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Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif au Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris - Musée Jean Moulin.


 

M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons maintenant à l'examen du v?u n° 18 dans le fascicule, déposé par le groupe U.M.P.P.A., relatif au musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris - musée Jean Moulin. Je donne la parole à Mme FONLLADOSA.

Mme Ghislène FONLLADOSA. - Le musée du Général Leclerc et de la Libération de Paris - musée Jean Moulin a été implanté là où, le 25 août 1944, le Général Leclerc établit son Q.G., où fut signée la capitulation par von Choltitz et qui fut la première étape à Paris du Général de Gaulle. Evoqué en 2007 dans un rapport de l'Inspection générale de la Ville et repris en septembre 2013 dans le projet scientifique et culturel du musée, sous réserve d'une étude de faisabilité préalable, le transfert de ce musée municipal place Denfert-Rochereau est récemment réapparu dans la presse, assorti d'un budget d'une exceptionnelle hauteur, soit 40 millions d'euros. Le motif essentiel avancé pour ce transfert est lié aux problèmes d'accessibilité et de visibilité du musée. Il est regrettable que depuis sa création il y a 20 ans, la Ville n'ait pas trouvé une solution efficace à cette question.

En cette année, Monsieur le Maire, du 70e anniversaire de la Libération, nous vous demandons de confirmer - je n'imagine pas que vous ne puissiez pas le faire - que ce musée restera implanté dans son lieu historique à la gare Montparnasse, haut lieu du symbole de la mémoire pour la Libération de Paris, de mettre en place enfin une signalétique efficace et de prévoir un accès dédié au musée, notamment dans le cadre de la rénovation du pôle Montparnasse.

Nous demandons aussi, Monsieur le Maire, que soient renforcés les moyens de communication du musée pour attirer encore plus de public vers ce lieu de mémoire de la Libération de Paris.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Madame, je vous entends, mais figurez-vous que pendant 13 ans, le moins que l'on puisse dire est que je l'ai porté, et défendu, ce musée. Nous sommes à un mois et demi de la fin de la mandature ; franchement, vous n'avez pas d'inquiétude à avoir sur le mois et demi qui vient, personne n'en a, d'ailleurs, donc je ne comprends pas bien. Madame POURTAUD, vous avez la parole.

Mme Danièle POURTAUD, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire. Monsieur le maire du 15e, chers collègues, vous nous interrogez sur la signalétique et sur l'avenir du musée Général Leclerc - musée de la Libération - musée Jean Moulin. Je commencerai par réaffirmer, comme vient d'ailleurs de le faire le Maire de Paris, notre attachement à cet important musée, et je voudrais souligner également le succès de l'exposition en cours, "Jean Moulin intime", qui nous a amenés à la prolonger jusqu'à l'été. J'en profite pour souligner le succès de l'ensemble des musées parisiens, qui, en 2013, ont battu leurs records de fréquentation, avec plus de 3 millions de visiteurs. Concernant la signalétique du musée, je me permets de vous rappeler que nous avons implanté 15 panneaux sur la voirie et des kakemonos et grandes affiches sur les ascenseurs de la rue du Commandant-Mouchotte, devant un des accès de la gare Montparnasse. Par ailleurs, de gros efforts sont prévus pour renforcer la présence sur internet et les réseaux sociaux, avec la création du site du musée en 2014. Quant à vos considérations et questions concernant l'implantation du musée, je crois qu'elles sont plus du ressort de la campagne électorale actuellement en cours, qui n'a pas sa place au Conseil de Paris. Par respect pour ce débat démocratique, devant les Parisiens, je pense qu'il serait préférable, mes chers collègues, que vous retiriez votre v?u, et si tel n'est pas le cas, je serai amenée à appeler à voter contre.

