2017 DEVE 156 - DJS - Aménagement d’une baignade publique dans le lac Daumesnil (12e). - Bilan d’avancement annuel de l’opération et avis favorable du Conseil de Paris sur le dossier présentant le projet. Vœu déposé par le groupe les Républicains relatif à la gestion du bois de Vincennes. Vœu déposé par le groupe les Républicains relatif au retrait de la délibération. Vœu déposé par le groupe Ecologiste de Paris relatif au montage et démontage des installations temporaires. Vœu déposé par le groupe Ecologiste de Paris relatif à la désimperméabilisation de sols. Vœu déposé par le groupe Ecologiste de Paris relatif à un complément d'études. Vœu déposé par le groupe Socialiste et Apparentés relatif à l'impact de la Foire du Trône. Vœux déposés par l'Exécutif.
M. Frédéric HOCQUARD, adjoint, président. - Nous allons maintenant examiner le projet de délibération DEVE 156, ainsi qu'un certain nombre d'amendements et de v?ux s?y rattachant, à propos de l'aménagement d'une baignade publique dans le lac Daumesnil.
Nous entendrons Eric AZIÈRE, Valérie MONTANDON, Sergio TINTI, Nicolas BONNET-OULALDJ, Yves CONTASSOT, Julien BARGETON, Danielle SIMONNET, Catherine BARATTI-ELBAZ, la maire du 12e arrondissement.
Et pour commencer ce débat la parole est à M. Eric AZIÈRE.
M. Eric AZIÈRE. - Merci beaucoup, Monsieur le Maire.
Mes chers collègues, le projet de délibération qui nous est soumis aujourd?hui sur la future baignade du lac Daumesnil nous présente un lourd projet d'aménagement.
En effet, la principale difficulté à laquelle doit faire face la Ville, est que le lac Daumesnil n'a pas assez de débit pour permettre un niveau de qualité des eaux suffisant pour la baignade. Il convient donc de mettre en place une structure permettant d'isoler le bassin de baignade du reste du lac et de créer deux bassins filtrants de 2.400 mètres carrés à proximité des pelouses de Reuilly, sans oublier, bien sûr, l'installation de tout le matériel de pompage ainsi que les aménagements pour recevoir les baigneurs. Tout ceci a un coût. Il est évalué à 9,5 millions d'euros pour accueillir, selon les prévisions de la Ville, environ 75.000 baigneurs par an entre juin et septembre.
Dans ce projet de délibération, l'Exécutif nous garantit que tout sera fait, je cite : "pour éviter les impacts du projet sur l'environnement, réduire ceux qui ne peuvent être complètement supprimés et, le cas échéant, les compenser par des mesures d'accompagnement". C'est sur ce point précis que portent nos réserves.
En effet, ce que le projet de délibération ne précise pas, c'est que la Direction régionale et interdépartementale de l'Environnement et de l'Energie ne semble absolument pas partager la même analyse que la Ville quant aux impacts environnementaux du projet. Celle-ci craint, en effet, que le projet ne modifie substantiellement l'aspect et l'état du site classé.
Elle émet des réserves qui semblent légitimes quant à l'installation de la baignade à proximité des grands arbres de l'île de Bercy, reconnus en 2015 comme un ensemble arboré remarquable. Elle considère que les bassins filtrants, plutôt que d'enrichir la biodiversité du secteur, comme l'annonce la Ville, réduisent les espaces de promenade offerts aux visiteurs du bois de Vincennes, et, je la cite : "ne constituent pas un apport pour le site, sinon un dommage".
Plus grave encore, le rapport de la D.R.I.E.E. va même jusqu'à s'interroger sur la sincérité du dossier présenté par la Ville, estimant que la présentation de la Ville minimise les répercussions sur le site du lac Daumesnil. C'est grave. J'ajoute aussi, car ce n'est pas négligeable, que la Préfecture de police avait rendu un avis défavorable lors d'une première présentation du projet de la Ville. Si la Commission départementale de la Nature, des Paysages et des Sites a validé le permis d'aménager, il est à noter que l'ensemble des associations s'y sont opposées.
Quoi qu'il en soit, il est très étonnant que l'Exécutif passe totalement sous silence, dans ce projet de délibération, toutes les réserves émises aussi bien par la Préfecture de police que par la D.R.I.E.E. Il semble donc que l'on soit amené à se prononcer aujourd'hui sur un projet de délibération, sans que n'aient été portés à notre connaissance tous les éléments permettant d'avoir un jugement éclairé sur le projet.
Enfin, et je préfère poser la question maintenant plutôt que l'apprendre dans les journaux, j?ai noté que le 12e arrondissement est exemplaire sur la façon de faire vivre la ville inclusive, en particulier vers les naturistes après l'expérience de l'ouverture d'un espace ouvert dans le bois de Vincennes, dont nous attendons les conclusions avec impatience. Après l'ouverture d'un premier restaurant naturiste rue de Gravelle, au métro Daumesnil, je voudrais savoir si le site du lac Daumesnil s'ajouterait à la liste des sites naturistes voués, cette fois, à la baignade, comme le groupe des Verts, membre de la majorité municipale, l'avait proposé en septembre 2016, ou comme M. FRIMON, vice-président de l'Association pour la promotion du naturisme en liberté, l'avait également posé comme hypothèse d'un lieu de baignade à Paris pour ses membres.
Le lac Daumesnil sera-t-il ouvert à la baignade naturiste ?
Pour conclure, et en l'absence immédiate de ces réponses, le groupe UDI-MODEM votera le v?u de notre collègue, Valérie MONTANDON, demandant le retrait de ce projet de délibération. Et dans le cas où celui-ci devrait être rejeté, nous nous abstiendrons sur le projet de délibération dans l'attente de l'ensemble des informations nous permettant d'avoir une vision complète et objective du projet.
Je vous remercie.
(M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, remplace M. Frédéric HOCQUARD au fauteuil de la présidence).
M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Monsieur le Président.
La parole est à Mme Valérie MONTANDON.
Mme Valérie MONTANDON. - Merci, Monsieur le Maire.
Sur ce dossier, nous sommes très étonnés de l'entêtement de l'Exécutif et du manque de sincérité. Lors du débat sur le lancement du principe de baignade dans le lac Daumesnil, nous avions voté favorablement. Cependant, au fur et à mesure de l'avancée du dossier, il s'avère que les impacts écologiques sur le site ainsi que les prévisions sanitaires pour les futurs baigneurs, ne sont pas aussi anodins que prévu. Au lieu de prendre toutes les mesures et les conséquences de ces problèmes, vous passez votre temps à minimiser les impacts. Il n'y pas de mal, il n'y a pas de honte à admettre que le projet est plus complexe que prévu.
Ce qui est inadmissible, c'est de minimiser la situation et d'adopter l'attitude "circulez, il n'y a rien à voir", alors même que nous avons débattu en cette séance du Conseil de Paris le Plan Climat. Le rapport de la Direction générale et interdépartementale de l'Environnement et de l'Energie émet un avis défavorable sur le projet de baignade dans le lac Daumesnil et l'inspectrice des sites regrette les choix retenus par la Ville de Paris, notamment quant à l'implantation du projet, et déplore le manque de mesures d'accompagnement environnementales.
Cet aménagement conduit à excaver 8.450 mètres cubes du lac Daumesnil, 1.800 mètres cubes de l'île de Bercy et 4.700 mètres cubes de clairières. Cet aménagement demande aussi à construire 250 mètres de mur de soutènement en béton, à poser 150 plots en béton et à construire un volume de béton global de 208 mètres carrés de surface et 8 mètres de hauteur sous la berge. L'ensemble des associations - comme l'a, en effet, rappelé Eric AZIÈRE - qui composent la Commission départementale de la Nature, des Paysages et des Sites, ont voté contre ce projet. Le premier dossier déposé auprès de la direction qui s?occupe de la protection des personnes à la Préfecture de police, a aussi émis un avis défavorable.
