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2009, DAC 167 - Signature d'un avenant à la convention passée avec l'association "Théâtre Silvia Monfort" (15e) pour l'attribution du solde de la subvention de fonctionnement. - Montant : 772.000 euros. - Signature d'une convention relative à l'attribution d'une subvention d'équipement. - Montant : 20.000 euros.


 

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DAC 167 relatif à la signature d'un avenant à la convention passée avec l'association "Théâtre Silvia Monfort" dans le 15e, pour l'attribution du solde de la subvention de fonctionnement.

Je donne la parole à Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY.

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Merci, Monsieur le Maire.

Lors de la dernière séance, j'avais demandé que la subvention du Théâtre Silvia Monfort vienne rapidement devant nous. Je suis donc satisfaite, Monsieur le Maire, alors que d'autres théâtres d'arrondissement attendent avec impatience le vote de la seconde partie de leur subvention, que le Théâtre Silvia Monfort bénéficie d'un traitement de faveur.

Mais ce traitement de faveur n'est qu'apparent, car si la subvention que nous allons voter est en hausse de 300.000 euros, c'est pour compenser l'indemnité de départ de Régis SANTON et le coût des salaires des deux nouveaux directeurs depuis leur arrivée au théâtre.

Il est également prévu une subvention de 22.000 euros pour aider à la production des deux premiers spectacles de la nouvelle saison. C?est la première fois, mes chers collègues, qu'une aide au projet est versée au lieu et non aux compagnies. Vous me direz, Monsieur le Maire, si c'est une exception ou une première.

En réalité, l'augmentation de la subvention au Théâtre Silvia Monfort n'est donc pas véritablement un encouragement aux nouveaux directeurs du théâtre, Laurence de MAGALHAES et Stéphane RICORDEL.

Je veux rappeler que le 30 juin Régis SANTON a quitté le théâtre dont il avait pris les rênes en avril 1991 et qu'il avait ouvert le 6 janvier 1992. Après 18 saisons, qui ont accueilli 750.000 spectateurs, après de grands succès et quelques échecs, il quitte le chapiteau voulu par Silvia Monfort qui est maintenant, grâce à lui et ses équipes, bien ancré dans le 15e arrondissement et dans le paysage parisien.

Nous voulons lui dire toute notre gratitude.

Nous accueillons avec bonheur les deux directeurs que le Maire de Paris a choisis pour lui succéder, mais nous continuons de regretter la méthode avec laquelle ils ont été désignés. Le maire du 15e arrondissement a été traité avec un mépris inimaginable dans une ville démocratique dont les élus majoritaires ne cessent de donner des leçons de morale !

Nous nous réjouissons d'accueillir deux artistes confirmés qui veulent mettre en ?uvre un projet diversifié et ambitieux, qui se veut ouvert à la jeune création, qui veut développer des liens avec le quartier, avec les autres théâtres de Paris et d'Ile-de-France et accentuer l'ouverture internationale.

Je souhaite que la Municipalité renouvelle l'année prochaine son aide exceptionnelle au Théâtre Silvia Monfort, afin que les directeurs et leur équipe soient encore confortés.

Je souhaite un grand succès à Laurence de MAGALHAES et Stéphane RICORDEL. Je souhaite qu'ils apportent un nouveau souffle aux Morillons et qu'ils deviennent des acteurs privilégiés de la politique culturelle dynamique que le maire du 15e arrondissement et son adjointe à la culture développent dans notre arrondissement.

Merci.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants).

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Madame MACÉ de LÉPINAY.

Je donne la parole, pour vous répondre, à M. Christophe GIRARD.

M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Ecoutez, cela va être toute la vérité, puisque Mme MACÉ de LÉPINAY a choisi d'être porte-parole de M. GOUJON.

Donc, contrairement, d'abord, à ce qu'a dit Mme MACÉ de LÉPINAY, les nouveaux directeurs, qui étaient sollicités par le Ministère de la Culture pour diriger l'école Fratellini, qui avaient été sollicités par un certain nombre de villes, dont Bordeaux, dont Marseille et d'autres villes dans le monde, ont été très mal accueillis par M. GOUJON, puisque, lorsqu'ils sont arrivés à la mairie du 15e où ils étaient seuls, accueillis par 10 personnes à peu près, on leur a dit : "Vous n'êtes pas les bienvenus !"

Si cela s'appelle encourager des directeurs qui sont des gens absolument...

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Ecoutez ce que l'on dit !

M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - Non, non, je vous ai écoutée, Madame MACÉ de LÉPINAY. Donc, je vais dire toute la vérité de ce qui s'est passé, jusqu'au bout.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Rien que la vérité !

M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. Malheureusement, la vérité n'est peut-être pas forcément celle que vous allez préférer.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Toute la vérité et rien que la vérité !