M. LE MAIRE DE PARIS. - C'est très bien. Merci.

Vous le maintenez, donc avec un avis défavorable de l'Exécutif.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée. V?u déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à l'avenue Foch. V?u déposé par M. ALPHAND et Mme DREYFUSS relatif à l'avenue Foch (16e). Maintenant, nous passons à l'examen de v?ux référencés nos 19 et 20 dans le fascicule, déposés par le groupe U.M.P.P.A. et M. ALPHAND et Mme DREYFUSS, relatifs à l'avenue Foch, dans le 16e arrondissement. Monsieur GOASGUEN, vous avez la parole.

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. - Je veux en clin d'?il, qui n'a pas d'idées maléfiques, simplement rappeler que, parmi les déclarations que j'ai entendues récemment, il y en avait une qui allait complètement à l'inverse des vôtres. Et je me suis dit : que pense Bertrand DELANOË de cette affaire de l'avenue Foch ? Vous comprendrez bien que je n'attends pas une réponse explicite, peut-être un discours, mais je ne me fais aucune illusion. Simplement, je voudrais dire que nous allons laisser évidemment les électeurs trancher cette situation, mais c'était un petit rappel en votre faveur puisque je disais : au fond, Bertrand DELANOË est contre le projet de l'avenue Foch, et il l'avait déclaré il y a quelques années.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Non, vous n'êtes pas encore mon porte-parole, Monsieur GOASGUEN. Je ne sais pas si cela peut se produire un jour, cela m?étonnerait, mais malgré la bonne ambiance de cette séance, n'allons pas trop loin. Monsieur ALPHAND ?

M. David ALPHAND. - Monsieur le Maire, merci.

Tout le monde a en mémoire ici les quelques projets et déclarations d'intention autour de l'avenue Foch, qui ont été largement repris par la presse au cours des dernières semaines.

Je dois le dire, il s'agit d'une bonne question.

Le cabinet d'architectes repris par Mme HIDALGO, candidate à la Mairie de Paris, pose une bonne question. L'ennui, c'est que ce cabinet d'architectes repris partiellement par Mme HIDALGO apporte une très mauvaise réponse, qui consiste en la bétonisation d'une bonne partie de l'avenue Foch.

Sous couvert de ville plus durable, je m'interroge sur quelques contradictions de la politique menée par l'Exécutif municipal et de ce qu'elle pourrait être demain. Quand on passe beaucoup d'argent et beaucoup de crédits à végétaliser des murs un peu partout dans Paris et à végétaliser des toits, Madame HIDALGO, quelle est la cohérence à vouloir bétoniser l'avenue Foch et une partie de ses abords ?

Je m'interroge, peut-être nous apporterez-vous la réponse ce matin. En tout état de cause, nous demandons avec ma collègue Laurence DREYFUSS que le Conseil de Paris s'oppose fermement à de tels développements.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Je ne voudrais pas donner le sentiment d'une collusion avec M. GOASGUEN, notamment sur le fond de ce dossier, mais il nous faisait une remarque tout à l'heure : sur le thème, il y a des amendements, des v?ux qui ont une odeur électoraliste. Laissez les Parisiens débattre, se prononcer.

Qu'est-ce-que vous voulez, aujourd'hui, essayer de trancher des questions qui vont au-delà du 30 mars ? Ce n'est pas correct. Pour le reste, vous me faites rire, je vous le dis franchement. En règle générale, vous nous reprochez, à ma première adjointe et à moi-même, d'être trop d'accord. Parfois, je ne sais pas si électoralement?Je ne vais pas faire de commentaire.

