rues intelligentes qui a été lancé il y a près d'un an dans le 15e arrondissement, rue Antoine-Bourdelle.

Peut-être certains ont eu l'occasion de s'y balader la nuit et de découvrir ce nouveau dispositif qui consiste, je le rappelle, en un éclairage de faible intensité qui s'amplifie au passage de piétons. Cela est rendu possible grâce à un système qui repère les mouvements et permettrait de réduire nos consommations d'énergie.

Les innovations comme celles-ci font sens plus d'un an après l'adoption du Plan Climat Air Energie de notre Ville et la volonté de réduire de 30 % notre consommation d'énergie. Si la réduction de notre consommation d'énergie est une bataille importante, la préservation de notre biodiversité l'est tout autant. En effet, la pollution lumineuse engendrée notamment par l'éclairage urbain est actuellement la seconde cause d'extinction des espèces nocturnes. Il nous faut donc commencer à réfléchir à de nouveaux modes d'éclairage, d'autant plus que cette pollution lumineuse a aussi des effets sur les êtres humains.

Dans cette période où, comme je l'ai rappelé, il est plus que jamais nécessaire de réduire notre consommation d'énergie, de protéger la biodiversité et notre santé, le groupe RG-CI demande donc à l'Exécutif parisien de fournir un bilan de l'expérimentation menée dans le 15e arrondissement pour savoir s'il serait intéressant de l'élargir à d'autres arrondissements et d'envisager sa généralisation.

Merci beaucoup.

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Merci, Laurence GOLDGRAB.

Je donne la parole à Aurélie SOLANS, pour vous répondre.

Mme Aurélie SOLANS. - Merci, mes chers collègues.

Vous abordez avec ce v?u un projet prometteur de la Ville concernant l'éclairage public de Paris. Nous sommes effectivement au c'ur d'enjeux cruciaux, vous l'avez dit, pour lesquels la Ville est engagée. Je pense en particulier à la sobriété énergétique et à la préservation de la biodiversité, vous l'avez dit, avec notre objectif de création d'une trame noire inscrit dans le Plan Biodiversité de 2018.

L'expérimentation dans la rue Bourdelle, pour laquelle vous demandez un bilan, dite "rue intelligente", qui porte sur l'éclairage public de la rue et la variation de l'intensité lumineuse en fonction de la présence ou non de passants.

Cette expérimentation de solution innovante d'éclairage a bientôt un an. Il est prévu de consulter les riverains de la rue au cours de ce premier semestre 2019, justement. Ces éléments compléteront un bilan technique qui est à ce jour, déjà, on peut le dire, très satisfaisant. Aussi, le bilan complet sera finalisé dans le courant de l'année et nous vous proposons de le communiquer plutôt à la 3e Commission.

Quant à l'élargissement du dispositif que vous proposez, nous en sommes pleinement d'accord. Ce type d'éclairage intelligent pourra être développé dans tous les arrondissements de Paris, en fonction des conclusions de l'expérimentation. Je souhaite en effet bien sûr que nous gardions collectivement en tête qu'en fonction des conclusions, nous aviserons à bien cibler les critères, les conditions, les typologies qui feront la réussite de ces dispositifs.

Je veux ajouter deux choses.

D'abord, des projets au budget participatif, tels que celui des nouvelles rues intelligentes dans le 15e par exemple, voté en 2018, qui vont permettre d'affiner ce type de dispositif, notamment pourquoi pas sur un ensemble de rues formant un espace cohérent. En effet, il apparaît pertinent de raisonner aussi à l'échelle d'un ensemble de rues - j'avais envie d'insister sur ce point - pour lesquelles les niveaux d'éclairement peuvent être abaissés en dehors de la présence des usagers, ceci afin par exemple d'éviter tout caractère anxiogène et ressenti défavorable pour les usagers, piétons, cyclistes et automobilistes, par rapport aux voies limitrophes qui maintiennent, elles, un éclairage statique, c'est-à-dire sans variation.

Deuxième chose, je veux rappeler qu'en dehors de ces expérimentations de type "rues intelligentes", toutes les opérations de renouvellement des luminaires parisiens vont dans le sens à la fois de la réduction de la consommation électrique, de l'amélioration de la qualité de l'éclairage et de la réduction des nuisances lumineuses. Il y a un impact sur la biodiversité en limitant le flux perdu et intrusif - éclairage du ciel et des habitations, là, vous avez parlé de santé tout à l'heure et, effectivement, c'est important - et en limitant l'ambiance lumineuse pour réduire les impacts, notamment sur les espèces photosensibles.

Avis donc favorable, avec un léger amendement proposé, si vous en êtes d'accord. Merci.

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Merci, Aurélie SOLANS.

Est-ce que vous acceptez la proposition, Laurence GOLDGRAB, d'Aurélie SOLANS ?

Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe RGCI, amendée par l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u amendée est adoptée. (2019, V. 48).

 

Février 2019
Débat
Conseil municipal
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