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Vœu déposé par le groupe "Les Écologistes" relatif au retrait de la publicité illégale sur l’Arena Alice Milliat, Porte de la Chapelle.


 

M. Patrick BLOCHE, premier adjoint, président. - J'interroge le groupe "Les Écologistes", qui présente le v?u référencé n° 69 relatif au retrait de la publicité illégale sur l'Arena Alice Milliat, porte de la Chapelle.

C'est vous ? La parole est donc à Frédéric BADINA-SERPETTE.

M. Frédéric BADINA-SERPETTE. - Merci, Monsieur le Maire.

C'est moi qui tiens la boutique ce soir, sinon cela aurait été Émile MEUNIER, mon collègue du 18e, qui l'aurait porté. Le v?u concerne ce que l'on considère comme une publicité qui a été affichée sur l'Adidas Arena, que nous préférons appeler l'Arena Alice Milliat pour les raisons que vous savez.

Porte de la Chapelle, sur la façade d'un équipement municipal flambant neuf, nous avons aujourd'hui 650 mètres carrés de publicité Adidas, 650 mètres carrés de surconsommation, d'illégalité et d'incohérence selon nous, parce que oui, pour nous, cette fresque géante est illégale. Elle viole notre règlement local de publicité, car elle est visible depuis le périphérique, ce qui est strictement interdit.

Elle ne peut en aucun cas être considérée comme une simple enseigne temporaire, puisque c'est ce qui nous a été répondu. On a regardé un petit peu le dossier. Selon nous, ce n'est pas une enseigne, c'est une campagne commerciale géante, puisqu'on y voit très clairement à quelle paire de chaussures Adidas veut faire référence dans sa publicité.

Le problème, ce n'est pas seulement Adidas, mais c'est qu'on a quand même l'impression que la Ville laisse un peu faire, que sur un bâtiment public, financé par de l'argent public, on laisse encore quelqu'un, un privé, s'approprier la façade pour vendre des produits. Mme la Maire l'avait promis ici même, réduire la publicité commerciale à Paris était un enjeu majeur. Comment alors expliquer qu'aujourd'hui nous fermions les yeux sur cette affiche géante qui bafoue notre propre règlement, alors que nous parlons de sobriété, de plan Climat, et comme si nos murs devenaient des panneaux publicitaires ? Notre v?u demande donc des choses assez simples : le retrait immédiat de cette publicité illégale puisqu'encore une fois, nous considérons que même s'il s'agit d'une enseigne temporaire selon notre lecture, c'est illégal. Nous demandons aussi, par ailleurs, le contrôle renforcé de l'affichage sur les équipements municipaux. Nous demandons des sanctions si nécessaire pour que la règle soit la même pour tous, car Paris n'est pas à vendre. Nos murs ne sont pas des vitrines. Je vous remercie.

M. Patrick BLOCHE, premier adjoint, président. - Merci, Frédéric BADINA-SERPETTE. Je donne la parole à Pierre RABADAN, au nom de l'Exécutif.

M. Pierre RABADAN, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire. Il y a des v?ux plus difficiles à présenter que d'autres, mon cher Frédéric BADINA-SERPETTE, quand on ne rédige pas, et franchement, vu la manière dont il a été rédigé, je comprends que ce soit un peu difficile de le présenter pour votre collègue Émile MEUNIER. Je regrette presque qu'il ne soit pas là, parce que franchement, j'ai tellement ri en voyant le v?u dans sa rédaction, parce que d'abord, il parle de l'Arena Alice Milliat, donc là déjà c'est une première inexactitude, donc je vois très bien à quoi cela fait référence. Bien que j'aie été quand même très étonné qu'il ne soit pas là le jour de l'inauguration de l'esplanade Alice Milliat, j'ai eu peur qu'il ait un problème, mais je crois que cela va, je l'ai aperçu, donc j'ai été rassuré. Comme nous l'avons dit, dans le contrat d'exploitation de l'Adidas Arena, on a donné une possibilité de "naming", le Conseil de Paris l'a fait, et l'esplanade Alice Milliat a eu son nom, donc ce n'est pas l'Arena Alice Milliat, première inexactitude. Deuxième inexactitude, vous me parlez de violation du R.L.P. C'est faux, il y a eu une autorisation de la Direction de l'Urbanisme, qui a bien regardé que tout cela était en conformité avec le R.L.P., parce que ce dont vous parlez était dans le cadre d'un événement qui avait lieu le 17 septembre, organisé par Adidas, qui est en plus le "namer" de l'Arena et qui respectait bien l'ensemble des préconisations du R.L.P. Depuis, il a fini d'être démonté le 24 septembre, ce qui ne constitue aucune infraction au R.L.P., et les contrôles en ce sens sont faits dans les équipements municipaux, contrairement à ce que vous sembliez dire. Je ne vais pas polémiquer, on sait pourquoi ce v?u a été rédigé, comment il a été fait, même si je le trouve assez maladroit dans son approche. Je comprends que c'était un marquage politique de M. MEUNIER, qui n'est malheureusement pas là. Franchement, il n'y a pas grand-chose à part le sourire, à en retenir, donc je vais vous demander de le retirer, sinon j'y émettrai un avis défavorable.

M. Patrick BLOCHE, premier adjoint, président. - Merci beaucoup, Pierre RABADAN.

Frédéric BADINA-SERPETTE, vous maintenez le v?u n° 69, donc l'avis de l'Exécutif évidemment est défavorable.

Je mets donc aux voix, à main levée, cette proposition de v?u, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée.

 

Octobre 2025
Débat
Conseil municipal
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