Je vous le dis, Monsieur le Maire, en l'état et avec les documents joints à ce projet de délibération, qui minimisent les impacts écologiques et sanitaires, les élus de cette Assemblée ne sont pas en mesure de voter ce projet. Et c'est pour cela que nous avons, en effet, émis un v?u qui demande le retrait de ce projet de délibération afin que les élus disposent d'informations plus sincères et complètes concernant les impacts écologiques sur le site et des études sanitaires pour les futurs baigneurs.
En ce qui concerne le v?u n° 188 relatif à la Foire du Trône qui a été rattaché de façon opportune à ce projet de délibération, franchement, quel hasard de calendrier, n'est-ce pas ? Pendant des années et des années, où les élus Républicains soulevaient le débat de la tenue de la Foire du Trône sur la pelouse de Reuilly, vous défendiez corps et âme cet événement, et, d'un coup, alors que la lune de miel est rompue avec Marcel CAMPION, la Foire du Trône et les forains deviennent indésirables du jour au lendemain. Pas plus tard qu'en juin dernier, lors de la révision du règlement de la Foire du Trône, vous aviez refusé un amendement demandant - et c'était vous, Monsieur le Maire, Monsieur Bruno JULLIARD, qui aviez répondu -, mon amendement demandait un abaissement des horaires de minuit à 22 heures. Et voici la réponse que vous avez faite, je cite : "Je vous demanderai de bien vouloir retirer, sinon j'émettrai un avis défavorable puisqu?il s?agit d'une modification qui n'a fait l'objet d'aucune discussion avec les premiers concernés, à savoir les forains, et, surtout, qui porterait lourdement atteinte à leur activité et à la fréquentation de la Foire du Trône qui est importante et participe à l'offre festive et culturelle à Paris, la nuit".
Chers collègues, je serais tentée de chantonner "Les histoires d'amour finissent mal en général", sauf qu'en faisant preuve d'une telle brutalité, vous avez omis que, derrière la Foire du Trône, il y a des familles, des emplois et des engagements financiers que ces commerçants doivent honorer et anticiper. Alors, vous avez dû quand même être pris de remord parce que, cette nuit - je suppose, cette nuit - parce que vous avez? Je découvre ce matin un v?u bis posé sur table, un v?u de rétropédalage qui traduit à quel point vous êtes torturés sur ce sujet.
Contrairement à vous, notre groupe a toujours été constant et cohérent sur ce sujet. En 2014, nous avions proposé le déplacement de la Foire du Trône de la pelouse de Reuilly qui n'est pas adaptée et qui laisse, en effet, un site classé en jachère pendant plus de 10 mois. Nous avions un projet de requalification de la pelouse de Reuilly avec la création de prairie, un projet avec des jardins pour enfants et des terrains de sport intégrés au paysage, et une proposition de relocalisation de la Foire du Trône vers un lieu dédié aux arts forains à la porte de Bagnolet, notamment grâce à la restructuration de l'échangeur et de la gare routière.
Si je résume la situation du débat d'aujourd'hui : un projet de délibération sur la baignade insincère, un premier v?u sur la Foire du Trône imprégné de ranc?ur personnelle sans projet alternatif, un v?u de rétropédalage. Le Conseil de Paris est le théâtre d'un mauvais scénario de série B. C'est bien pour cela que le groupe des Républicains s'abstiendra sur le projet de délibération du lac Daumesnil, si vous ne la retirez pas, ainsi que sur les v?ux qui y sont rattachés.
En ce qui concerne le v?u de la Foire du Trône initial, le v?u n° 188, s'il est maintenu, nous nous abstiendrons aussi, mais je pense qu'il sera retiré.
Nous voterons favorablement à votre v?u rétropédalage n° 188 bis.
Merci, Monsieur MARTINS, de me laisser terminer, s'il vous plaît.
En revanche, nous avons proposé un v?u demandant un vrai débat de fond sur la gestion du bois de Vincennes, v?u demandé par plusieurs groupes au sein du Conseil du 12e arrondissement. Nous espérons que vous accepterez cette proposition de débat sur la gestion et un audit sur le bois de Vincennes, ce qui vous permettrait de sortir la tête haute de la panade dans laquelle vous vous enlisez. Merci.
M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Madame.
La parole est à M. Sergio TINTI.
M. Sergio TINTI. - Merci, Monsieur le Maire.
Nous sommes ravis de voir que les 104 mesures du Plan Nager à Paris, plan ambitieux que nous avions voté il y a maintenant un peu plus de deux ans, continuent d'être mises en place.
Nous le répétons à chaque fois que l'occasion se présente, ce sont quelque 7 millions d'usagers qui se pressent dans les piscines parisiennes chaque année. Les équipements publics aquatiques sont les plus fréquentés par les Parisiens chaque année.
Après l'installation d'une baignade estivale dans le bassin de la Villette, voilà celle du lac Daumesnil. Nous profitons de ce projet de délibération pour saluer le travail de la Ville sur le bassin de la Villette, cette baignade estivale a été un vrai succès populaire. Je ne doute pas qu'elle deviendra un rendez-vous privilégié pour celles et ceux qui passent l'été à Paris. La multitude des Parisiens qui n'ont pas les moyens de partir en vacances pourra bénéficier de ce bassin.
L'implantation d'une nouvelle baignade estivale gratuite de 8.000 mètres carrés dans le lac Daumesnil constitue un nouvel espace de loisirs pour les Parisiens, et un îlot de fraîcheur en période de canicule.
Nous entendons les craintes et critiques de nos collègues du groupe Ecologiste sur l'implantation de cette baignade, la biodiversité, ou encore l'aménagement du lac Daumesnil dans son ensemble. Nous avons toute confiance dans les services de notre Ville pour implanter cette baignade comme nous nous y sommes engagés dans le Plan Nager à Paris, en respectant le Plan Climat.
Souvenez-vous, mes chers collègues, des épisodes de canicule que nous avons connus l'été dernier, et du phénomène d'ouverture sauvage des bouches d'incendie que l'on a vu se développer dans les quartiers de notre ville, qui constituent des îlots de chaleur urbaine.
Nous avions d'ailleurs adopté, à notre initiative, une amplitude élargie des horaires des piscines municipales en cas de canicule, et l'installation de systèmes de diffusion d'eau dans les quartiers parisiens. Pour toutes les Parisiennes et les Parisiens, nous ne pouvons que nous réjouir de ce dispositif estival, qui je le crois, même après la baignade dans le bassin de la Villette, est un nouveau pas vers la possibilité de la baignade dans la Seine.
Merci, Monsieur le Maire.
M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup.
La parole est au président, M. BONNET-OULALDJ.
M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - La baignade Daumesnil est un engagement de campagne. Nous réalisons nos engagements de campagne devant les Parisiens, et sur une demande qui est de se dire, face à l'augmentation des températures et des chocs de température que l'on a l'été, on a besoin d'espaces de baignade, de rafraîchissement. Cela a été le cas à la Villette, qui a rencontré un franc succès.
Nous avons un objectif de rendre la Seine baignable.
On a eu un débat sur l'eau où Thomas LAURET était intervenu au S.I.A.A.P. ; on engage des investissements pour rendre la Seine baignable. Voilà l'objectif de ce projet de délibération.
Le groupe Communiste soutient ce projet de délibération pleinement et fera tout pour que l'on aboutisse à cette baignade. J'invite mes collègues, qui ne connaissent pas forcément ce sujet, à se rendre en vacances au lac des Sapins, l'un des premiers lacs rendus baignables par un système sur lequel nous allons travailler d'ailleurs avec les services de la Ville, qui est tout à fait écologique.