M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - Donc, d'abord, ils ont été très mal accueillis, ce qui est assez inadmissible dans une ville comme Paris, je pense, où il y a une tradition d'accueil des artistes et de respect des artistes, qui n'a rien à voir avec les majorités, les minorités, les oppositions, au Conseil de Paris ou dans les arrondissements.

Moi, je pensais, au contraire, que vous seriez très heureux dans le 15e d'avoir une nouvelle?

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - C'est ce que j'ai dit !

M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - Oui, oui ! Je ne vous ai pas interrompue, je n'ai pas fait de commentaires, je vous ai écoutée très attentivement ; je vais répondre à chaque phrase et chaque point.

Et je vais venir sur un point beaucoup plus grave qui s?est produit au dernier Conseil d'arrondissement du 15e.

Lorsque la somme évoquée, en effet, qui est une somme importante, à laquelle la majorité du 15e, son maire et certains élus ont contribué? car, quand on met de l'huile sur le feu et que l'on encourage un directeur avec lequel le Conseil d'administration, le président, M. LATARJET, qui est un homme très respectable, très, très respectable dans le domaine de la culture, négocie tranquillement son départ parce que, en effet, dans les théâtres, il y a renouvellement des directeurs? Après 17 ans, c'est une chose naturelle ; cela se fait dans les opéras, dans les théâtres, dans les musées. C'est la vitalité de la culture qu'il y ait des renouvellements. Donc, après le bilan qu'a eu M. Régis SANTON, il était tout à fait naturel qu'on puisse envisager son remplacement, on ne l'a pas fait dans la précédente mandature, c'est vous dire combien on prenait le temps de réfléchir et de faire les choses progressivement.

M. BROSSMANN est parti du Châtelet et a été remplacé par M. CHOPLIN.

M. VIOLETTE est partie du Théâtre de la Ville il y a peu de temps, remplacé également.

La Maison des Métallos voit également le remplaçant de M. PAQUET, dont je vous donnerai le nom tout à l'heure, dans les jours qui viennent.

Il est donc naturel qu'il y ait des mouvements à la tête des théâtres, et ce n'est pas la fin du mouvement, d'ailleurs, puisque nous avons l'intention de continuer à stimuler le paysage.

Quel n'a pas été notre étonnement, lors du dernier Conseil d'arrondissement, lorsque l'adjointe à la Culture que vous venez de citer avait obtenu, je ne sais par quelle méthode et de quelle manière, des chiffres confidentiels, car vous ne savez pas si M. SANTON et les directeurs ont envie que soient mis sur la place publique, devant les citoyens qui assistent à un Conseil d'arrondissement, les montants pour lesquels ils ont mené des négociations avec un conseil d'administration souverain.

Le droit du travail protège les gens et chaque citoyen a le droit de souhaiter ne pas voir divulguer ces choses, et M. SANTON n'avait peut-être pas très envie qu'on divulgue le montant de ses indemnités, important, mais qui correspond aux années qu'il a passées au théâtre Silvia Monfort, c'est notre façon de le remercier, pas seulement par des mots mais de façon sonnante et trébuchante.

Etrange méthode qu'une élue puisse obtenir? - je ne sais pas ce que l'association fera, si elle portera plainte, si elle voudra qu'une enquête soit menée -, mais la fameuse élue, Mme FONLLADOSA, a donc révélé en Conseil d'arrondissement ces chiffres et a ensuite trouvé une manière républicaine de demander au nouveau directeur d'aller voir la vidéo de ce fameux Conseil d'arrondissement pour bien entendre ce qu'elle avait pu dire sur les rémunérations.

Tout cela me paraît relever d'un autre temps et d'une autre méthode que des méthodes républicaines respectueuses du secret, des personnes et du droit du travail.

Peut-être que des gens ont ce type d'habitude. En tout cas, ce ne sont pas nos habitudes et je pense que l'association saura en effet s?en souvenir et être particulièrement vigilante.

Ensuite, concernant les leçons que vous nous donnez quant à la participation du 15e, qui vient de décider, si ce n'est le Maire de Paris sur la recommandation d'Anne HIDALGO et de moi-même, que le maire du 15e arrondissement, son représentant ou sa représentante, puisse siéger au conseil d'administration ? Pourquoi ne l'avez-vous pas fait dans la précédente mandature, avant 2001, pourquoi n'avez-vous pas demandé la réforme des statuts pour que le maire de l'arrondissement, en l'occurrence M. GALY-DEJEAN, puisse siéger au conseil d'administration du théâtre Silvia Monfort ? Pourquoi ne l'avez-vous pas fait ? Je vous pose la question.

En tout cas, sachez que ce qui s'est passé n'est pas convenable, mais je pense que l'élue en question saura en répondre.

J'ai eu l'occasion, à plusieurs reprises d'ailleurs, au Conseil de Paris, de dire que j'écrivais à Philippe GOUJON pour l'informer d'un certain nombre de choses et je lui ai demandé un droit de réponse dans le journal "Info 15" afin de rectifier un certain nombre d'informations erronées communiquées aux habitants du 15e au sujet du théâtre Silvia Monfort et de la bibliothèque Vaugirard, d'ailleurs de surcroît. Ce droit de réponse m'a été refusé par lettre recommandée du directeur de cabinet de Philippe GOUJON, M. RAGU.

