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2021 DAC 33 - Subvention (620.000 euros) et avenant à convention avec le théâtre de la Bastille. - SAS La Manufacture (11e).


 

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DAC 33 qui concerne le théâtre de la Bastille dans le 11e.

La parole est à Alice COFFIN pour le groupe Ecologiste de Paris.

Mme Alice COFFIN. - Merci, Monsieur le Maire.

Depuis un an, vous savez que l'on s'attache avec le groupe Ecologiste, et même depuis un peu plus longtemps que cela, mais là particulièrement au sein de la Commission culture et avec d'autres, à s'assurer que l'argent public alloué aux établissements culturels ne bénéficie pas qu'à une seule catégorie d'artistes, les hommes.

Je vais m'appuyer sur le projet de délibération DAC 33 relatif au théâtre de la Bastille, mais ces remarques valent aussi pour le DAC 15 sur le théâtre Paris 14, le DAC 35 sur le théâtre des Bouffes du Nord ou d'autres. Ce n'est pas spécialement concentré du tout sur le théâtre de la Bastille.

Par exemple, quelques points de statistique. Le théâtre Paris 14 pour lequel nous votons également une subvention pendant ce Conseil, qui compte 2 hommes à ses postes de directeur, affiche une programmation avec pour la mise en scène 8 hommes et 6 femmes, passe encore. En ce qui concerne les auteurs des ?uvres, nous aboutissons à un total de 12 hommes et 3 femmes, soit 4/5e d'artistes hommes programmés.

Est-ce possible d'avoir un peu plus de silence ?

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - S'il vous plaît ! Allez-y, Madame COFFIN.

Mme Alice COFFIN. - J'en étais à ce beau chiffre de 4/5e d'artistes hommes pour le théâtre Paris 14.

Quand je travaillais fin mai sur cette intervention, il se trouve qu'au théâtre de la Bastille était programmée une ?uvre qui s'appelle "Que faut-il dire aux hommes ?", signée par la Compagnie des hommes. Mais je le dis vraiment avec ironie, car précisément cette ?uvre s'attache plutôt à mettre en lumière des vies invisibilisées, et ce n'est pas elle qui est en cause. Même si en suivant, au mois de juin, nous notons encore que ce sont 4 hommes et un collectif qui sont à l'affiche au théâtre de la Bastille.

En ce qui concerne le théâtre des Bouffes du Nord, je ne reviens pas dessus. J'avais déjà fait le décompte il y a quelques mois.

Il y a dans l'ensemble de ces théâtres aussi des femmes programmées. Il y en a aussi beaucoup dans les projets de délibération que nous avons à examiner. Je veux saluer ici la Maison du geste de l'image, la M.G.I., qui avait nommé une directrice en 2018, et qui a une programmation particulièrement féminine.

Pour cette intervention, je ne vise personne spécifiquement. Je voulais juste entamer une discussion sur ce point. Ce boulot, d'aller compter, essentiel, d'aller faire des statistiques sur les programmations, qui nous renseignent, c'est du boulot qu'avait fait comme technique Aïssa MAÏGA pendant la cérémonie des César en comptant les personnes noires de la salle, ce sont des techniques d'information.

C'est sur ce sujet que je voudrais attirer l'attention. Le décompte, les statistiques dont on a besoin. Ce travail, c'est difficile, on n'a pas nécessairement, et même pas du tout les techniques, les ressources matérielles, humaines pour le faire. J'aurais aimé savoir si on pouvait envisager que ces chiffres figurent dans les éléments d'information qui nous sont donnés pour observer les subventions, les projets de délibération, parce que cela me paraît des informations, au même titre que d'autres qui figurent dans les exposés de motifs, les projets de délibérés. C'était plus sur ce point que portait ma demande.

Merci beaucoup.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci.

Pour vous répondre, Carine ROLLAND.

Mme Carine ROLLAND, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire, merci à vous, Alice COFFIN.

Nous avons cette discussion de manière récurrente et presque régulière désormais. C'est normal, ce n'est même pas légitime, c'est normal.

Il importe, je le disais sur le précédent projet de délibération, si l'on considère que la culture est au centre de la société, fait partie des leviers que nous pouvons utiliser pour la faire avancer et évoluer, bien sûr, la question de la parité en fait complètement partie.

Juste pour les établissements que vous avez cités, la programmation du théâtre de la Bastille est particulièrement masculine. Il faut tout de même préciser que c'est une programmation tronquée. Une saison très amputée à laquelle nous pouvons assister désormais, du fait de la pandémie, du fait de la crise sanitaire, alors même que le théâtre de la Bastille devait accueillir de nombreuses metteuses en scène en 2020 - 2021.

Sur le théâtre 14, même phénomène à l'année, la programmation est d'ores et déjà paritaire, si ce n'est que nous n'avons cette année que des demi-saisons.

Et puis, si sur les Bouffes du Nord, vous en aviez déjà parlé, des marges de progression sont encore possibles, je tiens à saluer l'ouverture de saison par une metteuse en scène, Jeanne CANDEL, qui proposait "Le viol de Lucrèce".

