retour Retour

2024 DICOM 27 - Convention de partenariat relative au soutien à la pratique sportive. Vœu déposé par le groupe Union Capitale relatif à la pérennisation des Arènes de Lutèce en tant que site de festivités de proximité pendant la période estivale par une offre d’animations et d’ateliers culturels et sportifs.


 

Mme Laurence PATRICE, adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DICOM 27 et le v?u n° 8. Convention de partenariat relative au soutien à la pratique sportive. La parole est à Jack-Yves BOHBOT, pour le groupe "Les Républicains, Les Centristes - Demain Paris !".

M. Jack-Yves BOHBOT. - Merci, Madame la Maire. Mes chers collègues, les Jeux olympiques et paralympiques ont démontré, avec force, la capacité du sport à fédérer et à redonner, aux Français, confiance sur leur destin. La flamme de cet élan collectif doit être entretenue pour encourager la pratique sportive chez les plus jeunes d'entre nous, désormais apportée de magnifiques exemples d'athlètes sportifs capables de les inspirer. Paris, bien que ville-hôte des Jeux olympiques et paralympiques et pépinière de talents sportifs, tout comme la Région Île-de-France dans son ensemble, manque pourtant encore cruellement d'infrastructures. Notre ville est en effet largement sous-dotée. Nous dénombrons ainsi 14 équipements pour 10.000 habitants à Paris, contre 15 en Seine-Saint-Denis, 27 dans les Bouches-du-Rhône et 29 dans le Rhône. Est-ce normal, pour la Capitale de la France ? Le manque d'infrastructures entrave la pratique sportive des Parisiens, d'autant que le sport en plein air est moins répandu que dans d'autres capitales européennes du fait d'une ville très dense, toujours plus dense, et d'espaces verts moins nombreux qu'ailleurs. Au-delà de la question cruciale des infrastructures, que ce soient les gymnases, les pistes d'entraînement, les piscines, qu'a notamment abordées, lors de ce Conseil, ma collègue et voisine Samia BADAT-KARAM, ce sont toutes les initiatives en faveur de la pratique du sport qui doivent être accompagnées et encouragées. Le sport amateur, qui fait émerger dans notre pays de nombreux talents - cela n'est plus à démontrer après ces Jeux - constitue, de surcroît, un ciment social essentiel grâce à un réseau d'associations qui essaiment sur le trottoir parisien. C'est pourquoi, Madame la Maire, notre groupe "Les Républicains, Les Centristes - Demain Paris !" votera ce projet de délibération qui établit un partenariat entre la Ville de Paris et l'entreprise "Arena" afin de mettre en ?uvre un programme d'initiation de formation à la pratique sportive aquatique. Nous savons qu'un nombre croissant d'adolescents arrivent au collège sans savoir nager. Ces types de partenariat sont à même, je l'espère, de remédier à ce problème. Je vous remercie.

Mme Laurence PATRICE, adjointe, présidente. - Merci beaucoup. La parole est à Florence BERTHOUT, qui va nous présenter le v?u n° 8 du groupe Union Capitale.

Mme Florence BERTHOUT, maire du 5e arrondissement. - Merci, Madame la Maire.

Les J.O.P. ont été un très grand moment de fierté collective, et ils auront montré, dans un monde en crise dominé par la violence et le repli, notre capacité à nous unir et nous dépasser - nous l'avons rappelé mardi -, mais également une envie de vibrer autour de valeurs qui nous dépassent : l'excellence, le respect de l'autre, l'importance du collectif. Ils auront également profondément changé notre regard sur le handicap. L'accueil de l'incroyable équipe médaillée de cécifoot dans notre hémicycle, mardi, est à l'image de l'engouement national et international suscité par le paralympisme. Oui, nous avons envie que cette belle ferveur se prolonge à l'échelle de nos arrondissements parisiens, car nous aussi, à notre échelle, nous nous sommes beaucoup mobilisés localement pour accompagner les J.O.P. dans des sites de festivités territorialisées.

Dans le 5e, les Arènes, site historique exceptionnel, auront été dans le "top 3" des sites les plus fréquentés de la Capitale avec près de 150.000 visiteurs, beaucoup de couverture médiatique, plus de 150 activités proposées très variées, allant du tir au laser, à la danse, à la fresque, à la lecture, au judo, le cécifoot, "et cætera". Tout cela a été préparé pendant un an. Je remercie tous les acteurs, la Ville, les associations, les bénévoles, très importants dans le 5e arrondissement, les opérateurs culturels et sportifs, le théâtre Mouffetard, les bibliothèques et les centres d'animation. Une belle ferveur autour de notre office municipal des sports, avec une participation assez inhabituelle de la Maison de la vie associative et citoyenne, qui a joué "backstage" pour toutes nos animations. Il serait dommage que cet élan soit stoppé, d'où le v?u que je propose, et qui a été voté à l'unanimité de mon conseil d'arrondissement, pour que soit pérennisée, aux Arènes, la pratique sportive. Je remercie la DJS, qui a mis un conseiller sportif à notre disposition. Il vient chaque dimanche aux Arènes, de 10 heures à 12 heures, pour donner des cours gratuits de gymnastique douce. Néanmoins, il faudrait que nous allions plus loin et que nous ne tombions pas dans des problèmes d'intendance sclérosants : qui ouvre les tables pliantes de tennis de table ? Qui déploie le filet de badminton ? Qui met à disposition les tables de pique-nique que j'ai achetées ? Tout cela nécessiterait plus de coordination. J?aimerais que la Ville entame un dialogue avec les maires d'arrondissement qui souhaitent pérenniser certaines activités pour que l'on trouve un mode opératoire efficace et qu'on attribue des moyens nécessaires à l'organisation et à la programmation sportive et culturelle. Je suis sûre que nous y arriverons, Monsieur RABADAN. Je vous remercie.