Ce projet de délibération démontre, s'il fallait encore le prouver, l'attachement de la Ville au théâtre Silvia Monfort. Malgré le contexte budgétaire difficile, un effort considérable est fait par l'attribution d'une subvention exceptionnelle dont le montant vous a été donné, de 300.000 euros, ce qui porte le montant global de la subvention de fonctionnement du théâtre en 2009 à 1.200.000 euros, à laquelle s'ajoutent deux aides au projet pour des spectacles étrangers - plus 22.000 euros - et une subvention d'équipement de 20.000 euros.

Cette subvention exceptionnelle permet de donner un nouveau souffle au théâtre, de l'accompagner dans la période de transition qu'il connaît depuis le début du mois de mars avec l'arrivée d'une nouvelle direction unanimement désignée par le conseil d'administration, et déjà saluée par la presse.

Je souhaite d'ailleurs rappeler les raisons qui ont poussé le conseil d'administration à choisir le projet de Mme de MAGALHAES et de M. RICORDEL.

Ce projet, qui a fait l'unanimité, conjugue une programmation pluridisciplinaire, une ouverture à tous les publics, une inscription dans un réseau francilien, mais aussi international.

Ce n'est pas un projet de cirque contemporain, mais c'est un projet adapté au théâtre, respectueux de son histoire, ambitieux sur le plan artistique, inventif et populaire.

D'ores et déjà, les nouveaux directeurs ont travaillé sur la programmation de la saison 2009/2010 qui va démarrer le 22 septembre prochain, et ils seront en mesure de la présenter au public et à la presse le 19 septembre.

En trois mois, les nouveaux directeurs ont réussi à bâtir une programmation pluridisciplinaire de qualité et à mobiliser de nouveaux partenaires prêts à soutenir le théâtre.

Ainsi, l'O.N.D.A., l'Office national de diffusion artistique, ARCADIE, O.D.I.A. Normandie, l'Office de diffusion et d'information artistique de Normandie, Culture France, l'ambassade de Chine, l'ambassade de Norvège ont confirmé leur soutien financier à certains spectacles de la saison.

La Région Ile-de-France a également été sollicitée, ainsi que le dispositif pour la création artistique et le multimédia, sollicité pour le sur titrage des spectacles.

D?autre part, Mme de MAGALHAES et M. RICORDEL ont déjà tissé des partenariats avec d'autres établissements culturels parisiens et franciliens, inscrivant pleinement le théâtre au coeur de "Paris Métropole" : le Théâtre de la Ville, la Ferme du Buisson à Noisiel, le Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, l'Échangeur à Bagnolet, et j'en oublie, puisqu'il y a également le théâtre de Vidy, dirigé par René GONZALEZ à Vidy, Lausanne.

Je pense que l'on est sur un dossier important et je me souhaite vraiment que le 15e puisse maintenant enterrer ses vieux réflexes et adhérer au projet, qui est une bonne nouvelle pour le 15e arrondissement et pour Paris.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, communiste et élus du Parti de gauche, du Mouvement républicain et citoyen et "Les Verts").

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Très bien.

La parole est à Mme MACÉ de LÉPINAY pour une explication de vote.

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Merci, Monsieur le Maire.

Je constate que M. GIRARD n'a pas du tout écouté ce que j'ai dit et je le regrette.

En revanche, il a donné une information totalement mensongère en prétendant que l'on avait révélé je ne sais quoi : c'est écrit en toutes lettres dans le projet de délibération : "Une subvention exceptionnelle d'un montant de... il y a le montant?, sera versée en 2009 au titre des indemnités de départ du directeur". Il ne faut pas dire n'importe quoi, Monsieur GIRARD, il vaut mieux lire les papiers avant d'accuser des élus de je ne sais quoi.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants).

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Calmons-nous.

Veux-tu dire deux mots ?

M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - Oui.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Alors deux mots.

M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. Contrairement à Mme MACÉ de LÉPINAY, je ne vais pas m'énerver du tout.

Mme FONLLADOSA, l'adjointe à la Culture, a donné des détails qui ne sont pas les détails...

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - C'est marqué.

M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - Non. Ce ne sont pas les détails indiqués dans le projet de délibération.

Vous permettez ? Ne vous énervez pas.

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Je croyais que vous étiez transparent : je suis très étonnée.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Du calme.

Monsieur le Maire, répondez brièvement sans provocation.

M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - Il n'y a pas de provocation. Je trouve la méthode peu recommandable, mais je veux bien qu'on demande à M. PANDRAUD d'arbitrer.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 167.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2009, DAC 167).

 

Juillet 2009
Débat
Conseil municipal
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