Ces trois précisions étant faites, vous savez que nous travaillons sur une lisibilité plus grande des critères d'attribution des subventions, au titre de laquelle la parité sera effectivement complètement partie prenante des critères. Nous y travaillons à toute force, avec la direction des affaires culturelles, et nous l'aborderons lors du prochain Conseil de Paris. Donc, lors de la prochaine 2e Commission, et lors du prochain Conseil de Paris, nous vous ferons des propositions en ce sens, et aurons donc l'occasion d'avancer. J'en suis certaine. Je vous remercie.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci.

Nous pouvons passer au vote sur le projet de délibération DAC 33.

Le vote est ouvert. (Il est procédé au vote électroniquement).

Le vote est clos.

Le projet de délibération est adopté. (2021, DAC 33). 2021 DAC 42 - Contribution (2.000.000 euros) et avenant à convention avec l'établissement public de coopération culturelle Maison des Métallos (11e).

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DAC 42 qui concerne la Maison des Métallos.

La parole est à Alice COFFIN pour le groupe Ecologiste de Paris.

Mme Alice COFFIN. - Ce sera bref mais important à souligner, parce que là encore, joie.

La semaine dernière, le compte Facebook de la Maison des Métallos, que je vous invite à suivre, comme ses autres comptes Instagram ou Twitter, affichait un "smiley" rieur assorti du statut : "la Maison des Métallos se sent en pleine forme, venez fêter les retrouvailles et en prendre plein la vue avec un show survitaminé !", en l'occurrence la performance "Dans la tête des ados", qui s'inscrit dans le cadre de la programmation "On raconte nos transitions", amorcée le jour de la réouverture le 19 mai.

C'est là encore l'occasion de partager une joie et de saluer le travail des équipes des établissements culturels pendant cette période qui a été si dure, et le soutien de la Ville de Paris.

Merci.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci.

Carine ROLLAND pour vous répondre.

Mme Carine ROLLAND, adjointe. - Merci à nouveau. Tout à fait d'accord. Saluons le travail de Stéphanie AUBIN et ses équipes pour un projet artistique à la fois ambitieux et innovant, parce que centré sur le thème des transitions, à commencer par la transition écologique, mais pas que.

D'ailleurs, les combats sociétaux font partie de ce que porte l'équipe de Stéphanie AUBIN avec, je le mentionne parce que parfois on ne connaît pas tous les lieux, chaque mois, une équipe artistique est invitée à co-construire le programme avec les équipes de l'établissement, et à la rencontre des Parisiennes et Parisiens, ou de tous ceux qui viendraient visiter la Maison des Métallos, instaurant ainsi, je le crois, la possibilité d'un rapport au public très renouvelé et très heureux.

Je vous remercie.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci.

Nous passons au vote sur le projet de délibération DAC 42.

Le vote est ouvert.

(Il est procédé au vote électroniquement).

Le vote est clos.

Le projet de délibération est adopté. (2021, DAC 42). 2021 DAC 191 - Subvention (166.000 euros) et avenant avec la SCIC le 100, établissement culturel solidaire (12e).

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Nous pouvons passer au projet de délibération DAC 191 qui concerne l'établissement culturel solidaire le 100, dans le 12e arrondissement. La parole est à la maire du 12e arrondissement, Emmanuelle PIERRE-MARIE.

Mme Emmanuelle PIERRE-MARIE, maire du 12e arrondissement. - Le 100 est parmi d'autres un établissement culturel emblématique du 12e arrondissement, avec une programmation interdisciplinaire engagée et exigeante, ancrée dans son territoire, mais aussi dans une profonde logique de solidarité.

La culture n'est pas désincarnée. Elle n'existe pas indépendamment des individus, des peuples, des collectifs, mais au contraire, à travers eux il n'existe pas d'individus éloignés de la culture, mais des individus et bien souvent des groupes sociaux dont on ne reconnaît pas les référents culturels, et dont on ne reconnaît pas la capacité à transmettre et à créer.

C'est en reconnaissant cette réalité et en la prenant en charge que l'on parviendra à rapprocher les institutions culturelles de toutes et tous, à créer de nouveaux espaces de rencontre, de création, de médiation entre les acteurs institutionnels et associatifs de la culture et les Parisiennes et Parisiens.

