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125 - QOC 2000-530 Question de MM. Jean-Loup MORLÉ et Pierre GABORIAU à M. le Maire de Paris concernant la piscine Molitor (16e)


Libellé de la question :
"Le projet de réaménagement de la piscine Molitor (16e) adopté par le Conseil de Paris, pour cet équipement fermé depuis 1989, vient d'être rejeté par Mme TASCA, Ministre de la Culture et de la Communication, estimant que les travaux projetés ne respecteraient pas les contraintes imposées par l'inscription du bâtiment à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
Cette décision est d'autant plus inacceptable qu'elle reporte sine die la réouverture d'un équipement attendue tant par les habitants que par les élèves du quartier et les nombreuses associations sportives locales.
Après un premier échec en 1990, ce nouveau refus de l'Etat qui intervient alors même que les représentants du Ministère avaient fait part de leur accord de principe à chaque étape de l'avancement du nouveau projet, est inacceptable.
Quelle action M. le Maire de Paris compte-t-il mener pour obtenir que la piscine Molitor puisse être enfin rouverte et que les Parisiens puissent enfin bénéficier d'un équipement qui leur avait été promis de longue date ?"
Réponse (M. Dominique CANE, adjoint) :
"Comme l'ont rappelé MM. Jean-Loup MORLÉ et Pierre GABORIAU, les représentants du Ministère de la Culture avaient fait part de leur accord de principe sur le projet de réaménagement de la piscine Molitor, lors des différentes étapes de l'avancement de ce projet.
Le 3 août 2000, Mme TASCA, Ministre de la Culture et de la Communication, a informé le Maire de Paris de sa décision de refuser l'autorisation nécessaire à la délivrance du permis de démolir, déposé conformément au projet de réhabilitation partielle de la piscine et de réalisation d'un programme hôtelier complémentaire.
Pour pouvoir comprendre cette position en apparente contradiction avec les avis précédents et en tirer les conséquences, la Ville de Paris a demandé au Ministre de lui communiquer les avis récents qui fondent sa décision, notamment ceux du conservateur régional du patrimoine, de l'architecte en chef chargé d'une mission d'inspection générale des Monuments historiques, de l'architecte des Bâtiments de France et du directeur régional des Affaires culturelles de l'Ile-de-France.
Le refus de Mme TASCA remet en question la réalisation de l'ensemble du projet, et, en tout état de cause, entraînera un important retard dans son avancement, d'autant plus regrettable que, comme l'a montré la concertation menée auprès des riverains et des associations locales, la réalisation d'une nouvelle piscine est très attendue par les habitants du quartier, ainsi que pour l'accueil des élèves et des associations sportives. Le Maire de Paris souhaite que cet équipement puisse se réaliser.
Toutefois, en l'absence de réponse à la demande formulée auprès de Mme la Ministre, il n'est malheureusement pas possible d'apporter aujourd'hui une réponse à la question du devenir de cet ensemble immobilier."

Septembre 2000
Débat
Conseil municipal
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