Après, j'entends les préoccupations de nos collègues écologistes sur l'impact, sur la question de la pression sur le bois de Vincennes, et notamment sur les voies, par exemple la voie qui est le long du zoo, etc. Nous sommes d'accord sur ce sujet, il faut être attentif. Nous sommes d'accord avec une série de v?ux qui ont été déposés au Conseil du 12e arrondissement, pour étudier au mieux l'impact que pourra avoir cette baignade sur l'environnement, sur l'écologie et le bois.
Cela dit, je ne suis pas du tout d'accord avec l'arrivée sur ce sujet, d'un v?u qui parle de la Foire du Trône et de la pelouse de Reuilly. Je pense qu'il faut séparer les choses. Permettez-moi de faire part de mon expérience d'ancien adjoint à la maire du 12e arrondissement, Michèle BLUMENTHAL, que je salue au passage. J'étais adjoint à la sécurité et nous avions régulièrement en Conseil d'arrondissement, à chaque Foire du Trône, un débat sur les nuisances et sur la sécurité autour de la Foire du Trône. C'est un débat très ancien.
Nous avons renforcé les effectifs de police sur l'intervention de la Municipalité. Nous avons essayé de travailler avec les riverains. Nous avons essayé de travailler à une nouvelle implantation de la Foire du Trône à d'autres endroits. Nous n'avons pas trouvé d'autres endroits.
Je voudrais rappeler que l'ensemble des problématiques de sécurité ne sont pas de la responsabilité des forains. Ne faisons pas payer aux forains des questions liées à des individus qui viennent sur la Foire du Trône, de toutes parts, et causent des nuisances. Essayons de séparer l'ivraie du bon grain.
J'ai été comme vous tous, interpellé par le Comité pour le renouveau de la Foire du Trône, M. VANCRAEYNEST et M. JOUBERT, qui attirent notre attention sur les conséquences qu'engendrerait une telle décision de réduire la place pour les forains, à la fois sur la pelouse de Reuilly et dans le temps, pour les nombreuses familles. Pour la majorité des forains, c'est une source de revenus qui représente la moitié du chiffre d'affaires annuel. C'est aussi une fête populaire parisienne depuis plusieurs millénaires, qui divertit à la fois la population parisienne, d'Ile-de-France, et de toute la France.
Ce sont aussi des petits artisans dont on parle, qui sont sur des structures familiales, qui ont un savoir-faire professionnel.
Que demandent ces forains ? Ils demandent une concertation avec la Ville, avec les élus, pour une diminution des nuisances liées aux manèges. Après, ce qu'il se passe en dehors de la Foire du Trône, cela relève de la Préfecture de police et de notre autorité, et pas forcément des forains. C'est pourquoi je suis d'accord avec le v?u bis, d'ailleurs je l'ai travaillé avec la maire du 12e, avec l'Exécutif, pour que l'on trouve un moment de concertation pour réduire les nuisances, que l'on se pose la question, d'où viennent ces nuisances ?
Je voudrais rappeler aussi qu'à l'origine, la Foire du Trône était sur l'avenue du Trône, porte de Vincennes. Il y a déjà eu des tentatives de la chasser du bois de Vincennes dans les années 1960, par le député de droite Roger Frey, qui voulait l'envoyer à Créteil.
N'oublions pas aussi que dans notre arrondissement, nous avons le musée des Arts forains installé depuis de nombreuses années.
Paris, ce ne serait pas tout à fait Paris sans la présence des forains, du boulevard du Crime avec ses baraques célébrées dans "les Enfants du Paris", voilà la Foire du Trône d'aujourd'hui.
Je vous remercie.
M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup.
La parole est à M. Yves CONTASSOT.
M. Yves CONTASSOT. - Merci, Monsieur le Maire.
Qui n'a vu les enfants, et même des un peu plus grands, tentés par une petite baignade dans les lacs ou même les ruisseaux des bois de Vincennes et de Boulogne, n'a jamais dû si promener. L'eau attire comme le soleil, et le déficit de piscines à Paris est tel qu'il serait pour le moins difficile de ne pas prendre au sérieux un nouveau projet de lieu de baignade. D'ailleurs, le succès de la baignade dans le bassin de la Villette démontre cet engouement et l'attente en la matière.
Mais les bois ne sont pas des lieux comme les autres. Dédiés originellement à la promenade lors de leur dévolution à la Ville de Paris, les bois ont été progressivement mités par des concessions plus ou moins heureuses.
Si à l'Est le bois de Vincennes a échappé au pire, je veux parler du "Polo de Bagatelle", du "Tir aux pigeons", ou encore du Racing, il n'en a pas moins été très abîmé par les très grandes concessions telles que l'hippodrome ou l'I.N.S.E.P.
Vous comprendrez notre vigilance et notre attention précautionneuses lorsque nous avons découvert, malheureusement assez tardivement, le projet de baignade dans le lac Daumesnil.
Nous avons émis de nombreuses remarques, posé de nombreuses questions et suggéré de nombreuses améliorations. Certaines ont été prises en considération, nous nous en félicitons.
Ainsi, nos demandes ont été intégrées dans le projet de délibération en ce qui concerne la désimperméabilisation des sols, et la création d'une réserve sur l'île de Bercy. Je demanderai qu'il y ait un amendement à l'amendement pour supprimer le mot aquatique, car la réserve n'est pas réservée aux animaux marins, et de même la réduction de l'impact du montage et du démontage annuels des installations provisoires.
De même, vous avez accepté nos autres v?ux sur la durée d'ouverture, sur la fermeture des voies adjacentes, sous réserve de légères modifications que nous acceptons.
Cependant, d'autres questions n'ont pas trouvé de réponse ou bien ces dernières ne nous ont pas du tout convaincus, loin de là. Nous n'avons pas la certitude, bien au contraire, que les arbres en bordure des rives résisteront longtemps, vu les risques d'atteinte à leur système racinaire. Il suffit de voir ce qu'il s'est passé juste en face sur notre parvis à l'issue des travaux liés à l'installation de l'ascenseur du parking, pour mesurer les risques.
De même, nous n'avons pas eu de réponse sur les risques d'intrusion dans les zones de filtrage des eaux et des conséquences potentielles. Même chose pour les consommations énergétiques liées à l'arrosage de la zone de baignade en dehors des heures d'ouverture pour chasser la faune. Nous ne savons pas non plus comment va se gérer la demande d'accès si elle est aussi importante que prévu. Nous ne souhaitons pas qu'il y ait un système de réservation sur Internet comme cela a été évoqué, car nous savons ce qu'est l'exclusion numérique.
Enfin, je ne peux pas passer sous silence la façon dont s'est déroulée la réunion de la commission des sites qui a eu se prononcer sur le dossier. Face à de nombreuses questions et à un réquisitoire d'une rare intensité de la part de l'inspection des sites, qui a jugé que ce projet dénaturerait de façon particulièrement grave le site, la réaction du Préfet demandant un vote unanime des services de l'Etat et son refus de tout report pour améliorer le projet laisse une impression fort désagréable de passage en force.
Le résultat, cela a déjà été dit, c'est que toutes les associations présentes ont voté contre le projet, alors qu'une réelle concertation et un peu d'ouverture d'esprit auraient sans doute conduit à un vote très différent.
Mais nous ne voulons pas bloquer ce dossier, tant l'attente est forte en matière de baignade. Nous allons donc donner un avis favorable à ce projet de délibération, mais cela ne vaut pas blanc-seing. Nous demandons qu'un comité de suivi soit créé, immédiatement, et réuni très régulièrement, pour tirer les conclusions de la mise en ?uvre du projet et ses conséquences sur les bois.