C'est ce que le 100 a parfaitement compris, je crois, en accueillant chaque année plus de 1.500 artistes émergents dans ses ateliers, en offrant aux habitants et habitantes du 12e un précieux moment de réflexion, d'engagement et d'émerveillement au cours du festival d'art contemporain du 12x12, ou grâce à l'organisation du Festival des Abolitions, qui s'est tenu encore récemment et que nous avons financé grâce à notre commission culture de proximité du 12e. Même s'il n'est pas assez identifié comme tel, le 12e arrondissement est un arrondissement de culture. Il accueille de grands établissements comme l'Opéra Bastille, le Théâtre du Soleil, la cinémathèque, le Musée national de l'histoire de l'immigration, ou encore le Musée des arts forains. Il est aussi le lieu d'attache d'un grand nombre d'acteurs culturels de plus petite taille qui, comme le 100, sont à saluer pour la qualité de leur travail et sont devenus indispensables à notre qualité de vie. Je pense aussi à "Progéniture" et à "Cicero", au Théâtre de l'Opprimé, à Art en balade. Nous pourrions en citer encore de nombreux autres. Je suis heureuse que l'arrondissement bénéficie de leur action. Je suis heureuse aussi que nous puissions porter avec eux une politique culturelle ambitieuse, en parfaite cohérence avec les ambitions portées pour la ville du quart d'heure, que nous évoquions hier. Créer de l'émulation, favoriser la diversité culturelle, donner les outils d'une émancipation individuelle et collective, valoriser le potentiel médiateur et créateur de toutes et de tous, c'est la volonté que nous portons dans le 12e arrondissement. C'est aussi d'ailleurs la volonté que le GEP porte à travers sa proposition du v?u relatif aux expositions sur la voie publique. C'est enfin la volonté que je voulais rappeler grâce à l'occasion que me donnait ce projet de délibération.

Je vous en remercie.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci.

Pour vous répondre, Carine ROLLAND.

Mme Carine ROLLAND, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire, merci, Madame la Maire du 12e arrondissement.

Je m'associe à tout ce que vous avez dit sur le 100 qui, au-delà d'être un lieu d'accueil d'activités artistiques, a une vocation sociale solidaire très affirmée et fait preuve, année après année, de sa capacité à ce titre d'innovation, de créativité, et occupe une place tout à fait centrale.

Je m'associe aussi à la réflexion que vous ouvrez sur ce que l'on appelle aujourd'hui les droits culturels, même si j'aurai peut-être une nuance et que je préfère le terme de démocratie culturelle, mais nous pourrons en échanger. Je sais que Sonia LEPLAT, à la Maison des pratiques artistiques amateurs, ouvrira bientôt ce débat, qui est de grand intérêt.

Bien sûr, le 12e est un grand lieu de culture parce qu'il y a des institutions dans le 12e et parce qu'à vos côtés nous nous attachons à faire vivre un tissu très vivant d'acteurs culturels. A ce titre, je voudrais me réjouir avec vous, je crois, de l'arrivée d'un espace dédié au cirque cet été sur la pelouse de Reuilly. Cela n'a pas été simple, mais nous pouvons vraiment nous en réjouir tant les pratiques circassiennes sont aujourd'hui inventives, belles, riches de lien aussi.

Pour toutes ces raisons, je vous invite à commencer par voter en faveur du projet de délibération dédié au 100.

Je vous remercie.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci.

Nous pouvons donc passer au vote sur le projet de délibération DAC 191.

Le vote est ouvert.

(Il est procédé au vote électroniquement).

Le vote est clos.

Le projet de délibération est adopté. (2021, DAC 191). 2021 DAC 556 - Subvention (5.000 euros) et convention avec l'association Centre audiovisuel Simone de Beauvoir.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DAC 556 qui concerne le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, et pour commencer la parole est à Mme Dominique KIELEMOËS pour le groupe Paris en commun.

Mme Dominique KIELEMOËS. - Bonjour à tous, merci Mesdames et Messieurs.

Il nous est proposé par ce projet de délibération DAC 556, d'accorder 5.000 euros au Centre audiovisuel Simone de Beauvoir. Ce centre a pour principale mission la conservation et la diffusion des archives audiovisuelles sur l'histoire des femmes en France, en Europe et dans le monde, dans un but de mise à disposition du public de ces ressources.

Le Fonds d'archives audiovisuelles du Centre Simone de Beauvoir se compose notamment du fonds documentaire sur l'histoire des femmes, constitué de 1980 à 1993 par Mme Carole ROUSSOPOULOS, Delphine SEYRIG et Ioana WIEDER, afin de préserver, valoriser, restaurer et diffuser des ?uvres audiovisuelles marquantes de l'histoire contemporaine et de mettre en avant la place des femmes dans la société.

L'Association organise des projections mensuelles en alternance au Forum des images et au cinéma le Luminor, mais elle anime également en parallèle à la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis, des projections et débats en présence de professionnels en partenariat avec l'association "Lire c'est vivre". Après la crise sanitaire, l'Association ambitionne de poursuivre ses activités aussi bien à la maison d'arrêt que dans les festivals et les salles de cinéma, dès que les circonstances le permettront. Le Centre compte sur ce nouvel élan pour concrétiser de nouveaux projets avec son nouveau partenaire, la Cité audacieuse. Par ailleurs, l'Association développe ses activités en direction des jeunes. Depuis 2014, elle anime en temps scolaire et périscolaire dans différentes villes, dont Paris, des ateliers de sensibilisation aux stéréotypes de genre, d'origine et d'orientation sexuelle à travers l'analyse de documentaires, de fictions, de clips et de publicités. Elle propose également une documentation pédagogique accessible en ligne sur le site "Genrimages", sur les stéréotypes sexués dans l'audiovisuel à disposition des enseignants et éducateurs, afin d'aborder l'égalité fille-garçon et les stéréotypes sexués par l'analyse des images auprès des enfants et des adolescents. Une telle structure ne pouvait évidemment porter un autre nom que celui de Simone de Beauvoir. Je vous remercie.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci. Pour le groupe Ecologiste de Paris, la parole est à Alice COFFIN.

