253 - 2003, PJEV 137 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer des marchés sans formalités préalables en application de l'article 30 du Code des marchés publics, pour l'organisation de festivals de jazz, de musique classique et de spectacles pour enfants au Parc floral de Paris (12e)
M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Bien ! Nous passons donc à l'examen du projet de délibération PJEV 137 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris de signer des marchés sans formalités préalables en application de l'article 30 du Code des marchés publics, pour l'organisation de festivals de jazz, de musique classique et de spectacles pour enfants au Parc floral de Paris (12e).
La parole est à M. Christophe NAJDOVSKI.
M. Christophe NAJDOVSKI. - Merci, Monsieur le Maire.
Vous ne douterez pas que j'abonderai dans votre sens.
Le Parc floral de Paris situé au c'ur du Bois de Vincennes accueille chaque année des centaines de milliers de visiteurs. Parmi les activités proposées au Parc floral, il y a l'organisation de festivals de musique et de spectacles pour enfants, pour le plus grand bonheur des petits et des grands.
Ces spectacles sont gratuits et les spectateurs ne paient que l'entrée du parc.
L'objet du présent projet de délibération consiste à renouveler le marché pour l'organisation de ces spectacles, et je ne doute pas que notre Assemblée y sera unanimement favorable.
Mais il y a une autre facette du Parc floral, c'est celle de l'organisation de salons, expositions, congrès, réceptions, conventions, lancement de produits, etc., dans un espace "événement" de 22.000 mètres carrés pouvant accueillir plus de 12.000 personnes. C'est avec ces activités que le Parc floral réalise l'essentiel de son chiffre d'affaires.
On peut s'interroger sur la pertinence de l'existence d'un véritable Centre des congrès en plein bois, centre qui accueille des activités dont beaucoup, hélas!, n'ont aucun rapport avec la nature. Il en va ainsi, par exemple, de l'organisation plusieurs fois par an de salons de voitures d'occasion. Chaque week-end, des milliers de personnes viennent, souvent en voiture, au salon du Parc floral en plein c'ur du bois de Vincennes. Cette aberration contribue à la sur-occupation du bois le week-end par l'automobile avec son cortège de nuisances, alors que les Parisiens et les Franciliens cherchent au bois un espace de calme et de détente.
La Charte d'aménagement durable du bois de Vincennes devrait contribuer à changer la situation. Adoptée par le Conseil de Paris en juillet 2002, elle indique, noir sur blanc, qu'il convient de réguler les activités dans les bois et qu'une liste des activités prohibées dont la fonction serait en contradiction flagrante avec le contenu des orientations de la Charte, pourra être établie.
En janvier 2003, le Conseil de Paris adoptait une délibération autorisant le Maire de Paris à signer des conventions et un arrêté municipal pour l'organisation de diverses activités au Parc floral de Paris.
Concernant la location d'espaces commerciaux, la Société générale Location, devenue depuis GL Events, s'est vue attribuer par convention le droit d'occuper divers bâtiments destinés à la location d'espaces commerciaux. La société occupante devait s'engager à respecter un certain nombre de clauses, et notamment respecter les orientations de la Charte d'aménagement durable du bois de Vincennes.
Aussi, Monsieur le Maire, je souhaite que vous nous indiquiez si les activités dont la fonction est manifestement en contradiction flagrante avec le contenu des orientations de la Charte a été établie, et si ces activités seront transférées dans d'autres lieux plus adaptés.
Je vous remercie.
M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Merci.
Monsieur CONTASSOT, vous avez la parole.
M. Yves CONTASSOT, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Comme vous l'avez dit, il s'agit d'une structure un peu particulière dont nous avons héritée, qui ne sert pas qu'à des activités commerciales. J'ai cru comprendre, même, que certaines grandes manifestations politiques s'y déroulaient. Je ne vise personne, évidemment!
Par ailleurs, en matière de contrat d'animation et d'événementiel, les contrats sont passés plus d'une année à l'avance, et la Générale de location s'est engagée, en reprenant ce lieu, à honorer les contrats déjà signés, faute de quoi sa responsabilité aurait pu être engagée. Nous sommes donc dans la phase de décroissance d'un certain nombre d'activités polluantes et de montée en charge d'activités plus conformes à l'environnement.
Je peux vous dire, d'ores et déjà, que non seulement le salon Marjolaine qui est assez en cohérence avec l'environnement s'y est déroulé récemment. Je rappelle que c'est la plus grosse manifestation qui se tient dans le Parc floral au cours de l'année. Mais il est en même temps assez difficile de considérer que ce type de manifestation n'a pas sa place dans un tel salon.
De la même manière, pour la première fois en 2004 probablement, des salons qui se déroulaient ailleurs sur le thème de la nature se dérouleront au Parc floral. Et en revanche, des salons ou des expositions, notamment de type voitures d'occasion, seront progressivement réduits dans leur fréquence pour ensuite disparaître.
M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix le projet de délibération PJEV 137.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, PJEV 137).