Je vous remercie.
M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup, Yves CONTASSOT.
La parole est à M. Julien BARGETON.
M. Julien BARGETON. - Monsieur le Maire, chers collègues, pendant la campagne électorale pour les municipales, sous une pluie battante, celle qui deviendra Maire de Paris annonçait que le lac Daumesnil serait ouvert aux baigneurs.
Ce projet a ensuite été intégré au Plan "Nager à Paris". Il fait suite au succès de l'espace de baignade dans le bassin de la Villette, il offrira l'équivalent de plusieurs piscines olympiques.
Nous voterons ce projet de délibération, car l'engagement figure dans le contrat de mandature. Cependant, je souhaite insister sur deux aspects qui devront toujours être pris en compte pour l'intérêt de tous, à la fois des Parisiens, de la biodiversité, du paysage et bien sûr de la dimension financière.
Je ne commencerai pas forcément par le plus important, le premier aspect est d'ordre financier. 9 millions et demi, c'est le coût prévisionnel d'investissement pour la réalisation de cette baignade biologique en milieu urbain. La Ville de Paris doit absolument être responsable dans ses dépenses et maîtriser celles-ci sans dérapage, à l'heure où la maîtrise des finances publiques locales est impérative. Ayant un intérêt métropolitain, il est opportun que la Métropole du Grand Paris participe à cet ambitieux projet avec d'autres partenaires.
Notons que le coût prévisionnel de 9 millions et demi ne prend pas en compte le coût de fonctionnement, une fois le projet abouti - service de propreté, de sécurité, de protection de la nature -, évalué à environ un million d'euros annuel pour 3 mois d'ouverture. On sait d'ailleurs que les coûts initiaux sont parfois dépassés. C?est beaucoup moins cher que 5 piscines olympiques, je le sais bien, comme je sais que Jean-François MARTINS et Pénélope KOMITÈS sont attachés à une saine gestion des deniers publics et qu'ils suivront de près le respect des crédits.
Le second aspect est environnemental. La Ville prend en compte ces sujets comme le montre le souhait de la filtration biologique. La nécessaire préservation de la nature, de la flore comme de la faune, notamment des arbres qui participent à la singularité et la beauté du bois de Vincennes, constitue une exigence. La revégétalisation devra donc être ambitieuse. Nous serons attentifs à ce que les impacts environnementaux soient minimes pendant les travaux et surtout après, durant la fréquentation, car le cycle des écosystèmes est fragile. Il s'agit donc de ne pas trop perturber ceux-ci. Les équipements seront démontables, ce qui est la meilleure solution pour préserver le paysage.
Je le vois, un v?u s?est greffé de la mairie d'arrondissement sur la Foire du Trône, sans doute dans un souci d'équilibrage sur les nuisances, alors qu'à mon avis la Foire du Trône, en elle-même, mériterait un débat à part entière.
La concertation, la prise en compte de tous les acteurs, le respect des engagements seront les vecteurs de la réussite de ce projet. Je vous remercie.
M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup, Julien BARGETON.
Mme Danielle SIMONNET a la parole.
Mme Danielle SIMONNET. - Mes chers collègues, une baignade sur le lac Daumesnil en plein c'ur du bois de Vincennes, voilà un projet qui fait rêver.
Voilà un projet qui fait rêver et qui montre que l'on peut réinventer Paris sans vendre Paris aux intérêts privés. Voilà 8.000 mètres carrés de baignade en plein air, gratuits, avec de l'eau non potable traitée par filtration biologique par le biais des plantes filtrantes. Voilà un projet qui me semble a priori beaucoup plus écologique qu'une piscine olympique prévue pour les Jeux Olympiques, dans le 93.
D'un point de vue économique, Monsieur BARGETON, vous êtes obligés de le reconnaître, les 9,5 millions d'euros prévus montrent une maîtrise des dépenses puisque c'est l'équivalent de 5 piscines olympiques. Si l'argument économique devait empêcher ce projet, il serait bien malvenu car il faudrait à ce moment-là plutôt renoncer aux Jeux Olympiques et soutenir au contraire celui-ci.
Cependant, ce qui me préoccupe, c'est le rapport de la Direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie, qui a donné un avis défavorable et le fait que toutes les associations environnementales soient contre. Je remercie M. CONTASSOT pour les précisions, la vigilance et l'ensemble des v?ux déposés par le groupe Ecologiste qui permettent, je l'espère, d'apporter la plus grande vigilance quant au suivi et la réalisation de ce projet que je trouve personnellement magnifique.
Oui, un comité de suivi sur la mise en ?uvre du projet doit nous permettre chaque fois de bien vérifier que l'ensemble des préoccupations écologiques et environnementales soient bien prises en compte. Il me semble important qu'il y ait bien une réversibilité des équipements afin d'en réduire l'impact. La préservation de la biodiversité sera-t-elle assurée ? Est-ce qu'on aura bien limité l'impact sur la faune et la flore par l'installation d'une réserve sur le parc ? Quid du devenir des arbres et des arbustes aux abords des rives ? Seront-ils préservés ? On sait en effet l'impact que cela peut avoir quand on a autant de personnes qui vont venir profiter de cette baignade en plein-air. Il me semble important que nous soyons extrêmement vigilants sur ce point. Nous avons trop peu d'espaces verts et de bois dans Paris par habitant et nous devons absolument préserver cela.
Maintenant, concernant l'un des v?ux rattachés, enfin, quel rapport avec la Foire du Trône ? Est-ce que la Foire du Trône ne mérite pas que l'on en débatte dans un cadre en tant que tel, à part ? Quelle est cette situation, franchement, où, dans le même temps, on se retrouve? L'Exécutif veut à la fois virer les forains du marché de Noël, virer les forains de la grande roue, virer les forains du parc floral ? C'est quoi, le problème ? Il n'y a pas des choses dont nous ne sommes pas au courant ? On veut la mort des forains, on veut l'élimination des forains à Paris ? Je ne suis pas d'accord !
Honnêtement, tout ce que j'entends dans la presse contre les forains? Mais, mes chers collègues, nous sommes en Etat de droit. Que ce soient les pouvoirs publics de la Ville et de l'Etat, s'il y a besoin de faire respecter les réglementations et les lois en vigueur, je pense que nous avons les moyens de le faire. Ou alors, quelle est cette démission politique générale ? Excusez-moi, hier, on votait 50.000 euros pour Paris Europlace dans un contexte des "Paradise Papers" où les plus grandes multinationales font un hold-up permanent sur les deniers publics par l'optimisation fiscale, on a des problèmes bien plus graves, et voilà qu'on empêche les forains de pouvoir vivre à Paris et de garder cette tradition populaire des forains dans la Capitale. Je ne suis pas d'accord pour que l'on divise par deux l'espace de la Foire du Trône à Paris. Réalisez les conséquences pour l'ensemble des forains !
Je souhaite vous faire lire un extrait - excusez-moi, je vais avoir le même souci que notre collègue Nicolas BONNET-OULALDJ dans la prononciation de Karl VANCRAEYNEST et Louis JOUBERT, du comité pour le renouveau de la Foire du Trône : "Nous, forains, jeunes, moins jeunes, travailleurs courageux pour nos familles et enfants, nos anciens qui ne peuvent travailler mais dont nous assurons la charge, nous vous demandons et en appelons à votre conscience de nous aider à garder la plus grande, la plus ancienne et belle fête foraine française. Nous ne sommes pas des rebelles - dommage, je pense que si ! -, nous demandons seulement le droit de travailler.