Mme Alice COFFIN. - Merci, Monsieur le Maire, je ne vais pas reprendre ce qui a été dit à l'instant sur le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, j'ai deux petits points, un mini sur l'établissement et un sur le montant de la subvention.

Sur l'établissement, cela a été dit bien souvent, bonheur d'entendre le nom de de Delphine SEYRIG prononcé dans une assemblée, je vous recommande d'ailleurs, au-delà de ses qualités d'actrice, son documentaire "Sois belle et tais-toi" si vous ne l'avez pas encore vu, et celui de la réalisatrice Carole ROUSSOPOULOS. Pour vous donner des exemples de l'importance du Centre Simone de Beauvoir, c'est par exemple grâce au film de Carole ROUSSOPOULOS, "Debout", que j'ai pu découvrir l'histoire du M.L.F., qui ne m'avait pas été enseignée lors de mes enseignements scolaires.

C'est vraiment un outil de transmission qui pallie aussi toutes des déficiences sur la transmission des histoires féministes que l'on peut avoir dans des structures plus traditionnelles.

A ce sujet, un point parce que c'est justement très déficitaire quand même dans le financement des ?uvres de femmes, le financement encore plus d'?uvres sur le féminisme, le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir recevait il y a plusieurs années maintenant une subvention de 10.000 euros, elle est de 5.000 euros désormais, alors que la demande régulièrement faite depuis 2014 est d'avoir 7 ou 8.000 euros. Je pense que l'on pourrait leur accorder ces 2 ou 3.000 euros supplémentaires vu l'importance de leur mission. Merci beaucoup.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci.

Pour vous répondre, la parole est à Carine ROLLAND.

Mme Carine ROLLAND, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Merci, chère Alice, nous sommes de nouveau totalement d'accord sur l'importance de ce type de structure, le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir fait partie intégrante des associations historiques soutenues par la Ville de Paris. Pour ce qui est du montant, nous y reviendrons avec la direction culturelle dans la mesure de ce qu'il est possible de faire, et je ne peux évidemment m'engager à rien aujourd'hui et surtout pas cette année, nous en avons parlé précédemment. Je souhaiterais néanmoins insister sur le fond, tant nous l'avons dit, nous considérons, avec la Maire de Paris, que l'art et la culture ont bien sûr un grand rôle à jouer dans le combat pour la parité et pour la capacité à remettre en lumière un grand nombre de femmes artistes souvent oubliées par l'histoire, j'oserais employer le terme très en vogue invisibilisées, et le terme est juste, je le crois. C'est ce qui est fait à travers l'action de ce centre. C'est aussi ce qu'il s'est passé jusqu'à la semaine dernière sur les grilles de l'Hôtel de Ville avec une exposition dédiée à 100 femmes réalisatrices, et l'on sait combien le combat des femmes est compliqué, long et difficile dans le cinéma pour faire financer et voir diffuser leurs films. C'est aussi la raison pour laquelle nous avons décidé de confier la Villa Vassilieff dans le 15e arrondissement, aux soins de l'association "Aware", présidée par Camille MORINEAU. "Aware" est une très belle structure qui contribue à remettre en lumière le rôle des femmes artistes dans l'histoire et cette occupation très positive de la villa Vassilieff sera l'occasion pour "Aware" d'ouvrir de nouveaux espaces, de nouveaux espaces de diffusion, de projection, et même une bibliothèque infinie tant le sujet est vaste. Pour toutes ces raisons, je vous invite bien sûr à commencer par voter en faveur de la subvention pour le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir. Je vous remercie.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci.

Nous pouvons passer au vote sur le projet de délibération DAC 556.

Le vote est ouvert.

(Il est procédé au vote électroniquement).

Le vote est clos.

Le projet de délibération est adopté. (2021, DAC 556). 2021 DAC 558 - Subventions et conventions avec 29 sociétés cinématographiques gérant à Paris 34 salles de cinéma indépendantes.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DAC 558 qui concerne des conventions avec 34 salles de cinéma indépendantes.

La parole est au groupe Changer Paris, M. Vincent BALADI.

M. Vincent BALADI. - Monsieur le Maire, chers collègues, par ce projet de délibération nous réaffirmons, avec la Ville, notre soutien au cinéma indépendant.

Au total, la Ville de Paris, par ce projet de délibération, consacre 884.000 euros au soutien à ces salles indépendantes touchées par la fermeture des cinémas et la crise sanitaire.

Dans le 8e arrondissement, nous soutenons aussi les salles indépendantes, dont le cinéma Balzac, ainsi que les 5 établissements de la société "Dulac" et le cinéma Lincoln. Par exemple, chaque année, avec les scolaires du 8e arrondissement, nous organisons, dans le cadre de l'atelier "Paris Escrime", un film de cape et d'épée avec les enfants de l'arrondissement. Depuis le 19 mai, nous le voyons comme vous, la vie reprend et la réouverture des cinémas permet à chacun de se divertir, c'est une sacrée bouffée d'oxygène pour la profession. Comme vous, dans cette reprise d'activité, nous pensons aussi que l'art et la culture ont un grand rôle à jouer. Je vous remercie pour votre attention.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci.