Mme Laurence PATRICE, adjointe, présidente. - Merci beaucoup. La parole est à Pierre RABADAN, pour vous répondre.

M. Pierre RABADAN, adjoint. - Merci, Madame la Maire. Merci à vous deux, Monsieur BOHBOT et Madame BERTHOUT, Madame la maire du 5e arrondissement. Pour vos interventions, une réponse en deux temps. Sur le projet de délibération auquel le v?u est rattaché, je crois que nous partageons tous, ici, le constat qu'on est dans une ville extrêmement dense, où le taux d'infrastructures sportives par habitant n'est pas satisfaisant. Le sujet, c'est qu'on n'a plus beaucoup d'endroits où les construire. Nous travaillons pour développer ce qui existe déjà, qui peut être densifié ou amélioré. C'était d'ailleurs l'objet du v?u amendé que nous avons accepté à votre voisine, dans le 16e arrondissement, pour y lancer des études. Le partenariat sur le dispositif "123 Nager" va dans le sens de ce que vous demandez. En effet, au-delà de la limite de nos infrastructures, il faut conquérir l'espace public et l'organiser. C?est également le sens du v?u de Mme BERTHOUT, sur lequel je vais revenir. Sur ce sujet, nous faisons tous les mêmes constats, nous essayons de trouver des solutions. Je veux souligner que ce partenariat est intéressant et ce que les Jeux nous ont amené, car il permet de faire travailler des marques, en l'occurrence "Arena", une marque qui fournit du matériel de natation. Elle donne, ici, pour 15.000?euros de lunettes, bonnets, planches et bouées que la collectivité n'aura pas à fournir. C?est un partenariat qui me semble intéressant, et je pense que nous le voterons tous sans problème. Concernant le v?u de Mme BERTHOUT, je suis ravi du succès des Arènes de Lutèce et de la bonne coordination avec le travail qui a eu lieu, d'autant que vous n'en étiez pas très convaincue, vous étiez plutôt en faveur de la place du Panthéon. Je suis ravi que nous ayons trouvé des accords, et j'ai eu l'occasion de venir partager le succès des Arènes de Lutèce. Sur le fond du v?u, il n'y a pas de sujet. Le seul problème, et vous l'avez très bien dit dans votre intervention, c'est qu'il faut qu'on travaille avec l'ensemble des mairies d'arrondissement qui se voudront volontaires. Je le rappelle, tous les arrondissements proposaient un site de festivités, sauf un. Viendra-t-il, demain, demander un site de festivités ? Nous verrons. Dans tous les cas, tous les volontaires seront consultés dans la mission qui m'a été confiée sur l'héritage pour coordonner. En effet, vous l'avez rappelé, mettre des dispositifs dans l'espace public n'est parfois pas très simple sur des tâches matérielles. Ce que je peux vous garantir est que je vais consulter les mairies d'arrondissement, et spécifiquement celles qui avaient des zones de festivités. J?aurai donc affaire à vous et à vos services pour voir ce que nous pouvons faire dans le 5e arrondissement. Cela nous évitera que chaque arrondissement dépose un v?u, mais croyez-moi, si vous le retirez pour que je n'y émette pas un avis défavorable, je m'engage à venir travailler sur le sujet des zones de festivités dès l'été prochain. C?est également mon souhait et, je crois, celui de la Maire de Paris. Toutefois, il faut définir les conditions qui permettront d'encadrer et de coordonner l'ensemble de ces travaux sur les arrondissements qui le souhaiteront. Je vous remercie.

Mme Laurence PATRICE, adjointe, présidente. - Merci beaucoup. Madame BERTHOUT, le v?u n° 8 de votre groupe est-il maintenu ?

Mme Florence BERTHOUT, maire du 5e arrondissement. - Je comprends que vous y êtes favorable, mais vous me demandez de le retirer. Je n'ai pas compris.

Mme Laurence PATRICE, adjointe, présidente. - En effet, je crois qu'il a dit cela.

M. Pierre RABADAN, adjoint. - Je vous demande de le retirer, car je vais venir vous voir, comme toutes les mairies d'arrondissement, pour discuter des zones de festivité. C?est pour ne pas avoir un v?u de chaque mairie d'arrondissement à chaque Conseil pour demander d'avoir une zone de festivité selon des modifications ou des spécificités. Je vais donc venir vous voir. C?est pour éviter la cascade de v?ux au prochain Conseil de Paris et nous faire gagner un peu de temps. Néanmoins, je suis favorable à l'idée qu'on les maintienne.

Mme Florence BERTHOUT, maire du 5e arrondissement. - Je le retire, en comprenant que M. RABADAN est d'accord sur le fond.

Mme Laurence PATRICE, adjointe, présidente. - Et qu'il viendra vous voir.

Mme Florence BERTHOUT, maire du 5e arrondissement. - Je retiens l'attention.

Mme Laurence PATRICE, adjointe, présidente. - Merci beaucoup. Je n'ai pas besoin de mettre ce v?u aux voix. En revanche, je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DICOM 27. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s'abstient ? Le projet de délibération est adopté, je vous remercie. (2024, DICOM 27).

 

Octobre 2024
Débat
Conseil municipal
retour Retour