J'ai une règle simple : je ne m'exprime pas sur les sujets qui sont dans le débat aujourd'hui, et où je fais confiance aux candidats, mais je m?exprime en revanche dans la campagne électorale. En attendant, je fais mon boulot jusqu?au bout et je ne me prends pas pour un candidat à la Mairie de Paris. Je vais vous dire une chose : tout à l'heure, nous rendions tous hommage à Jean VUILLERMOZ. Je suis très fier de tous mes adjoints et je peux vous dire une chose, c'est que si dans cette mandature, il y a une adjointe avec qui je me suis senti particulièrement à l'aise sur des dossiers aussi essentiels pour la vie de Paris que l'urbanisme, c'est bien Anne HIDALGO. Je ne sais pas pourquoi aujourd'hui vous avez tenté de faire des petits coups, mais cela ne marche pas. Ce n'est pas le lieu pour que je vous dise ce que je pense de l'après 30 mars, mais ne vous inquiétez pas, pendant ce mois et demi, je vais continuer à vous le dire beaucoup, mais pas en séance. Ne perdons pas de temps. Je peux passer au vote, je crois ? Il y a un avis défavorable de l'Exécutif sur le v?u n° 19 et le v?u n° 20. Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée. Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par M. ALPHAND et Mme DREYFUSS, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée. 2014 DGRI 1 - Acompte de subvention (1.300.000 euros) avec convention à l'Association Internationale des Maires Francophones (1er).

M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DGRI 1 relatif à l'acompte de subvention à l'Association Internationale des Maires Francophones.

Je donne la parole à Mme la Présidente, Geneviève BERTRAND.

Mme Geneviève BERTRAND. - Merci, Monsieur le Maire.

C'est avec une grande satisfaction que nous nous voyons proposer, dès le mois de février, cet acompte de 1.300.000 euros pour l'Association Internationale des Maires Francophones au titre de l'année 2014.

Cette association, traditionnellement présidée par le Maire de Paris, est de plus en plus indispensable et de plus en plus reconnue, notamment par les instances européennes. Je veux faire trois réflexions rapides. Tout d'abord, j'attends de prendre connaissance avec le plus vif intérêt du bilan 2008-2014 des activités internationales de la Ville de Paris que prépare fébrilement la DGRI en réponse à une question écrite que j'ai posée pour que l'on prenne la mesure, l'ampleur de tout ce qui a été fait pendant cette mandature.

Deuxièmement, comme Présidente de la Commission culture, relations internationales, affaires européennes, francophonie, patrimoine, mémoire et monde combattant, sans oublier l'Outre-mer, je veux remercier les cinq merveilleux adjoints, M. SCHAPIRA, M. GIRARD, Mme POURTAUD, Mme VIEU-CHARIER et M. JULLIARD, pour leur déontologie parfaite et pour avoir assuré pendant six années, avec une disponibilité et une compétence sans égal, la richesse maximale des débats de la 9e Commission.

Enfin, comme le dit très souvent M. le Maire, Bertrand DELANOË, Paris est aimée dans le monde quand Paris est ouverte au monde. Je vous remercie.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Madame BERTRAND, d'abord, je veux vous remercier de ce que vous avez dit sur la politique internationale de la Ville et d'y avoir associé les élus. Vous y avez pris votre part. Je ne regrette pas d'avoir proposé au début de cette deuxième mandature non pas une, mais deux présidences de commission à l'opposition, et vous avez, Madame, avec beaucoup de professionnalisme, de sérieux dans le travail et aussi d'honnêteté intellectuelle, présidé cette Commission. Quelquefois, j'ai pu vous emmener dans mes déplacements à l'étranger. J'ai été heureux de partager avec vous ces moments où nous tentions d'entretenir cet amour de Paris. L'objectivité avec laquelle vous avez exercé cette fonction et pris votre part pour ce rayonnement international de Paris mérite non seulement ma gratitude, mais la gratitude de Paris, je tenais à vous le dire. La parole est à M. Pierre SCHAPIRA.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Evidemment, c'est la dernière intervention au bout de 13 ans.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Non, il y en a une autre après.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Eh bien, à la demande générale, je recommencerai.