Pour le groupe Paris en commun, la parole est à M. Boris JAMET-FOURNIER.

M. Boris JAMET-FOURNIER. - Merci beaucoup, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, nous avons à Paris Centre la fierté d'héberger le plus grand cinéma du monde : l'UGC Ciné Cité les Halles, au c'ur du forum des Halles, avec ses 26 salles, ses 4.000 places et ses plus de 3 millions de tickets vendus sur les 24 millions de tickets vendus à Paris chaque année.

S'il y a bien une chose qui a été largement ressentie dans la population française durant ces derniers mois, c'est la frustration qu'a engendré le fait d'être coupé des salles obscures et de ne pas pouvoir aller au cinéma, ce qui peut être une activité parfois très régulière pour certaines et certains, parfois plus occasionnelle, puisqu'on le sait, le fait d'aller au cinéma peut être difficilement accessible pour certaines familles modestes.

Mais en tout cas, les Françaises et les Français sont toutes et tous d'accord sur un point : ils aiment le cinéma, nous sommes les plus grands cinéphiles d'Europe, et c'est évidemment notamment parce que nous avons une offre de qualité et c'est bien sûr singulièrement le cas à Paris.

Cette offre de qualité se structure notamment grâce aux salles indépendantes. Quand on dit des salles indépendantes, on veut dire des salles qui appartiennent à des groupes de moins de 50 écrans, et celles-ci poursuivent depuis des années un important travail d'animation culturelle qui est véritablement ancré au c'ur de la vie locale, au c'ur des quartiers et en direction de tous les publics, et c'est évidemment important pour la vie culturelle de Paris.

Au Conseil de Paris, on a souvent des performances d'actrices, d'acteurs, mais c'est au spectateur et à la spectatrice qui est en vous que je vais m'adresser en vous disant que si je vous parle des Ursulines, si je vous parle de Lincoln, du Lucernaire, du Brady, du Louxor, des 7 Parnassiens, du Club de l'étoile, cela doit vous évoquer quelques frissons qui sont ceux que l'on ressent quand s'éteignent toutes les lumières, que seul subsiste le projecteur et que la séance commence.

J'ai notamment une pensée particulière pour le Luminor, que l'on appelait parfois le Nouveau Latina, situé dans notre magnifique 4e arrondissement, à quelques pas d'ici et dans lequel j'ai vécu des rencontres avec des longs-métrages, avec des documentaires, des équipes de films, avec des critiques. C'est véritablement un lieu magique qui nous est à tous et toutes très cher.

Des lieux magiques, il y en a beaucoup à Paris, on a de nombreuses salles qui proposent des actions spécifiques pour le jeune public, en lien avec des établissements scolaires, avec des associations qui développent l'éducation à l'image en organisant des séances spéciales pour les élèves. Bref, on a vraiment des actrices et des acteurs de terrain dans ces cinémas indépendants qu'il faut pouvoir soutenir.

Ces salles programment systématiquement les films en version originale et on sait que c'est un acquis culturel et d'ouverture d'esprit très important, et tout au long de l'année, ces salles indépendantes offrent des festivals thématiques, des avant-premières, des rétrospectives et c'est notamment le cas au Luminor Hôtel de Ville, vous aurez compris où va mon inclinaison.

Bref, les salles indépendantes parisiennes dont l'économie était déjà parfois fragile, ce n'est pas le cas de toutes, mais cela peut être le cas, ont été évidemment durement touchées durant la crise sanitaire. C'est pourquoi la Ville de Paris, dès le début de la pandémie, dès le début des fermetures administratives, a mis en place un plan de soutien exceptionnel, donc dès 2020, de 400.000 euros, pour aider ces salles à faire face aux conséquences de la crise sanitaire. En 2021, bien sûr, la Ville réaffirme son appui aux salles indépendantes avec 34 salles indépendantes qui sont soutenues, cela fait 80 écrans, et l'ensemble de ces soutiens permettra à Paris de maintenir son positionnement exceptionnel en matière d'exploitation cinématographique avec sa diversité si unique et la qualité dont j'ai parlé. Bref, la politique municipale en faveur du cinéma doit continuer et elle continue grâce à cette subvention, grâce à Carine ROLLAND, grâce à la mission cinéma et évidemment je salue Michel GOMEZ. Mes chers collègues, je dis moteur et surtout action ! Votons pour ce projet de délibération qui permet de soutenir le cinéma indépendant à Paris.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci.

Carine ROLLAND pour vous répondre.

Mme Carine ROLLAND, adjointe. - Merci, chers collègues, pour vos enthousiasmes respectifs et partagés.