La fête foraine ne touche aucune subvention, il n'y a aucun forain touchant le chômage. Si vous tentez de supprimer notre travail, conséquence inévitable d'une réduction de la surface utilisée pour nos métiers forains, nous allons nous retrouver à la rue, sans droit aux allocations chômage. Beaucoup d'entre nous ne pourront plus vivre puisque nous ne pourrons plus installer nos outils de travail. La fête foraine doit être sauvegardée en tant que tradition culturelle."
Oui, je souhaite véritablement que ce v?u soit rejeté.
Je vous remercie.
M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup, Madame SIMONNET.
La parole est à Mme BARATTI-ELBAZ.
Mme Catherine BARATTI-ELBAZ, maire du 12e arrondissement. - Merci, Monsieur le Maire, mes chers collègues.
La création d'une baignade dans le lac Daumesnil est un beau projet, généreux pour les habitants du 12e mais bien au-delà, bien évidemment. Nous pouvons être fiers de le porter, notamment pour les jeunes et les familles, toutes les familles, notamment celles qui ne partent pas en vacances, et elles sont nombreuses dans notre région. Je sais qu'elles pourront profiter pleinement de ces nouvelles zones de baignade en plein-air, bien organisées, sécurisées, surveillées et gratuites, personne ne l'a noté jusqu'à présent.
Je me suis beaucoup mobilisée depuis de nombreux mois puisque, comme cela a été rappelé, nous ne découvrons pas ce projet. J'étais moi aussi sous la pluie avec la Maire en 2014 pour présenter le plan "Nager à Paris" porte Dorée à deux pas du lac Daumesnil.
Nous avons travaillé avec les services de la Ville à une pleine intégration de ce projet dans son environnement si particulier. Nous avons veillé en particulier à la bonne intégration paysagère de la baignade dans ce site exceptionnel classé, ce qui fait que nous avons eu à discuter avec les services de l'Etat.
Nous avons travaillé à son impact écologique, à la protection de la biodiversité ou encore à la sécurité du public.
Plusieurs éléments sont à souligner dans ce projet tel qu'il nous est présenté aujourd'hui.
D'abord, il s'agit d'une baignade naturelle, écologique, et saisonnière. L'eau sera effectivement filtrée par des plantes, sans produits chimiques, avec des systèmes assez innovants à cette échelle, que j'espère nous pourrons mettre en ?uvre. C'est sur ces bases que cette baignade naturelle peut être envisagée et que nous avons défendu ce projet devant la Commission des sites.
Il faut ensuite souligner l'importance des mesures d'accompagnement, comme la revégétalisation, par exemple, de 4.200 mètres carrés d'espaces de circulation, l'implantation de nouveaux arbres, les bassins filtrants qui constituent une réserve de biodiversité avec des espaces aquatiques assez peu présents, en tout cas pas suffisants dans le périmètre de notre ville. Tous ces compléments au projet de baignade permettent de confirmer les orientations que nous portons pour l'aménagement durable du bois de Vincennes.
Il s'agit aussi d'une baignade surveillée et sécurisée, disposant des infrastructures nécessaires pour la baignade, la douche, les toilettes, etc. Ce sont des équipements qui permettront d'accueillir à peu près 1.000 baigneurs en même temps, 2.000 personnes par jour. Ce sont des espaces confortables qui sont prévus pour les accueillir.
Ce projet s'intègre réellement dans les deux différentes discussions que nous avons eues : l'une en cette séance sur le Plan Climat, l'autre lors de la précédente séance, dans notre stratégie de résilience pour Paris. C'est un projet qui s'intègre très bien au projet de la Métropole du Grand Paris, d'ouverture de nouvelles baignades et d'adaptation de la ville aux variations climatiques.
Nous sommes tous convaincus du succès de cette baignade. C'est pour cela que nous nous sommes réinterrogés sur les mesures de compensation et sur la préservation de cet espace du bois de Vincennes. Peut-être que ceux qui ne sont pas familiers de ces endroits ne se rendent pas bien compte, mais ce sont les mêmes métros qui desservent la pelouse de Reuilly et le lac Daumesnil. C'est la même période de l'année qui va peut-être se superposer entre la Foire du Trône et la baignade Daumesnil.
Je trouve légitime que les élus du 12e arrondissement aient adopté, sans aucune opposition d'ailleurs, le v?u que je présente aujourd'hui. En effet, nous sommes inquiets sur la manière dont cette baignade, sans opposition, j'ai dit Nicolas? Cette baignade va accueillir du monde. Il y aura du succès et je le souhaite, tous les élus du 12e arrondissement le souhaitent.
C'est pour cela que, indépendamment de tous les autres sujets avec lesquels vous avez été certains à faire d'autres liens, nous avons voulu nous interroger sur la manière dont nous accueillons le public à cet endroit, dans le bois de Vincennes.
Ce v?u que je présente aujourd'hui, qui sera transformé en v?u de l'Exécutif et qui s'atténue un peu, n'est pas un v?u contre la Foire du Trône. Cela aurait été facile de faire un v?u en demandant la disparition de la Foire du Trône. Ce n'est pas un v?u non plus contre les forains. Je fais personnellement la différence entre les forains qui travaillent consciencieusement et que je connais depuis plus de dix ans - je n'ai pas attendu qu'ils vous écrivent pour les rencontrer - et qui travaillent régulièrement sur la Foire du Trône, ce ne sont pas ceux que l'on voit forcément dans les médias.
C'est simplement un v?u qui veut défendre la tranquillité de vie des riverains de la pelouse de Reuilly, et globalement de cet endroit du bois de Vincennes. D'ailleurs, je sais que l'accueil de la Foire du Trône dans le 12e est historique à Paris. Je sais que c'est une manifestation qui rencontre un vrai succès.
Je me permets d'abord de souligner la forte mobilisation des services de la Ville pour accueillir cette Foire du Trône depuis des années. Je sais que leur travail n'est pas facile pour les avoir accompagnés depuis dix ans, y compris lors de discussions avec la Préfecture de police.
Mais ayez bien conscience que la Foire du Trône, ce sont 45.000 personnes par jour en moyenne. Ce sont des pics à 200.000 personnes par jour. C'est dix fois la salle AccorHotels Arena pleine. C'est beaucoup plus que la Tour Eiffel.
Donc aujourd'hui, je suis obligée de constater que nous sommes arrivés à une situation de blocage où j'ai besoin que les élus parisiens s'engagent à diminuer les nuisances liées à la Foire du Trône. Je note d'ailleurs avoir eu le soutien des maires des communes riveraines de la pelouse de Reuilly.
Comme beaucoup d'entre vous, j'ai regardé avec attention les travaux de relocalisation de la Foire du Trône. Ils n'ont pas réussi à trouver d'autres lieux. J'ai été très attentive, mes chers collègues, mais aucun maire d'arrondissement n'est venu me dire "je suis d'accord pour accueillir la Foire du Trône sur mon territoire". Aucun maire du Grand Paris n'est venu me dire "je suis d'accord pour accueillir la Foire du Trône sur mon territoire". Certains sont venus pour accueillir la deuxième Arena, cela, je vous le confirme, par contre, pour la Foire du Trône, personne.
Je suis en responsabilité, maire du 12e arrondissement. Donc je propose que nous avancions avec les forains afin de diminuer les nuisances de la Foire du Trône pour que nous puissions continuer à accueillir tous ceux qui veulent venir dans le 12e arrondissement. Nous avons l'habitude dans le 12e d'accueillir de grandes manifestations qui rythment la vie de notre ville, qu'il s'agisse de manifestations revendicatives, de manifestations culturelles, de manifestations sportives. Nous avons l'habitude et nous voulons continuer à le faire. Mais nous voulons créer des espaces de discussion pour rediscuter de l'organisation de la Foire du Trône. C'est l'engagement que je prends. Je retire mon v?u au bénéfice de celui de l'Exécutif puisqu'il me convient. Je vous remercie.
M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup, et c'est très heureux.