Je veux dire simplement que à ce que vous avez dit, le Maire a répondu. Je peux dire que pendant 13 ans, tous les projets de délibération, quasiment tous les projets de délibération internationaux ont été votés à l'unanimité, à l'exception de quelques-uns. Mais je voudrais aussi vous remercier, Madame, remercier tous les élus qui se sont intéressés aux questions internationales. Elles sont quelquefois complexes, elles sont importantes, mais sachez une chose : tout ce que nous avons fait, nous l'avons fait dans la transparence et la recherche de la plus grande efficacité. L'impact a été réel auprès des populations, notamment du Sud, et plusieurs centaines de milliers de personnes ont pu bénéficier de l'action de la Ville dans les pays du Sud (lutte contre le Sida en Afrique, accès à l'eau et à l'assainissement?), et je crois que l'on peut ressentir une grande fierté, pour moi évidemment, j'étais l'adjoint, mais pour nous tous ici réunis. Je vous en remercie et je remercie tous les services qui ont travaillé avec moi sur ces questions internationales.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup.

Merci beaucoup, Pierre, pour tout d'ailleurs, mais faites attention parce que tous les adjoints qui ont à prendre la parole, ce que je comprends parfaitement, ont tendance? On croyait qu'on serait en avance, on est en train de prendre du retard, mais je ne veux pas vous priver de ces moments d'authenticité qui sont tout à fait justifiés.

Alors, patientez jusqu'au bout ! Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DGRI 1. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2014, DGRI 1). Bravo. 2014 DGRI 2 - Acompte de subvention (290.000 euros) et avenant à convention avec La Maison de l'Europe de Paris (4e).

M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DGRI 2 relatif à un acompte de subvention à l'association la Maison de l'Europe de Paris. De nouveau, Madame BERTRAND ?

Mme Geneviève BERTRAND. - Merci, Monsieur le Maire. Même réflexion : c'est avec une grande satisfaction que je vois proposer une subvention pour la Maison de l'Europe, une subvention de fonctionnement et une subvention compensatrice de loyer pour l'année 2014 ; la subvention de fonctionnement à hauteur de 75 % qui va permettre à la Maison de l'Europe de continuer à travailler et Dieu sait si, cette année, c'est encore plus utile que jamais. J'ai deux réflexions. Je ne dirai jamais assez les louanges pour l'extraordinaire activité de la Maison de l'Europe tout au long de cette mandature sous la prestigieuse présidence de Mme LALUMIÈRE. Comme membre du conseil d'administration, je ne participerai pas au vote mais je suis, bien entendu, de c'ur avec la proposition. Deuxième remarque : je voulais faire connaître et mettre en lumière le bilan des actions européennes qui a été établi par la DGRI, le bilan 2008-2014, toujours en réponse à une question écrite, parce que j'avais à c'ur de montrer l'importance des actions qui ont été menées. Je dois dire que j'ai été sidérée à la lecture de ce rapport de voir l'importance de l'activité européenne de la Ville, non seulement de l'Exécutif mais de toutes les administrations. Je voulais dire mon total remerciement pour ce travail. Merci.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Chère Madame, j'apprécie d'autant plus que c'est un sujet sur lequel vous avez été particulièrement exigeante, et même parfois critique, pour nous stimuler.

D'ailleurs, c'est l'occasion de vous dire que je terminerai? Après Beyrouth la semaine dernière, je ferai mon dernier déplacement à l'étranger cette semaine à Berlin. Je crois que vous en percevez le sens et, peut-être, vous l'appréciez. Monsieur SCHAPIRA, vous avez la parole.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Je veux remercier la présidente mais, sur l'action européenne de la Ville de Paris, c'est vrai que ce n'est pas la priorité des conseillers en général, mais je suis très heureux que vous ayez posé cette question écrite et que l'on vous ait répondu sur l'action de la Ville de Paris en Europe (le Village de l'Europe, le Label Paris Europe, les partenariats avec des Villes européennes, l'échange de fonctionnaires et l'accueil de délégations...). Elle est évidemment très, très importante et je souhaite que, dans les mandatures suivantes, elle puisse augmenter car Paris est la ville européenne la plus connue dans le monde. Nous avons su tisser des liens importants avec la Commission européenne, notamment sur les questions de Développement. Nous avons été bien traités par la Commission européenne. Je vous confirme enfin que, comme pour votre question écrite sur le bilan européen de la Ville, vous recevrez une réponse écrite extrêmement complète à votre question écrite sur le bilan international de la Ville de Paris, d'ici le 30 mars. En tous les cas, je vous remercie de l'intérêt que vous avez porté à ces questions internationales et européennes.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup. Je mets aux voix le projet? Non, non, applaudissez d'abord ! Si je prive Pierre SCHAPIRA d'applaudissements ! Oui, il en a eu beaucoup tout à l'heure, ça va ! Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DGRI 2. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2014, DGRI 2). 2014 DICOM 3 - Convention pour l'exposition "Fusillés pour l'exemple - les fantômes de la république 1914-2014".