Je ne peux évidemment que m'y associer, cela fait maintenant de nombreuses années qu'Anne HIDALGO, en tant que Maire de Paris, considère que le soutien au cinéma indépendant relève de la politique municipale. Ce n'est pas une prérogative municipale, néanmoins, nous partageons cette conviction que lorsque l'on veut ?uvrer à ce qu'est la vie culturelle dans une ville comme Paris, il convient de prendre soin de la diversité de ses acteurs, les cinémas indépendants en font entièrement partie et vous l'avez, Monsieur BALADI, Monsieur JAMET-FOURNIER, l'un comme l'autre, très bien dit. Deux petits points sur lesquels je souhaiterais insister, Monsieur JAMET-FOURNIER, vous avez mentionné l'importance des cinémas indépendants auprès des publics les plus jeunes, les programmes d'éducation à l'image, d'accompagnement, que ce soit "Collège au cinéma" et autres permettent au plus jeune public d'aller découvrir des films qu'il ne verrait pas forcément autrement, de donner ce goût toujours en l'accompagnant à l'occasion de médiations très bien effectuées. L'autre point, c'est bien sûr la dureté de la période qui nous a amenés non seulement à réaffirmer notre soutien, mais à l'accentuer aussi pour quelques établissements dont le Lincoln dont vous avez parlé, Monsieur BALADI. En toute fin, je vous rejoins, Monsieur JAMET-FOURNIER, sur l'importance de pouvoir maintenir le Luminor vivant comme il l'est, au c'ur du Marais, c'est le seul cinéma du Marais, le Luminor, ancien Nouveau Latina, et en tout cas cet établissement est essentiel, osons le mot. Il traverse aujourd'hui des difficultés dans le dialogue avec les propriétaires des lieux, nous sommes aux côtés des gérants et exploitants pour voir comment accompagner l'avenir de ce bel établissement. Je vous remercie.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci.

Nous pouvons donc passer au vote sur le projet de délibération DAC 558.

Le vote est ouvert.

(Il est procédé au vote électroniquement).

Le vote est clos.

Le projet de délibération est adopté. (2021, DAC 558). 2021 DAC 560 - DGRI - Subvention (6.500 euros) à l'association Kolnoah.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération DAC 560 - DGRI qui concerne l'association "Kolnoah", et la parole pour le groupe Changer Paris est à Marie TOUBIANA.

Mme Marie TOUBIANA. - Merci, Monsieur le Maire.

Monsieur le Maire, mes chers collègues, le festival du cinéma israélien a été l'une des premières initiatives spécialement dédiées à la promotion de ce cinéma en France. Depuis, il s'est imposé comme un rendez-vous incontournable pour tous les cinéphiles, pour les simples curieux, autant que pour les connaisseurs de la société israélienne, de sa culture et de ses enjeux actuels.

Depuis ses débuts en 2000, il offre un aperçu précieux de l'étendue de la création et du patrimoine cinématographique israélien entre grands classiques et inédits, documentaires et longs métrages, rencontres et débats.

Chaque année, il offre un cadre privilégié pour découvrir dans leur diversité les ?uvres contemporaines qui font vivre le cinéma en Israël. Il représente ainsi un maillon important de la compréhension et de la connaissance interculturelle entre la France et Israël. En raison de la crise sanitaire, les 20 ans de ce festival avaient dû se tenir en ligne au mois de novembre dernier, c'est donc avec une grande joie que le public verra pour cette 21e édition, les ?uvres reprendre le chemin du grand écran et retrouver le cinéma le Majestic Passy, cinéma d'art et d'essai du 16e arrondissement. Il héberge depuis plusieurs éditions ce festival qui rencontre par ailleurs un succès croissant, sa popularité et son public étant en constante augmentation depuis plusieurs années. Je choisis donc ce soutien renouvelé par la Ville à double titre : à la fois pour la dimension artistique du festival et pour son impact positif en matière de relations internationales entre les deux pays. Je vous remercie.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci. Pour vous répondre, Carine ROLLAND.

Mme Carine ROLLAND, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire, merci, Madame TOUBIANA.

Effectivement, très belle action que celle de l'association "Kolnoah", qui permet à un public parisien de découvrir le cinéma israélien à travers une sélection de films toujours variée au fil des 20 éditions, la 21e édition étant à venir à l'automne.

C'est important, bien sûr, nous n'avons de cesse de le dire en différentes circonstances ce matin. L'art et la culture doivent pouvoir contribuer au dialogue, au débat, c'est bien l'objet de ce festival de cinéma israélien et permettez-moi de faire un pas de côté, l'un des plus grands cinéastes israéliens est aujourd'hui et depuis longtemps Amos GITAI, qui fort des relations avec la Ville de Paris, de son attachement à Paris, se produira cette fois sur la scène d'un très grand théâtre parisien, à savoir le Châtelet, avec le soutien du théâtre de la Ville, donc, vous voyez que tout cela est croisé, cela aura lieu en juin et c'est aussi une belle manière de rendre hommage à ses origines de cinéaste israélien.

Je vous remercie.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci.

Le vote est ouvert sur le projet de délibération DAC 560 -DGRI.

(Il est procédé au vote électroniquement).

Le vote est clos.

Le projet de délibération est adopté. (2021, DAC 560 - DGRI). 2021 DAC 708 - Fixation de nouvelles dispositions tarifaires consécutives à la suspension des activités des Ateliers beaux-arts de Paris en raison de la crise sanitaire pour l'année 2020-21.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Nous pouvons passer au projet de délibération DAC 708 qui concerne les Ateliers beaux-arts de Paris, et pour commencer la parole est à Mme Catherine DUMAS pour le groupe Changer Paris.