Je donne la parole à M. Jean-François MARTINS pour vous répondre.
M. Jean-François MARTINS, adjoint. - Et à Pénélope KOMITÈS, puisque ce sujet de baignade est autant une ambition sportive qu'une ambition écologique, et à notre collègue Olivia POLSKI sur le sujet de la Foire du Trône qui la concerne directement.
Sur ce projet, je me surprends que la teneur du débat ait été à ce point administrativo-technique. Je ne crois pas que cette Assemblée soit élue par les Parisiens pour commenter à tout-va les règles administratives de l'Etat, de la DRIE, etc. Il faut les prendre en compte et nous apporterons les réponses sur ce sujet. Mais quand même, mesurons la décision politique que nous prenons aujourd'hui, en fait que vous avez déjà prise en votant à l'unanimité le plan "Nager à Paris" qui mentionnait explicitement cette baignade.
Nous mesurons aujourd'hui ici que nous allons faire un geste unique en faveur des loisirs des Parisiens, de la natation des Parisiens. Ils sont 7 millions à fréquenter nos piscines, en progression tous les ans. Ils veulent des espaces de baignade naturelle, à l'air libre, dans l'eau, la vraie eau, sans chlore, sans ozone, de vraies eaux de ville ou de nature.
Le succès du bassin de la Villette, Monsieur le Maire du 19e arrondissement, cher Sergio TINTI, cet été, a démontré le succès populaire de ces types d'installation avec, à la fois, un succès sportif pour ceux qui nagent, mais aussi, sur cette période estivale, un succès populaire de celles et ceux, Parisiens, qui n'ont pas les moyens de partir en vacances et pour qui ces espaces deviennent quasiment des bases de loisirs en plein c'ur de Paris.
Je suis fier que nous proposions, au-delà d'un espace sportif, un espace de loisirs gratuit et culturel.
Comme la Maire du 12e arrondissement vient de le mentionner aussi et que nous en prenions conscience, nous assumons une fois de plus une charge assumée et volontaire métropolitaine. Ne croyons pas que cette baignade sera avec ticket d'entrée uniquement aux résidents du 12e arrondissement, Madame la Maire, ni même aux résidents de Paris.
Nous savons évidemment que les investissements que nous faisons, que ces loisirs que nous offrons, ils nous dépasseront largement, que nos voisins de Saint-Mandé, de Vincennes, du Val-de-Marne en général, viendront fréquenter cette baignade et que nous assumons que Paris a une charge de centralité aussi sur les loisirs estivaux, aussi sur la baignade, aussi sur le loisir dans ce bois de Vincennes. Je suis fier que nous l'assumions, y compris dans un coût qui est extrêmement raisonnable : cinq piscines olympiques pour 9,5 millions d'euros.
Les deux piscines que nous construisons en ce moment à Paris, dans les 20e et 14e arrondissements, sont entre 18 et 20 millions d'euros.
9,5 millions d'euros pour l'équivalent de cinq bassins olympiques, c'est évidemment quelque chose de vertigineux comme investissement utile aux Parisiens, presque aussi vertigineux que le soutien de Danielle SIMONNET à ce projet dont j'ai du mal à me remettre et qui j'avoue, pour moi, n'est pas habituel.
Enfin, plus généralement, évidemment ce projet, comme c'est une réconciliation entre les Parisiens et la nature, comme c'est une réconciliation entre les Parisiens et l'eau, il ne peut se faire que dans un cadre environnemental extrêmement exigeant, de respect paysager et environnemental. Pénélope KOMITÈS vous répondra bien mieux que moi sur ces sujets, mais je veux vous dire que ce travail administratif dont je veux parler, évidemment que nous le faisons, point après point, sur la qualité de l'eau, comme nous l'avons fait avec l'A.R.S. et avec Célia BLAUEL dans le bassin de la Villette, comme nous sommes en train de le faire sur la Seine en donnant, grâce aux Jeux Olympiques et Paralympiques, une ambition hors norme, et je vous dis que nous allons la tenir, de réussir à se baigner dans la Seine.
Et ici, pour le lac Daumesnil, une innovation et un travail technico-administratif hors du commun : celui de créer pour la première fois une baignade à filtration biologique, avec des plantes, du sable qui vont filtrer cette eau unique en France de plus de 8.000 mètres carrés. Aucune collectivité locale ne l'avait fait. Je crois que nous pouvons, une fois de plus, être fiers que Paris ouvre la voie à cette innovation.
Ensuite, pour répondre très directement au v?u et à une remarque, Monsieur AZIÈRE, vous ne pouvez pas mentionner uniquement les avis quand ils sont défavorables et oublier qu'après ils deviennent favorables. Vous mentionnez l'avis défavorable de la Préfecture de police en première instance, qui pensait que les véhicules de secours n'arrivaient pas jusqu?à l'île de Bercy. Il s?avère qu'après l'avoir présenté à nouveau, et peut-être porté à leur information un certain nombre de choses, l'avis de la Préfecture de police est désormais favorable. Votre intervention aurait été plus équilibrée en citant les deux avis : le premier, puis le deuxième.
Et sur les naturistes, je ne vais pas y répondre, Monsieur AZIÈRE. Je pense que tout cela n'est que de la provocation et un petit peu d'humour, dans lequel vous excellez. Et donc, je n'y répondrai pas, y compris puisque j?ai dit que cette baignade avait vocation à être populaire, familiale, avec les enfants. La réponse est donc dans la question.
Sur les différents v?ux et amendements sur lesquels je souhaite répondre, sur le montage et le démontage des installations temporaires du groupe Ecologiste de Paris, l'amendement de l'Exécutif reprend vos considérations, notamment sur le stockage pas trop loin pour éviter les coûts carbone. Et donc c'est un avis favorable par intégration dans l'amendement de l'Exécutif.
Sur la période annuelle d'ouverture élargie, là encore, le plan d'adaptation au réchauffement climatique adopté par le Conseil de Paris et présenté par Célia BLAUEL l'indique : ces lieux de baignade sont aussi - Nicolas BONNET l'a mentionné - une adaptation au réchauffement climatique, que nous espérons le moins important possible, mais auquel malheureusement nous allons devoir faire face. Et si ces périodes estivales devaient faire demain six ou sept mois par an, ou douze mois par an en période estivale, évidemment nous reconsidérerions cela, mais avec du coup le même besoin.
Et c'est pour cela que le v?u de l'Exécutif que nous vous proposons n'est pas à ce point précis, parce que si demain, ces installations temporaires, avec leurs études d'impacts sur la faune, la flore, la fréquentation du bois, faites sur la base d'une ouverture de juin à septembre? Si demain, on devait rajouter deux mois, nous devrions mesurer tout l'impact, et donc, dans le cas où nous devrions prolonger cette baignade, je vous propose de vous associer évidemment à des études d'impacts complémentaires, association de tous les groupes de Paris, mais en particulier du GEP, puisqu?il l'a demandé dans le cadre d'un comité de suivi. C?est une demande évidemment que Pénélope KOMITÈS et moi-même acceptons bien volontiers.
Madame MONTANDON, en revanche, sur votre v?u qui demande un retrait de projet de délibération, il suffit de voter contre, Madame MONTANDON, si vous voulez retirer le projet de délibération, parce qu'autant de circonvolutions, de diatribes et de pamphlets pour finalement vous abstenir, que d'effets de manche, Madame MONTANDON ! Et qu'est-ce que cela cache ? Qu?est-ce que vous craignez, Madame MONTANDON ? Ces familles populaires qui vont venir dans le bois de Vincennes déranger votre clientèle électorale, Madame MONTANDON ? Est-ce que ce n'est pas cela, le fond de votre opposition à ce projet, Madame MONTANDON ? Et je crains que l'ensemble des éléments, tant sportifs qu'écologiques, qui vous seront apportés devraient montrer le vrai visage de votre opposition, c'est-à-dire purement politicienne.