M. LE MAIRE DE PARIS. - Maintenant, nous examinons le projet de délibération DICOM 3 relatif à une convention pour l'exposition "Fusillés pour l'exemple - les fantômes de la république 1914-2014". Très brièvement, parce que, là, vous vous y mettez à deux : Mme Danielle FOURNIER et M. Sylvain GAREL. Je comprends que cela vous importe, mais... Bref !

Mme Danielle FOURNIER. - Monsieur le Maire, merci. Je voulais commencer par des remerciements, justement, pour avoir donné suite au v?u du groupe "Europe Ecologie - Les Verts" déposé en octobre 2008, qui demandait que soit organisée une exposition, une manifestation pour éclairer la question des mutins de 14-18 et les "fusillés pour l'exemple".

Permettez-moi de revenir rapidement sur le projet de délibération qui nous est proposé, qui est très intéressant, très clair, mais dont, cependant, je regrette qu'il ne mentionne à aucun moment, justement, notre v?u qui est à l'origine de la belle exposition, qui se tient d'ailleurs actuellement, jusqu'au 7 mars, à l'Hôtel de Ville. C'est un oubli que je souhaitais simplement corriger.

J'ai assisté, pour ma part, au colloque ouvert magistralement par le général BACH qui, depuis quinze ans, a lancé et conduit les recherches sur cette question. Ce colloque est venu compléter l'exposition que j'évoquais, qui porte ce titre très bien choisi "Fusillés pour l'exemple - les fantômes de la République 1914-2014" et qui fait partie, bien évidemment, des très nombreuses manifestations organisées à Paris au cours de cette année 2014, en souvenir de 1914.

En effet, cette exposition est vraiment très documentée. Sa scénographie est vraiment vivante, astucieuse et je crois qu'elle remplit pleinement son rôle pédagogique parce qu'elle nous invite à questionner notre capacité à construire une mémoire commune à partir d'éléments fondateurs de notre identité. Elle nous propose aussi des pistes pour revisiter, je dirais, le roman national et construire une mémoire partagée.

A ce titre, je tiens à saluer l'invitation qui a été faite aux artistes, aux familles, aux associations militantes, présentes aussi bien dans l'exposition que lors du colloque et qui nous montrent que, si personne n'a le monopole de la mémoire, ce qui compte, c'est justement le partage de cette mémoire et cette exposition y contribue magnifiquement.

Merci beaucoup.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup. La parole à M. Sylvain GAREL.

M. Sylvain GAREL. - Merci, Monsieur le Maire. Je m'associe, bien sûr, totalement aux propos de ma collègue et amie Danielle FOURNIER.

Je voulais simplement rajouter que cette exposition remarquable "Fusillés pour l'exemple" s'inscrit dans le cadre d'une commémoration plus importante de la Ville de Paris sur le Centenaire de la guerre de 14-18.

