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99 - QOC 99-571 Question de M. Georges SARRE, Mme Marinette BACHE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris sur les deux aqueducs anciens situés dans la Z.A.C. "Alésia-Montsouris" (15e)


Libellé de la question :
"M. Georges SARRE, Mme Marinette BACHE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens attirent l'attention de M. le Maire de Paris sur les 2 aqueducs anciens situés dans la Z.A.C. "Alésia-Montsouris" (14e). Ils avaient en effet demandé à M. le Maire de Paris, en mai 1996, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que ces deux aqueducs soient conservés dans les meilleures conditions possibles.
M. le Maire de Paris avait par ailleurs précisé, en septembre 1996, que les conditions lui paraissaient "particulièrement favorables pour que soit étudiée la possibilité de préserver au maximum ces vestiges".
Il apparaît aujourd'hui que les conditions de préservation de ces vestiges soient loin de répondre à la demande des élus, mais aussi, notamment, à celle des associations qui sont intervenues en ce sens.
Aussi, M. Georges SARRE, Mme Marinette BACHE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens demandent-ils à M. le Maire de Paris un bilan précis et détaillé des actions qui ont été conduites par la Municipalité parisienne pour préserver et mettre en valeur ces aqueducs anciens.
Ils souhaitent savoir quelle part de ces vestiges a été préservée et mise en valeur sur l'ensemble découvert dans le périmètre de la Z.A.C. "Alésia-Montsouris".
Si des segments de ces aqueducs peuvent encore être protégés et mis en valeur, M. Georges SARRE, Mme Marinette BACHE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens attendent naturellement de M. le Maire de Paris qu'il prenne en ce sens toutes les dispositions nécessaires."
Réponse (M. Michel BULTÉ, adjoint) :
"Deux aqueducs souterrains, l'aqueduc de Lutèce et l'aqueduc de Médicis, traversent la partie est de la Zone d'aménagement concerté "Alésia Montsouris", dans le 14e arrondissement.
Dans un premier temps, le Ministère de la Culture ne prévoyait la conservation que de courts tronçons des aqueducs.
En septembre 1996, le Maire de Paris a souhaité une préservation de ces ouvrages qui soit maximale dans le cadre de l'opération prévue. A sa demande, un groupe de travail incluant des représentants du Ministère de la Culture, de la Commission du Vieux Paris et de l'Association de Sauvegarde et de Mise en Valeur du Paris Historique a défini les modalités de préservation et de mise en valeur des aqueducs, dans les espaces privés et publics. M. FLEURY, vice-président de la Commission du Vieux Paris, a notamment apporté à ce travail sa précieuse collaboration.
Dans tous les cas, les interventions sur les aqueducs se font sous la surveillance d'archéologues, en liaison avec la Commission du Vieux Paris, afin que ceux-ci puissent faire les observations qu'il convient sur les ouvrages.
Aujourd'hui, l'aqueduc gallo-romain est totalement préservé, à deux mètres de profondeur, sous la terrasse située avenue Reille. Les plantations d'arbres ont été étudiées pour éviter tout risque de dégradations. Cet aqueduc est aussi entièrement préservé sous le futur square. Pour ce qui est de l'aqueduc de Médicis, il reste préservé, sous une épaisseur de terre, dans toute sa traversée de la future aire de jeux et du futur square. De grandes parties des deux ouvrages sont également maintenues dans le sol, lorsque cela a été possible, sous les constructions privées.
Sur les 260 mètres de linéaire de l'aqueduc de Lutèce situés sur l'opération, ce seront 121 mètres qui seront maintenus en sous-sol. Pour l'aqueduc de Médicis, ce sont 133 mètres sur un total de 300 mètres.
Cette préservation est complétée par des éléments de mise en valeur des deux ouvrages :
Depuis le mois de septembre, dans le mur de soutènement situé avenue Reille, l'aménagement présentant en coupe l'aqueduc de Lutèce permet aux riverains de redécouvrir un élément du patrimoine de leur quartier.
Dans le nouvel accès à la gare R.E.R. "Cité Universitaire", un espace spécifique de présentation au public de l'aqueduc de Médicis est prévu pour marquer l'entrée de l'ouvrage dans l'aménagement.
Dans les immeubles de logements au sud du square, l'aqueduc de Médicis et l'aqueduc gallo-romain seront visibles, dans un cas depuis le parc de stationnement de l'immeuble au travers de dispositifs de protection transparents, dans un autre cas depuis la rue grâce à une présentation en coupe de ces vestiges.
Dans le jardin public, la reconstitution du regard XXIII, sur le modèle de celui existant dans les jardins de l'hôpital de la Rochefoucauld, contribuera à la mise en valeur de l'aqueduc de Médicis. En périphérie du jardin, les deux aqueducs seront visibles en coupe depuis les voies publiques.
En plus des tronçons d'aqueducs conservés et mis en scène sur des longueurs significatives, une signalétique par des bornes en bronze est mise en place pour marquer leurs deux tracés et souligner leur présence.
Ainsi, le choix qui a été fait à la demande du Maire de Paris est celui d'une préservation archéologique à la fois raisonnable et ambitieuse."

Novembre 1999
Débat
Conseil municipal
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