Merci, Monsieur le Maire.
M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup, Jean-François MARTINS. Pour poursuivre la réponse de l'Exécutif, la parole est tout d'abord à Pénélope KOMITÈS, puis ensuite Olivia POLSKI.
Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.
Tenter de rassurer les élus de ce Conseil sur le projet de baignade, leur dire que l'ensemble, bien évidemment, des aménagements qui ont été prévus ont été dès la base prévus et conçus dans un souci d'insertion paysagère et d'inscription dans les équilibres du bois, puisque nous sommes, et vous le savez très bien, dans un site classé, et que tous les échanges, tout le travail que nous avons eu depuis des mois, notamment avec les services de l'Etat, ont été guidés par cette ligne directrice.
Je vous rappellerai que nous avons depuis des mois travaillé, notamment avec l'inspecteur des sites et l'inspectrice des sites, pour faire évoluer ce dossier, notamment ce qui a un impact sur le coût du projet aujourd?hui, et toutes les demandes ont été faites. Après, effectivement, on peut se demander aujourd?hui pourquoi, in fine, l'inspectrice des sites a donné un tel avis, alors que nous avons ensemble fait évoluer ce projet et que par ailleurs, l'architecte des Bâtiments de France y a donné un avis favorable.
Je ne peux pas vous laisser dire que nous n'avons pas eu de concertation sur le sujet, et notamment sur le volet "biodiversité", puisqu?avec ma collègue Célia BLAUEL, notamment, nous avons rencontré à plusieurs reprises les associations de biodiversité qui travaillent sur ce sujet et nous leur avons donné toutes les garanties nécessaires. Monsieur CONTASSOT, vous savez comme moi, parce que vous connaissez aussi bien que moi le service de l'Arbre de cette Ville, qu'une attention extrêmement particulière a été apportée à la prise en compte de l'ensemble arboré de l'île de Bercy et des abords de la baignade, et que nous avons travaillé de manière extrêmement attentive sur le système racinaire de tous les arbres de la rive et de la localisation des réseaux. Et aujourd?hui, quand les services de l'Arbre de la Ville, qui sont extrêmement vigilants dans tout-Paris, toute l'année, me garantissent qu'il n'y aura pas d'impact sur ces arbres, je leur fais confiance.
S?agissant également de la faune et de la flore, vous dire, et vous le savez, parce que vous l'avez lu, que des zones de protection pour les oiseaux vont être créées pour leur permettre de trouver des refuges, et également le fait que l'amplitude de la période de baignade va garantir aussi ce temps de quiétude à la faune et à la flore.
La recomposition paysagère originelle : je crois que beaucoup de gens oublient aussi que nous sommes sur un lac artificiel, que nous sommes sur quelque chose qui a été créé. Nous ne sommes pas sur une zone naturelle. Il faudrait donc arrêter les faux procès sur l'artificialisation de cette zone. Avec ce projet, nous allons revégétaliser 4.200 mètres carrés d'espaces en graves calcaires, qui va remplir un double objectif de désimperméabilisation du bois et aussi de restitution du paysage originel, paysage originel qui semble effectivement beaucoup vous soucier.
Pour finir, avant de passer au v?u, vous dire que bien évidemment, c'est un projet, comme l'ont dit Jean-François MARTINS et Catherine BARATTI, qui est tourné vers l'avenir en termes d'impacts environnementaux, notamment au regard de nos périodes de canicule. C?est un projet sur lequel, bien évidemment, nous avons travaillé sur la faune, la flore, mais c'est une manière aussi de faire revivre l'histoire du site.
Madame MONTANDON - M. MARTINS vous l'a dit -, je pense que, comme d'habitude, vous êtes totalement caricaturale. Dans votre v?u n° 183 sur la gestion du bois de Vincennes, vous demandez un audit indépendant. Je vous rappelle, mais vous ne semblez pas le savoir, que les certifications du bois de Vincennes que vous évoquez de manière tout à fait partielle dans votre v?u sont délivrées par des organismes extérieurs à la Ville de Paris, que jusqu?à aujourd?hui, ces certifications témoignent de la conformité de la gestion de nos bois avec nos engagements écologiques, et montrent en particulier que nous sommes engagés dans de multiples démarches qualité pour garantir à ce bois sa bonne gestion environnementale, et également le bon accueil des usagers.
Vous souhaitez un Observatoire du bois. Vous dire qu'à l'époque où la charte a été rédigée, la Direction de l'environnement n'avait pas des outils de connaissance et de synthèse développés comme aujourd?hui, et que cette vocation de l'Observatoire, à l'époque, qui était l'analyse de l'impact de la gestion sur le milieu naturel, se fait aujourd?hui par les outils développés, et surtout, se fait au sein du comité des bois de Vincennes qui s?est réuni depuis le début de l'année 2016 cinq fois, et notamment à travers un comité thématique spécifique sur les aménagements, dans lequel nous avons pu évoquer la gestion du bois. Donc à un moment donné, les comités Théodule plus, plus, plus, il faudrait pouvoir continuer à travailler.
Je vous renvoie sur vos collègues des départements de petite couronne, si jamais vous n'avez pas assez d'informations ou si vous pensez que nous ne vous en donnons pas assez. Je vais donc émettre un avis défavorable sur ce v?u.
S?agissant des v?ux et des amendements déposés par le groupe Ecologiste, Monsieur CONTASSOT, vous avez souligné la nécessité d'être exemplaire sur les aspects environnementaux, et également sur la biodiversité. Sachez, et vous le savez, que nous y sommes et que nous y serons extrêmement attentifs dans les mois et les années qui viennent.
Sur le v?u n° 186, qui est relatif à la désimperméabilisation d'une surface au moins équivalente à celle qui va être imperméabilisée, je vous précise quand même que le bilan in fine de ce projet en termes de désimperméabilisation est positif, puisqu?il s?agissait, je le rappelle, d'une condition sine qua non de l'acceptabilité du dossier du permis d'aménager et d'un avis favorable de la commission des sites. Donc avec cette végétalisation de 4.256 mètres carrés de cheminements et de plateaux stabilisés, on arrive aujourd?hui à une surface perméabilisée supplémentaire de 1.700 mètres carrés par rapport à la situation existante.
M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Madame la Maire, il faudrait conclure.
Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe. - Oui, je finis.
Vous dire également que de nombreux aménagements ont été réalisés dans le bois depuis le début de la mandature, avec près de 5 hectares de revégétalisation.
Je vous propose que l'amendement de l'Exécutif intègre un article 3 indiquant que les aménagements d'accompagnement réalisés sur le secteur du lac Daumesnil permettront de compenser les surfaces imperméabilisées. Je vous demande donc un retrait de votre v?u n° 186.
Je finis.
Sur l'amendement n° 181 relatif à la requalification paysagère des routes Dom Pérignon, de la Plaine et de Reuilly, sachez que c'est une politique volontariste que nous menons. Cela nécessite des études et une évaluation budgétaire. Je vous propose donc un retrait au profit d'un v?u de l'Exécutif.
Quant à votre complément d'études sur la fermeture de la route du lac nord, cela s?inscrit dans la même démarche. C?est donc un avis favorable sur le v?u n° 187.
Puis le v?u n° 182, dont j?ai bien compris que ce n'était pas la faune aquatique mais la faune, je vous propose que l'amendement de l'Exécutif intègre un article 5 qui indique que, sur l'île de Bercy, est sanctuarisé un espace pour la faune du lac non accessible au public, avec une demande de retrait de votre v?u n° 182.
M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup, Madame la Maire.