Je voulais souligner que cette approche était vraiment très intéressante et qu'elle correspondait bien à ce que nous souhaitions en tant qu'élus écologistes parce que non seulement il y a cette exposition mais il y aura des hommages à Jean Jaurès, une projection du film "Blanche Maupas", qui est une des veuves les plus célèbres d'un de ces "Fusillés pour l'exemple". Il y aura un colloque sur les mouvements pacifistes, des hommages aux soldats musulmans et aux soldats de l'Outre-mer, et aussi des colloques sur le syndicalisme à l'épreuve de la Première Guerre mondiale. Je trouve que l'ensemble fait sens et il est de bon ton en ce moment, dans beaucoup de médias, à l'extrême-Droite, parfois aussi à l'extrême-Gauche, de dire : "La Gauche, la Droite, c'est la même chose, tout cela se vaut". Là, on voit, par rapport à ces commémorations, que ce n'est pas la même chose et qu'il y a une approche de cette guerre qui fut absolument terrible pour notre continent et pour notre jeunesse. Je suis très fier de participer à une Majorité qui a organisé une telle rétrospective. Je vous remercie.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci. Mme Catherine VIEU-CHARIER qui remercie tous ceux qui l'ont aidée, et l'administration et les collaborateurs ! Non, mais je sais qu'elle le pense très fort. Je la connais bien aussi !

Mme Catherine VIEU-CHARIER, adjointe. - Cher Monsieur le Maire, comme vous savez résumer ma pensée ! Je remercie vraiment mes collègues parce que Sylvain et Danielle, vous avez vraiment résumé tout à fait ce que nous voulions faire pour commémorer cette guerre et, justement, expliquer aux générations et à la population combien ce sens est multiforme et combien il était important de revenir sur cet événement qui a quand même fracassé le 20e siècle. Cette exposition s'inscrit dans 30 grands événements qui vont être donnés tout au long de l'année. Je voudrais juste dire que l'exposition dont vous parlez, les "Fusillés pour l'exemple" sera prolongée, à la demande de Bertrand DELANOË, jusqu'au 22 mars et a déjà reçu 7.000 visiteurs, ce qui montre bien qu'elle rencontre son public. Avant de refermer ce dossier de mémoire pour cette mandature, je voudrais vraiment, bien sûr, comme tu l'as dit tout à l'heure? comme vous l'avez dit, Monsieur le Maire?

M. LE MAIRE DE PARIS. - Mais non, mais non : tu !

Mme Catherine VIEU-CHARIER, adjointe. - ? remercier les services, mes collègues adjoints, mais je voudrais particulièrement remercier Odette?

Je suis émue !

? qui m'a accompagnée dans mes premiers pas d'adjointe au Maire.

Merci, Odette.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Je ne veux pas rallonger en vous demandant de faire court, mais c'est vrai qu'il y a une magnifique cohérence entre les deux mandats - Odette CHRISTIENNE et Catherine VIEU-CHARIER. Je crois que pour l'âme de Paris, avoir le sens de l'Histoire, aimer l'Histoire, aimer la transmettre et être exigeant pour la vérité historique, comme le montre cette exposition que vous avez évoquée, ce sont des choses dont je suis fier, non pas pour moi, mais pour Paris. Parce que quand Paris est comme cela, c'est une grande et belle ville. Je vous remercie. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DICOM 3. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2014, DICOM 3). Adoption, par un vote global d'approbation de l'Assemblée, des projets de délibération n'ayant pas donné lieu à inscription.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Maintenant, mes chers collègues, je vous propose de vous prononcer, à main levée, par un vote global d'approbation sur les projets de délibération n'ayant pas fait l'objet d'une inscription. Ces projets de délibération sont donc adoptés et leur liste sera, selon l'usage, annexée au procès-verbal de la présente séance. Monsieur LEGARET, vous vouliez une explication.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Monsieur le Maire, nous vous ferons parvenir une grille des positions de vote de notre groupe pour les projets de délibération sur lesquels nous ne sommes pas inscrits mais que nous voterons et nous nous abstiendrons sur le reste.

M. LE MAIRE DE PARIS. - C'est tout à fait logique !

 

Février 2014
Débat
Conseil municipal
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