Désinscription.

Mme Carine ROLLAND va donc nous parler de l'amendement technique n° 29.

Mme Carine ROLLAND, adjointe. - C'est un amendement technique.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Je mets aux voix l'amendement technique n° 29.

Le vote est ouvert. (Il est procédé au vote électroniquement).

Le vote est clos.

L'amendement technique n° 29 est adopté.

Le vote est ouvert sur le projet de délibération DAC 708 ainsi amendé.

(Il est procédé au vote électroniquement).

Le vote est clos.

Le projet de délibération amendé est adopté. (2021, DAC 708).

Je vous remercie. 2021 DAC 696 - Pôle supérieur d'enseignement artistique Paris Boulogne-Billancourt (PSPBB). - Recrutement d'un.e directeur.rice. - Liste des candidats présélectionnés.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération DAC 696 qui concerne le Pôle supérieur d'enseignement artistique Paris Boulogne-Billancourt, et la parole est à Mme Alice COFFIN pour le groupe Ecologiste de Paris.

Mme Alice COFFIN. - Merci, Monsieur le Maire.

En mai 2020, le directeur du Pôle supérieur d'enseignement artistique Paris Boulogne-Billancourt a démissionné et nous souhaitions alerter sur le déroulé depuis du processus de sélection d'une nouvelle direction, particulièrement sur les biais sexistes de cette sélection.

Le P.S.P.B.B. a reçu 16 dossiers de candidature. Ils venaient de 12 hommes et 4 femmes. Premier point à déplorer : il serait souhaitable de demander une liste de départ paritaire. Puis, sur ces 16 dossiers, 5 ont été écartés car ils étaient incomplets, 3 femmes et 2 hommes.

Sur les 4 dossiers de femmes, 3 ont été éliminés. Il restait donc une femme sur 11 dossiers, et le 27 avril 2021 une présélection a été faite qui a retenu 3 hommes et 1 femme pour la liste finale.

Nous sommes mis au courant très régulièrement d'énormes problèmes de sexisme dans les recrutements de directions d'établissements culturels, pas du tout évidemment et pas spécialement du tout à Paris. C'est un phénomène structurel et nous pensons au contraire que la Ville et Carine ROLLAND, nous avons eu l'occasion de l'entendre à plusieurs reprises ce matin, sont particulièrement attentives à ces questions, mais nous voulions pointer nos préoccupations sur ce sujet, en particulier au sujet de ce projet de délibération DAC 696. Merci.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci.

Pour vous répondre, Carine ROLLAND.

Mme Carine ROLLAND, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire, merci, chère Alice COFFIN.

Nous avons eu l'occasion d'en parler en 2e Commission, le processus de sélection pour le Pôle supérieur d'enseignement artistique Paris Boulogne-Billancourt dit "P.S.P.B.B." a été marqué à l'origine par un décalage trop fort entre le nombre de candidatures masculines et le nombre de candidatures féminines au désavantage, vous l'entendez bien sûr, des candidatures féminines.

C'est précisément pour cette raison que j'ai demandé, avec le concours de la directrice des Affaires culturelles, que ce processus de recrutement soit prolongé, pour que des femmes puissent avoir la possibilité de candidater, quitte à aller en solliciter.

En la matière, nous ne pouvons pas exiger, nous pouvons inciter, nous pouvons orienter, mais légalement, nous n'avons pas la possibilité de demander que ce recrutement soit paritaire.

Néanmoins, le Ministère de la Culture, qui est co-recruteur sur cet établissement, a entendu notre demande et c'est bien volontiers que nous avons prolongé le délai, que plus de femmes ont pu candidater et que nous en sommes aujourd'hui à une liste finale de candidats qui effectivement compte 3 hommes et 1 femme. C'est un effort sur lequel je ne transigerai pas, vous connaissez mes engagements, vous connaissez ceux de la Maire de Paris en la matière, nous savons que le chemin est long.

Je préfère m'associer à votre vigilance et la prendre très physiquement plutôt que d'y voir de la défiance. En la matière, nous avons précisément fait tout ce qu'il était possible de faire dans le cadre proposé. Je vous remercie.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci.

Nous passons donc au vote sur le projet de délibération DAC 696.

Le vote est ouvert. (Il est procédé au vote électroniquement).

Le vote est clos.

Le projet de délibération est adopté. (2021, DAC 696). V?u déposé par le groupe Ecologiste de Paris relatif aux expositions sur la voie publique.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Nous passons à l'examen de v?ux non rattachés.

Nous commençons par le v?u n° 30 relatif aux expositions sur la voie publique. Il est présenté par Mme Alice COFFIN.

Mme Alice COFFIN. - Merci, Monsieur la Maire.

Nous avons évoqué à de nombreuses reprises le sujet des expositions sur la voie publique en Conseil de Paris et en Commission, émis parfois des réserves et revenons aujourd'hui avec cette contribution où nous proposons une évolution du dispositif actuel.