La parole est à Mme Olivia POLSKI pour conclure les réponses de l'Exécutif.
Mme Olivia POLSKI, adjointe. - Je vous remercie, Monsieur le Maire.
Je voudrais tout d'abord vous dire mon plaisir de pouvoir voter ce matin ce beau projet de la baignade, puisque cela fait un nouvel endroit pour les familles parisiennes, pour toutes les familles parisiennes, et je pense que c'est effectivement important que nous puissions faire vivre Paris comme cela. C?est la réalisation, qui plus est, d'un engagement, avec un fort engagement environnemental.
Pour vous répondre sur la question de la Foire du Trône, effectivement, cela a été dit par Mme la Maire du 12e, la Foire du Trône accueille chaque année pendant huit semaines, de fin mars à début mai, 2,5 millions de personnes en moyenne. C?est à ce titre probablement la plus grande attraction de ce type en Europe.
Elle est particulièrement appréciée des touristes, mais aussi et avant tout des familles parisiennes, pour son caractère festif, populaire et convivial. Nous venons donc aussi réaffirmer avec ce projet cette vocation populaire dans Paris d'événements pour les familles.
Une animation de cette ampleur peut bien sûr, et elle l'est de temps en temps, être source de nuisances par exemple sonores, ou elle peut engendrer des difficultés de stationnement ou de circulation pour les riverains et les usagers du bois. La question aussi de la sécurité doit être regardée avec la plus grande attention pour assurer aux visiteurs de passage un moment de fête qui soit agréable et serein.
C?est donc effectivement nécessaire, comme l'a demandé la maire du 12e, d'envisager des discussions, une concertation constructive avec les syndicats et les associations foraines pour regarder une réduction de ces nuisances, ou en tout cas améliorer considérablement les choses pour les riverains. Je soumets un v?u de l'Exécutif à l'Assemblée qui propose d'étudier les modalités de réduction des impacts négatifs de cette Foire du Trône, et de reconquête paysagère de la pelouse de Reuilly dans la perspective de l'édition 2019, en concertation avec les syndicats et les associations foraines, et même d'engager des discussions pour l'édition 2018. Je vous remercie.
M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup, Madame POLSKI.
Je suis saisi de plusieurs demandes d'explications de vote. Tout d'abord Laurence GOLDGRAB.
Mme Laurence GOLDGRAB. - Merci, Monsieur le Maire.
Nous voterons bien sûr, au groupe RG-CI, le projet de délibération concernant ce très beau projet de baignade au lac Daumesnil.
Mais un petit mot sur la Foire du Trône. Nous sommes très attachés, comme vous tous ici, je crois l'avoir entendu, à cette fête foraine populaire et millénaire, qui réunit non seulement la population parisienne mais également francilienne. Nous sommes évidemment conscients des nuisances et nous voterons le v?u de l'Exécutif, car quoi de plus normal que d'engager une concertation pour mettre fin aux nuisances. Cela va dans l'intérêt de la fête, cela va dans l'intérêt du monde forain.
Voilà mon explication.
M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup.
La parole est à M. Nicolas BONNET-OULALDJ, pour une explication de vote également.
M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - Tout d'abord, Monsieur le Maire, bien sûr nous soutiendrons et nous voterons les v?ux de l'Exécutif que Pénélope KOMITÈS a exposés. Nous serons, comme nos collègues écologistes, très vigilants et nous apprécions d'ailleurs l'idée d'un comité de suivi sur ces questions.
Madame la Maire du 12e, je vais vous dire que je vous ai entendue. Je vous ai écoutée, je vous ai entendue, je vous ai comprise. Vous m?avez entendu. Olivia POLSKI a présenté un v?u de l'Exécutif qui va dans le sens de mon expression.
Je voudrais vous dire au passage que le v?u dans le 12e a été voté sans opposition, mais en même temps vous savez que je n'ai pas soutenu ce v?u. Vous avez d'ailleurs dit que j?avais été un peu dur avec vous dans mon explication de non-participation au vote de ce v?u.
Je voudrais vous dire aussi que votre interpellation s?adresse à l'ensemble du Conseil et à l'ensemble des autres élus, puisqu?à un moment donné il faut partager, il faut être solidaire. Vous avez raison de dire quand on accueille Bercy Arena, quand on accueille les marathons et les semi-marathons, quand on accueille à l'hippodrome des nouveaux concerts, etc., à un moment donné, il faut aussi partager à l'échelle de Paris. Et je pense que ce que vous avez dit doit interpeller l'ensemble de nos élus. C?est vrai aussi sur le funérarium, puisque nous avons eu ce débat. On est en Conseil de Paris, on n'est pas ici que pour nos arrondissements.
Maintenant sur le v?u qui est présenté par Olivia POLSKI, je vous en remercie. Cela correspond exactement aux propos que j?ai tenus tout à l'heure, c'est-à-dire la volonté de réfléchir avec l'ensemble des acteurs, et notamment les forains, les associations et les syndicats, sur quelle concertation pour réduire les nuisances.
Je voudrais dire à Colombe BROSSEL qu'il faut qu'elle soit dans la boucle, parce que les nuisances ne sont pas du fait simplement des manèges, même si on voulait que les manèges soient un peu moins bruyants et que les feux d'artifice soient un peu moins bruyants. Elles sont dues aussi aux dégradations et aux troubles à l'ordre public, au-delà de la Foire du Trône. Et ce n'est pas de la responsabilité des forains, c'est de la responsabilité bien souvent de personnalités qui viennent à la Foire du Trône, qui parfois ne rentrent même pas dans la fête mais profitent de cette manifestation pour avoir des comportements désagréables pour les riverains.
Je vous remercie.
M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup, Monsieur le Président.
Nous allons donc tout d'abord voter les amendements, puis ensuite les différents v?ux.
Le groupe Ecologiste a présenté l'amendement n° 180. L?Exécutif a présenté le v?u n° 180 bis. L?amendement est-il retiré, Monsieur le Président BELLIARD ? L?amendement n° 180 est retiré.
Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de v?u référencé n° 180 bis, déposé par l'Exécutif.
Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?
Le projet de v?u est adopté. (2017, V. 322).
En réponse à l'amendement n° 181, l'Exécutif a déposé le v?u n° 181 bis. L?amendement n° 181 est-il retiré ? Il est retiré.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de v?u référencé n° 181 bis, déposé par l'Exécutif.
Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?
Le projet de v?u est adopté. (2017, V. 323).
En réponse à l'amendement n° 182, ainsi qu'aux v?ux n° 185 et n° 186, l'Exécutif a déposé l'amendement n° 186 bis. J?espère que vous vous y retrouvez.
L?amendement n° 182 du groupe Ecologiste est-il retiré ? Il est retiré, tout comme le v?u n° 185 et le v?u n° 186.
Je mets donc aux voix, à main levée, le projet d'amendement n° 186 bis déposé par l'Exécutif.
Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?
Le projet d'amendement n° 186 bis est adopté.
Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 183, déposée par le groupe les Républicains, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.
Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?
La proposition de v?u est repoussée.
Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 184, déposée par le groupe les Républicains, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.
Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?
La proposition de v?u est repoussée.
Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 187, déposée par le groupe Ecologiste de Paris, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.
Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?
La proposition de v?u est adoptée. (2017, V. 324).
En réponse au v?u n° 188, l'Exécutif a déposé le v?u n° 188 bis. J?ai compris que le v?u n° 188 du groupe Socialiste était retiré au profit du v?u de l'Exécutif n° 188 bis.
Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de v?u référencé n° 188 bis, déposé par l'Exécutif.
Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?
Le projet de v?u est adopté à l'unanimité. (2017, V. 325).
Je mets enfin aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 156 - DJS ainsi amendé.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération amendé est adopté. (2017, DEVE 156 - DJS). Je vous remercie.