En effet, s'il faut saluer la présentation en Conseil de Paris du projet de délibération relatif aux expositions sur la voie publique qui va dans le sens d'une plus grande transparence et d'une plus grande exigence démocratique, il me semble important qu'un supplément d'information soit fourni aux élus, notamment concernant l'objet des expositions et l'identité des porteurs de projet. C'est l'objet de notre premier attendu.

De même, il est pour nous nécessaire de publiciser le processus par lequel les porteurs et porteuses de projet soumettent leur proposition d'exposition, par la publication d'un appel à projets.

Ceci, afin de permettre l'information d'un maximum d'acteurs de la culture et de favoriser une plus grande diversité des projets et des partenaires.

Accompagné d'un règlement, cet appel à projets se devra bien entendu d'être à la hauteur des exigences éthiques que porte déjà la Ville dans bien d'autres domaines. Il est pour nous impossible de faire la promotion et encore moins sur les grilles de l'Hôtel de Ville d'expositions qui, sous couvert de mécénat, s'avéreraient être par exemple des opérations de "greenwashing".

Mais au-delà de ce dispositif, nous souhaitons que ces expositions soient le catalyseur d'une politique culturelle plus que jamais ambitieuse, particulièrement dans ce moment où la crise du Covid est venue s'ajouter à celle systématique de la précarité pour bon nombre d'acteurs et actrices de la culture, d'artistes, dans ce moment qui venait interroger aussi nos pratiques culturelles.

Ces expositions sur la voie publique prennent souvent place en des lieux emblématiques et exceptionnels, offrent de formidables opportunités en matière d'innovation culturelle et de réappropriation d'espaces publics.

Ainsi, comme nous le mentionnons dans notre v?u, nous souhaitons qu'à travers ce dispositif soient favorisés les dispositifs portés par des associations locales, étudiants, écoles d'art, ateliers d'artistes.

Enfin, nous comprenons que la création de cet appel à projets engage la Ville à soutenir financièrement les projets d'exposition sélectionnés dans un contexte de contraintes budgétaires. Aussi, sans préempter les débats budgétaires, nous proposons que la Ville travaille à la recherche d'un financement ou à la création d'un dispositif vertueux.

Si la mise à disposition de l'espace public se fait aujourd'hui à titre gracieux pour ces expositions, nous pourrions par exemple mettre en place un système de redevance qui viendrait alimenter un fonds de soutien. Je sais, chère Carine ROLLAND, que vous avez été attentive à nos propositions. Celles-ci s'inscrivent, je crois, dans la droite ligne des initiatives prises par la Ville telle celle de l'été culturel.

Je vous remercie.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci.

Pour vous répondre, la parole est à Carine ROLLAND.

Mme Carine ROLLAND, adjointe. - Merci, nous avons eu en de nombreuses reprises l'occasion de discuter de ces expositions sur la voie publique, qui sont effectivement ouvertes à tous et bénéficient d'espaces communs.

A ce titre, il est tout à fait légitime d'en discuter.

Pour être la plus concise et efficace possible, nous avons bien noté votre demande d'obtention de documents plus détaillés en amont du Conseil de Paris et de la 2e Commission.

Cette demande a d'ores et déjà été transmise à la Direction de l'Information et de la Communication, qui s'est engagée à y procéder.

Pour ce qui est de la capacité à faire connaître la possibilité d'organiser des expositions sur ces espaces auprès du grand public, en tout cas d'un public plus large, je pense aux associations, aux collectifs d'artistes, je pense aussi aux écoles d'art, c'est une disposition que nous allons effectivement mettre en ?uvre via le site de la Ville de Paris. Nous vous proposons, vous l'avez dit, d'expérimenter en 2022 le principe d'un appel à projets sur ces espaces partagés, dans le cadre de l'été culturel parisien. Je vous remercie donc d'avoir accepté, si vous confirmez l'engagement que nous avons pris ensemble, l'amendement à ce v?u, l'amendement dont je viens de préciser le contenu. Et vous invite bien sûr à parcourir l'exposition dédiée à Simone Veil qui, si elle se déploie initialement dans la salle Saint-Jean de l'Hôtel de Ville, continue sur les murs de la caserne Napoléon. Et c'est, je crois, une très belle illustration de ce que nous faisons avec ces expositions de la Ville de Paris.

Je vous remercie.

(Mme la Maire de Paris reprend place au fauteuil de la présidence).

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Madame.

Je donne la parole à Carine ROLLAND pour vous répondre. Pardon, je voyais le micro. Je croyais que c'était Mme COFFIN...

Mme Alice COFFIN. - Amendement qui va tout à fait dans le bon sens, c'est un bon premier pas. Evidemment, on se joint aux recommandations d'aller voir l'exposition Simone Veil.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Vous acceptez l'amendement.

Je mets aux voix le v?u nº 30 du groupe Ecologiste de Paris, ainsi amendé, avec un avis favorable.

J'ouvre le vote.

(Il est procédé au vote électroniquement).

Le vote est clos.

Le v?u amendé est adopté. (2021, V. 182).

Je vous remercie.

 

Juin 2021
Débat
Conseil municipal
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